À quelques mois des élections municipales de 2026, le Congrès national africain (ANC) fait face à une crise politique interne majeure, miné par la montée fulgurante des contestations xénophobes et les ambitions électorales de Jacob Zuma.
Ce dimanche 5 juillet 2026, le secrétaire général du Congrès national africain (ANC), Fikile Mbalula, a officiellement exprimé les vives inquiétudes du parti au pouvoir face à l’essor spectaculaire de « March and March », un nouveau mouvement anti-immigration radical dont la forte capacité de mobilisation populaire ébranle les bases électorales de la formation de Nelson Mandela à l’approche des élections municipales. Cette déstabilisation politique s’avère d’une importance capitale : alors que l’ANC subit un déclin structurel de son électorat depuis quinze ans, cette poussée xénophobe est immédiatement instrumentalisée par l’ancien président Jacob Zuma et son nouveau parti, le MK (uMkhonto weSizwe), menaçant de transformer le mécontentement social de la rue en un vote sanction qui pourrait faire perdre à la majorité présidentielle le contrôle des grandes métropoles sud-africaines.
L’essor fulgurant de « March and March » : La panique s’empare de la direction de l’ANC
Né il y a seulement quelques mois, le mouvement anti-immigration « March and March » est parvenu à imposer son tempo à l’agenda politique sud-africain. En multipliant les manifestations à forte visibilité, le groupe accentue la pression sur le gouvernement, contenant l’exécutif à durcir sa législation migratoire. C’est précisément cette capacité à canaliser la colère populaire en un temps record qui alerte les hauts dirigeants du parti au pouvoir.
Le secrétaire général Fikile Mbalula n’a pas caché sa préoccupation en reconnaissant que la base militante de l’ANC pourrait être séduite par ce discours populiste. Face aux difficultés économiques, la tentation est grande pour la population d’imputer la responsabilité de la crise de l’emploi et des services publics à la gestion gouvernementale. Les cortèges parés de pancartes anti-ANC témoignent d’une défiance croissante qui fragilise l’unité du parti majoritaire.
La stratégie opportuniste de Jacob Zuma et le paradoxe des urnes face à la rue
Pour aggraver la situation de l’ANC, l’ancien président Jacob Zuma, désormais à la tête de sa propre formation politique, le MK, surfe habilement sur cette vague de contestation. En adoptant une rhétorique nationaliste et anti-immigration, Zuma tente de récupérer les voix des déçus de l’ANC pour consolider son ancrage électoral. Cette scission interne rend la bataille pour les municipalités particulièrement incertaine et explosive.
Toutefois, les analystes politiques invitent à la prudence quant à la traduction concrète de cette agitation de rue dans le secret des urnes. L’expert Sandile Swana rappelle qu’il convient de distinguer la propagande spectaculaire des trottoirs de la réalité électorale, citant l’exemple de l’EFF de Julius Malema, capable de remplir des stades entiers sans que cela ne se traduise par une victoire électorale majeure face à l’ANC. Pour survivre, le parti au pouvoir devra ajuster sa stratégie de terrain plutôt que de céder à la panique médiatique.

💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, la déstabilisation de l’ANC par cette nouvelle poussée xénophobe est capitale car elle ébranle les fondements démocratiques de la nation Arc-en-ciel. Laisser des mouvements populistes comme « March and March » dicter l’agenda sécuritaire et migratoire de la première puissance industrielle du continent constitue une menace directe pour l’intégration régionale et la stabilité de la zone SADC.
Résoudre cette crise de confiance est un enjeu d’attractivité macroéconomique, de cohésion sociale et de leadership continental absolu pour l’Afrique du Sud pour la période 2026-2031. En instrumentalisant le rejet de l’étranger pour masquer les défaillances de la gouvernance locale, les acteurs politiques risquent d’allumer un incendie social incontrôlable. C’est le signal fort que l’ANC doit impérativement abandonner sa posture défensive pour proposer des réformes économiques structurelles majeures, sous peine de voir le précieux héritage politique de Nelson Mandela définitivement balayé par les urnes.
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L’avenir de la Nation Arc-en-ciel : Vers un basculement politique irréversible ?
L’image de ces cortèges de citoyens en colère brandissant des slogans hostiles au parti de la libération suscite une profonde inquiétude et une vive émotion collective à travers toute l’Afrique du Sud, meurtrie par le souvenir des violences passées et hantée par le spectre des divisions. Cette crise de représentativité projette le pays vers un horizon politique incertain pour la période 2026-2031, où les équilibres post-apartheid vacillent sous les coups de boutoir du populisme. Le paysage politique se fragmente, mais le grand choix démocratique reste à faire.
Dès lors, face à la pression exercée par « March and March », l’ANC parviendra-t-il à reconquérir le cœur de sa base populaire d’ici l’ouverture des bureaux de vote à la fin de l’année 2026 ? Les manœuvres opportunistes de Jacob Zuma et du MK suffiront-elles à provoquer une alternance politique dans les grandes mairies, ou le parti de Nelson Mandela saura-t-il faire preuve d’un sursaut républicain pour préserver l’unité nationale ? Le débat est totalement ouvert au sein de la société civile, la tension électorale est à son paroxysme, et le destin de la démocratie sud-africaine s’annonce comme le feuilleton politique le plus décisif de l’année.



