Portée par le succès des conventions d’établissement gouvernementales, la société Induco fait tourner ses lignes de production à Massissia avec 700 salariés et s’impose comme le modèle de la substitution aux importations au Congo.
Ce vendredi 3 juillet 2026, une délégation officielle de la Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget (Ecofin) de l’Assemblée nationale, conduite par son premier vice-président Marien Mobondzo Endzonga, a mené une visite d’inspection et de contrôle stratégique au sein des installations de la société Industrie du Congo (Induco), implantée à Massissia dans le 8e arrondissement de Brazzaville (Madibou), afin de valider la conformité des exonérations fiscales accordées par l’État. Opérationnelle depuis 2021 et dirigée par son directeur général Fouad El-Sahely, cette usine diversifiée emploie aujourd’hui près de 700 personnes et produit localement une large gamme d’articles allant des matelas aux détergents en passant par les chaussures et la tuyauterie. Cette mission parlementaire revêt une importance capitale : face aux pannes chroniques d’électricité qui freinent la croissance de l’usine, les députés ont officiellement promis d’intégrer de nouvelles mesures incitatives dans la prochaine loi de finances pour subventionner l’importation de panneaux solaires photovoltaïques, créant ainsi un précédent fiscal majeur pour réduire les coûts de production industriels et préparer le tissu économique national aux exigences hautement compétitives de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
L’audit réussi des conventions d’établissement et le pari gagnant de la substitution aux importations
Après huit mois d’enquêtes sur le terrain pour évaluer l’impact des avantages fiscaux accordés dans les lois de finances antérieures, la Commission Ecofin a exprimé une vive satisfaction face à la réalité industrielle d’Induco. Loin d’être une coquille vide, l’usine de Madibou démontre que l’accompagnement de l’État génère des investissements concrets et des centaines d’emplois durables pour les hommes et les femmes de la capitale. La diversité des articles ménagers, emballages et peintures fabriqués à Massissia inonde déjà positivement le marché de consommation congolais.
Pour le chef de la délégation, Marien Mobondzo Endzonga, le cas d’Induco valide la pertinence de la stratégie nationale de substitution aux importations. L’objectif du Parlement est désormais d’ajuster le cadre réglementaire pour protéger ces chaînes de valeur locales. En allégeant la dépendance du pays vis-à-vis des produits manufacturés étrangers, les autorités consolident la réserve de devises et renforcent l’autonomie économique de la République du Congo pour la période 2026-2031.

Le virage vers l’énergie solaire : L’Assemblée s’engage à casser les coûts des panneaux photovoltaïques
Malgré cette réussite évidente, le directeur général Fouad El-Sahely a rappelé les obstacles énergétiques majeurs qui limitent l’expansion de son entreprise. Dépendante des réseaux électriques de l’E²C et contrainte d’utiliser des groupes électrogènes gourmands en gasoil au coût prohibitif, Induco a sollicité l’appui des institutions pour basculer vers une solution alternative durable. Un partenaire privé a déjà proposé l’installation d’un parc de panneaux solaires photovoltaïques à Massissia.
Saisissant cette opportunité de transition verte, l’Assemblée nationale s’est engagée à étudier des allègements douaniers spécifiques. L’objectif est d’abaisser drastiquement les coûts d’importation des équipements solaires afin de proposer une énergie alternative à bas coût pour les industriels. Cette démarche novatrice vise à propulser le Congo du statut d’éternel importateur à celui de puissance industrielle exportatrice, prête à conquérir les marchés d’Afrique centrale.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, le succès industriel d’Induco et l’engagement de l’Assemblée nationale en faveur du solaire photovoltaïque sont capitaux car ils matérialisent le passage du Congo d’une économie de rente à une économie de production réelle. Laisser nos rares usines locales s’asphyxier sous le coût du gasoil et les coupures de courant constituerait une faille stratégique majeure qui condamnerait le pays à l’impuissance face à l’ouverture totale des frontières de la ZLECAF.
Soutenir cette transition énergétique par des réformes fiscales est un enjeu d’attractivité macroéconomique, de compétitivité industrielle et de souveraineté énergétique absolue pour le bassin du Congo d’ici 2031. En démontrant que la loi de finances peut s’adapter en temps réel aux besoins des investisseurs comme Fouad El-Sahely, le Parlement envoie un signal fort aux capitaux internationaux. C’est la preuve que le Congo se dote des outils juridiques et infrastructurels indispensables pour bâtir un capitalisme industriel endogène, capable de valoriser la main-d’œuvre locale et de générer une croissance durable déconnectée des fluctuations pétrolières.
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L’avenir industriel du Congo : Le pari du solaire photovoltaïque sera-t-il tenu d’ici la fin de l’année ?
L’image de nos députés arpentant les ateliers modernes d’Induco à Madibou, au milieu des machines en pleine activité et des centaines d’ouvriers congolais fiers de leur savoir-faire, suscite une profonde émotion et une vague d’optimisme légitime à travers Brazzaville, heureuse de voir le « Made in Congo » devenir une réalité tangible. Cette visite parlementaire projette le secteur manufacturier national vers des sommets prometteurs pour l’horizon 2026-2031, installant durablement la culture de l’excellence productive. La volonté politique est affirmée, mais le réalisme économique ouvre un grand débat.
Dès lors, face à l’urgence énergétique des industriels, le Parlement parviendra-t-il à voter l’exonération totale des taxes douanières sur le matériel solaire dès la session budgétaire de la fin de l’année 2026 ? Les autres structures patronales du pays sauront-elles imiter le modèle de diversification d’Induco pour saturer le marché local, ou la concurrence des produits importés à bas prix étouffera-t-elle cet élan ? Le débat sur l’industrialisation nationale est totalement ouvert, la ferveur des ouvriers pour la pérennité de leurs emplois est immense, et la métamorphose de la zone industrielle de Madibou promet de captiver toute la sous-région.



