Après un nul héroïque face au Brésil, les Lions de l’Atlas ont décroché leur première victoire au Mondial 2026 en battant l’Écosse (1-0) à Foxborough, prenant seuls la tête du Groupe C.
Ce samedi 20 juin 2026, la ferveur marocaine a embrasé le stade de Foxborough aux États-Unis, où l’équipe nationale du Maroc a signé un succès capital face à l’Écosse (1-0) lors de la deuxième journée de la phase de poules de la Coupe du monde. Sous la houlette du sélectionneur Mohamed Ouahbi, les Lions de l’Atlas ont fait sauter le verrou britannique dès les premières secondes grâce à un chef-d’œuvre de leur nouveau prodige, Ismael Saibari. Cette victoire s’avère d’une importance capitale : en s’emparant seuls des commandes de la poule C avec 4 points au compteur, les demi-finalistes du Mondial 2022 confirment leur statut de géants du football international, surmontent les tempêtes extrasportives et font un pas de géant vers la qualification pour les seizièmes de finale avant leur ultime confrontation face à Haïti.
L’éclair de génie de Saibari et Diaz : Le duo magique frappe encore dès la 2e minute
Pourtant, la mission s’annonçait tactiquement périlleuse pour les Marocains. Face à une équipe d’Écosse ultra-disciplinée, réputée pour son bloc défensif compact et sa capacité à priver l’adversaire d’espaces, Mohamed Ouahbi avait prévenu ses hommes du danger de sous-estimer un tel rival. Mais le plan écossais a volé en éclats après seulement 120 secondes de jeu. Sur une ouverture lumineuse et en profondeur de Brahim Diaz, Ismael Saibari a déclenché une demi-volée foudroyante qui s’est logée directement dans la lucarne opposée, faisant chavirer de bonheur les milliers de supporters vêtus de rouge et de vert massés dans les tribunes.
Déjà buteur d’un superbe ballon piqué lors du match nul initial contre le Brésil (1-1) sur une offrande du même Brahim Diaz, Saibari s’impose définitivement comme la grande révélation marocaine de ce Mondial 2026. Né en Espagne, le milieu de terrain n’avait pas participé à l’épopée mythique de 2012 au Qatar puisqu’il n’avait pas encore choisi la sélection marocaine. International depuis 2023, vainqueur de la CAN U23 et lancé en équipe A par Walid Regragui, il explose aujourd’hui aux yeux du monde sous les ordres de Ouahbi, apportant la créativité et le réalisme qui faisaient parfois défaut aux Lions.
Une pluie d’occasions et deux transversales : Les Lions de l’Atlas ont manqué le break
Si le score final reste étriqué, la domination marocaine a pourtant été totale durant la majeure partie de la rencontre. Multipliant les vagues offensives, les Lions de l’Atlas ont eu d’innombrables opportunités de se mettre définitivement à l’abri. À la 30e minute, El-Aynaoui a vu sa tentative frôler le montant supérieur des cages écossaises, avant que le maître à jouer Bilal El-Khannouss ne rate de peu sa reprise du pied droit, puis ne trouve la barre transversale en seconde période.
Au retour des vestiaires, l’Écosse a tenté de réagir en imposant un jeu beaucoup plus vertical et physique. Solides sur leurs appuis, les Marocains ont plié sans jamais rompre. À la 51e minute, Saibari a bien failli s’offrir un doublé historique, mais sa lourde frappe, déviée par le défenseur écossais Hendry, est venue s’écraser pour la seconde fois du match sur la transversale du gardien Gunn. Dans les ultimes secondes des arrêts de jeu, le remplaçant Amaimouni a fait passer un dernier frisson dans le stade sur un tir enroulé qui a flirté avec le poteau, scellant cette victoire tactique et ô combien précieuse.

L’union sacrée autour d’Achraf Hakimi : Un capitaine exemplaire sur le terrain
Cette victoire acquise de haute lutte revêt également une dimension mentale extraordinaire pour le vestiaire marocain. Les Lions de l’Atlas devaient composer avec une actualité extrasportive lourde, suite à la confirmation par la justice française, le vendredi 19 juin, du renvoi en procès pour viol de leur capitaine vedette, Achraf Hakimi. Loin d’être déstabilisé par la tempête médiatique, le latéral droit du PSG a livré une prestation de classe mondiale à Foxborough, jouant son rôle de leader à la perfection.
En conférence de presse d’après-match, le sélectionneur Mohamed Ouahbi s’est montré d’une sérénité absolue face aux questions des journalistes. Il a balayé les doutes en affirmant que l’ensemble du groupe et les 44 millions de Marocains faisaient bloc derrière leur capitaine. Ouahbi a salué l’impact d’Hakimi, soulignant qu’il avait été le grand motivateur des troupes dans les vestiaires, transformant la pression en une incroyable énergie collective sur la pelouse.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juin 2026, la victoire du Maroc contre l’Écosse est capitale car elle prouve que le statut de demi-finaliste mondial acquis au Qatar en 2022 n’était pas un exploit sans lendemain, mais le début d’une ère de domination pour le football marocain. En tenant tête au Brésil puis en dominant tactiquement une équipe européenne rugueuse, les Lions de l’Atlas démontrent une maturité collective impressionnante.
Se hisser à la tête du groupe C est un enjeu de fierté nationale et de suprématie sportive absolue pour le football africain. Malgré la pression judiciaire entourant leur capitaine Achraf Hakimi, l’équipe a su faire preuve d’une résilience mentale hors du commun pour rester focalisée sur le terrain. C’est le signal fort d’une sélection unie, sereine et redoutablement coachée par Mohamed Ouahbi, qui progresse de match en match et s’affirme comme l’un des outsiders les plus redoutés de cette Coupe du Monde 2026.
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Cap sur les seizièmes de finale : Le Maroc peut-il viser le titre mondial en 2026 ?
Le coup de sifflet final à Foxborough libère une vague d’émotion intense et une immense fierté populaire à travers tout le royaume chérifien et sa diaspora, unie derrière les exploits de ses héros. Voir cette équipe contrôler le tempo d’un match de Coupe du monde avec autant de calme et de maîtrise technique confirme que le football marocain a changé de dimension. L’intégration réussie de talents comme Saibari et Diaz offre à Mohamed Ouahbi des options tactiques illimitées pour la suite de la compétition.
Cependant, alors que la qualification pour les seizièmes de finale est désormais à portée de main, le sélectionneur prendra-t-il le risque de faire tourner son effectif lors du troisième match de poule contre Haïti ? Les Lions de l’Atlas parviendront-ils à conserver cette imperméabilité défensive face aux futurs ogres des phases à élimination directe ? Le débat est passionnant, la ferveur est totale à travers le Maroc, et la projection vers un nouveau parcours historique pour décrocher la toute première étoile mondiale de l’Afrique est résolument en marche.



