Ce lundi 20 juillet 2026, la diplomatie sénégalaise a opéré un tournant spectaculaire à la suite de l’audience accordée trois jours plus tôt, le 17 juillet, à l’ancien président Macky Sall au palais de la République. Par un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, le président Bassirou Diomaye Faye a ordonné à l’ensemble du réseau diplomatique national de se mobiliser activement pour promouvoir le dossier de son prédécesseur auprès des États membres des Nations unies. Cette décision capitale intervient à un moment charnière pour le continent : elle réinsère le Sénégal au cœur de la course au leadership mondial, mais elle enflamme immédiatement le débat politique interne en révélant les recompositions d’alliances à Dakar et en rouvrant les blessures des violences politiques des années 2021-2024.
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Un revirement diplomatique spectaculaire : Comment Macky Sall a obtenu le soutien officiel de Dakar
L’officialisation de l’aval de Dakar constitue une victoire stratégique décisive pour Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal pendant douze ans (2012-2024). Jusqu’ici, sa candidature portée initialement par le Burundi restait grandement fragilisée. En mars dernier, une vingtaine de pays de l’Union africaine, dont le Sénégal sous la conduite du nouveau pouvoir, avaient exprimé de vifs doutes. Sans le portage institutionnel de son propre pays d’origine, l’ex-chef d’État risquait l’élimination face à des concurrents internationaux de premier plan, à l’image de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet ou du directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi.
En ordonnant la mobilisation générale de ses ambassadeurs et en appelant les « forces vives de la Nation » à faire bloc derrière cette candidature, Bassirou Diomaye Faye lève toute ambiguïté diplomatique. Ce soutien réaffirme le poids du Sénégal sur la scène internationale et offre à Macky Sall l’argument de légitimité nationale indispensable pour rivaliser au sommet de l’échiquier politique mondial.
Calcul politique et guerre des coalitions : Les vrais motifs de l’alliance Diomaye Faye – Macky Sall
Derrière cette décision hautement symbolique, de nombreux analystes et politologues décèlent un calcul de realpolitikparticulièrement affûté de la part du président Bassirou Diomaye Faye. À l’approche du lancement imminent de sa propre formation politique et dans la perspective des prochaines échéances électorales (locales en 2027 et présidentielle en 2029), le chef de l’État cherche à se constituer un appareil politique robuste. La rupture étant désormais consommée avec le Pastef d’Ousmane Sonko, se rapprocher de l’Alliance pour la République (APR) de Macky Sall permettrait de poser les jalons d’une future coalition gouvernementale.
Pour d’autres observateurs du think tank Wathi, ce portage diplomatique répondrait également à une volonté de propulser Macky Sall dans les hautes sphères internationales afin de l’éloigner durablement des joutes politiques locales. Toutefois, la visite express de l’ancien président à Dakar a déjà réactivé ses réseaux militants, laissant présager un retour d’influence plus direct que prévu dans le jeu politique sénégalais.

POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, l’officialisation du soutien du Sénégal à la candidature de Macky Sall pour le secrétariat général de l’ONU est capitale car elle redéfinit les équilibres diplomatiques africains et la scène politique interne de Dakar. Analyser ce geste comme une simple courtoisie d’État serait une erreur de lecture géopolitique majeure : sans l’aval de son pays d’origine, l’ex-président était virtuellement hors-jeu face à des figures internationales comme Michelle Bachelet ou Rafael Grossi.
Bâtir des coalitions durables et gérer le passif des répressions politiques sont des enjeux de stabilité institutionnelle, de justice nationale et de crédibilité internationale absolus pour la période 2026-2031. Si le président Bassirou Diomaye Faye parvient à utiliser ce levier diplomatique d’ici la fin de l’année 2026 pour consolider sa majorité sans se couper de sa base populaire, le Sénégal montrera sa capacité à manier la realpolitik, mais au risque d’ouvrir une fissure morale profonde avec les familles des victimes.
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L’avenir diplomatique du Sénégal d’ici 2031 : Entre prestige international et fracture démocratique interne
Le choix audacieux du président Bassirou Diomaye Faye en ce mois de juillet 2026, prêt à affronter la colère d’une partie de son électorat pour repositionner le Sénégal au sommet de la gouvernance mondiale tout en redessinant ses alliances à Dakar, démontre que la politique étrangère reste un puissant instrument de pouvoir interne. Ce soutien officiel à Macky Sall projette la diplomatie sénégalaise vers un horizon de défis majeurs pour la période 2026-2031, plaçant le pays au centre des attentions de l’Assemblée générale des Nations unies. Les réseaux ambassadeurs sont mobilisés et les arguments de campagne sont aiguisés, mais la capacité réelle de Macky Sall à s’imposer à New York tout en apaisant les tensions politiques dans son pays d’origine ouvre un débat d’une intensité rare.
Dès lors, face à cette contestation grandissante des collectifs de victimes, le gouvernement parviendra-t-il d’ici la fin de l’année 2026 à préserver la paix sociale à Dakar tout en battant campagne dans les chancelleries mondiales ? Ce pacte de pragmatisme entre Diomaye Faye et l’APR résistera-t-il aux futures joutes électorales locales avant la fin de la décennie ? Le débat sur la mémoire, la justice et la realpolitik est totalement ouvert à Dakar, les dés sont jetés, et la course vers le secrétariat général de l’ONU va continuer de retenir toute notre attention.



