Après une première période frôlant le chaos à Houston, la sélection marocaine a renversé les Canucks (3-0) grâce au génie de son milieu de terrain, Azzedine Ounahi et valide son billet pour le top 8 mondial.
Ce samedi 4 juillet 2026, l’équipe nationale du Maroc a surmonté une adversité spectaculaire à Houston en éliminant le Canada (3-0) lors des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, propulsant le royaume chérifien en quarts de finale pour la deuxième fois consécutive de son histoire. Longtemps pris à la gorge par l’intensité physique des hommes de Jesse Marsch et privés dès la 22e minute de leur attaquant vedette Ismaïla Saibari sorti sur blessure, les Lions de l’Atlas ont fait parler leur expérience internationale au retour des vestiaires grâce à un plat du pied chirurgical d’Azzedine Ounahi (58e) sur une combinaison malicieuse d’Achraf Hakimi, avant que l’ancien Marseillais ne s’offre un doublé salvateur à la 82e minute, suivi d’un ultime coup de grâce de Soufiane Rahimi dans les arrêts de jeu (90+8e). Ce triomphe tactique s’avère d’une importance capitale : en éliminant l’un des pays coorganisateurs du tournoi, la formation dirigée par Mohamed Ouahbi assume son statut de favori, préserve le dernier espoir du football africain dans ce Mondial et se prépare à un choc de titans face au vainqueur du duel France-Paraguay, ouvrant la voie à une revanche mémorable contre les Bleus.
La furie des Canucks à Houston et le sauvetage miraculeux du natif de Montréal Yassine Bounou
Le public de Houston a assisté aux pires quarante-cinq minutes du Maroc dans cette Coupe du monde. Sans aucun complexe, la sélection canadienne a imposé un pressing tout terrain étouffant, acculant les demi-finalistes de 2022 dans leur propre moitié de terrain. L’alerte maximale est survenue dès la 10e minute de jeu lorsque l’attaquant Tani Oluwaseyi s’est présenté seul face à Yassine Bounou. Né à Montréal, le rempart marocain a remporté un face-à-face monumental, sauvant les siens d’une douche froide face à la furie rouge.
Incapables de déployer leur jeu, minés par les doutes et la frustration matérialisée par un carton jaune précoce du capitaine Achraf Hakimi, les Marocains ont subi un coup dur supplémentaire. Le jeune Ismaïla Saibari, nouveau joyau du Bayern Munich et auteur de trois buts dans la compétition, a été contraint d’abandonner ses partenaires sur blessure, remplacé par Soufiane Rahimi à la 22e minute. C’est donc avec une tête pleine d’interrogations et un bloc au bord de la rupture que les Lions ont regagné les vestiaires à la pause.

L’inspiration d’Achraf Hakimi et la délivrance signée Azzedine Ounahi
Le destin de la partie a basculé à la 58e minute sur un coup de génie tactique. Profitant d’un coup franc astucieusement joué en retrait, Achraf Hakimi a glissé le cuir à l’entrée de la surface de réparation vers Azzedine Ounahi. D’une lucidité absolue, le milieu de terrain a déclenché une reprise du plat du pied imparable pour Maxime Crépeau, douchant instantanément le confort canadien (1-0). Obligés de se découvrir pour arracher l’égalisation, les coéquipiers de Jonathan David ont alors buté sur la maîtrise technique marocaine.
Le break définitif s’est dessiné à la 82e minute au terme d’un contre éclair mené par Brahim Díaz. Le maître à jouer du Real Madrid a fixé toute la défense canadienne avant de servir Ounahi sur un plateau pour le magnifique doublé de la délivrance (2-0). Totalement KO, le Canada a frôlé la correctionnelle sur une tête de Soufiane Rahimi échouant sur la transversale (84e), avant que ce dernier ne vienne punir définitivement les locaux au bout du temps additionnel (90+8e, 3-0), parachevant une fin de match idyllique.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce samedi 4 juillet 2026, la qualification éclatante du Maroc pour les quarts de finale est capitale car elle confirme la pérennité du football marocain au sommet de la hiérarchie mondiale. Réussir à s’extirper d’un tel traquenard physique face au pays hôte, tout en gérant la perte précoce d’un joueur clé comme Saibari, démontre la maturité tactique exceptionnelle d’un groupe qui ne panique plus dans les moments de haute tension.
Valider ce billet pour le top 8 est un enjeu d’attractivité sportive, de soft power diplomatique et de fierté nationale absolue pour le Maroc pour l’horizon 2026-2031. Alors que toutes les autres puissances africaines ont sombré lors des seizièmes de finale, les Lions de l’Atlas portent désormais l’intégralité des espoirs du continent noir. C’est le signal fort que la place du Maroc dans le dernier carré en 2022 n’était pas un accident de l’histoire, mais le résultat d’un modèle structurel d’élite, capable de rivaliser d’égal à égal avec les géants d’Europe et d’Amérique du Sud.
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Vers une revanche historique contre la France : Les Lions de l’Atlas peuvent-ils réécrire l’histoire ?
Le triomphe final à Houston et les scènes de liesse populaire qui embrasent actuellement Casablanca, Rabat et les quartiers connectés de la diaspora marocaine suscitent une immense vague d’émotion collective et une immense fierté, unissant les cœurs derrière la quête d’une première étoile historique. Cette qualification projette le football chérifien vers une épopée fantastique pour les jours à venir, effaçant les doutes de la première mi-temps pour laisser place à une projection héroïque. Le Maroc est en quarts, et le monde entier retient son souffle.
Dès lors, face à la perspective d’une revanche légendaire contre l’équipe de France — qui avait brisé le rêve marocain en demi-finale il y a quatre ans —, les hommes de Mohamed Ouahbi parviendront-ils à récupérer de leurs efforts d’ici le prochain match ? La blessure musculaire d’Ismaïla Saibari privera-t-elle durablement la sélection d’un atout maître pour la suite de la compétition, ou Soufiane Rahimi saura-t-il endosser le costume de sauveur ? Le débat tactique enflamme déjà les réseaux sociaux, la ferveur des supporters africains est à son paroxysme, et l’analyse du futur quart de finale promet de captiver la planète entière.



