L’obscurité et les pannes chroniques ne sont plus qu’un mauvais souvenir pour la capitale du Congo-Oubangui. Le chef de l’État a officiellement mis en service le nouveau réseau électrique de Mossaka, propulsant la cuvette congolaise dans une ère de modernisation industrielle sans précédent.
Ce vendredi 17 juillet 2026, à Mossaka, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a présidé la mise en service officielle du nouveau réseau électrique interconnecté de la communauté urbaine, marquant l’intégration définitive du chef-lieu du département de Congo-Oubangui au réseau électrique national. Cet événement infrastructurel majeur s’avère d’une importance géoéconomique et sociale capitale pour la nation : en remplaçant un vieux groupe électrogène obsolète par une alimentation haute tension continue et stable, le gouvernement congolais concrétise les ambitions du Pacte national énergétique de 2025, libère le potentiel économique de cette ville fluviale stratégique et lance officiellement la grande transition vers l’objectif national de 5 000 MW d’ici 2035.
La fin du calvaire des groupes électrogènes : Une alimentation continue haute tension pour Mossaka
Jusqu’à ce jour historique, la communauté urbaine de Mossaka vivait au rythme des rationnements et des coupures intempestives. La localité dépendait exclusivement d’un groupe électrogène municipal à la capacité largement dépassée par la croissance démographique et commerciale. Cette dépendance au carburant entraînait non seulement des coûts d’exploitation abyssaux pour la commune, mais paralysait également les services publics, les centres de santé et les initiatives privées.
L’inauguration de ce vendredi change radicalement la donne. Grâce à la construction d’un poste haute tension de dernière génération et au déploiement de nouvelles infrastructures de transport, Mossaka est désormais directement raccordée au réseau national interconnecté. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, s’est félicité de ce pas de géant, affirmant que « la ville de Mossaka écrit une nouvelle page de son histoire » grâce à cet acte structurant et porteur d’espoir pour toutes les populations de la région.
Pacte énergétique 2030 et projet « Électricité pour tous » : L’ambition XXL de la transition congolaise
Ce raccordement réussi n’est que la partie émergée d’une stratégie globale de transformation énergétique adoptée en Conseil des ministres en septembre 2025. Le Pacte national énergétique fixe des objectifs extrêmement clairs pour le pays : atteindre un taux d’accès à l’électricité de 90 % en milieu urbain et de 50 % en milieu rural pour toutes les localités de plus de 1 000 habitants d’ici à 2030. Pour y parvenir, le programme s’appuie sur la construction de microcentrales hydroélectriques et le déploiement massif de systèmes solaires photovoltaïques dans 198 localités, avec le soutien actif de partenaires internationaux.
À plus long terme, l’horizon 2035 se dessine à travers le projet présidentiel « Électricité pour tous », qui vise à désenclaver 453 localités supplémentaires, dont 393 en zone rurale. Pour soutenir cette massification de la demande, la République du Congo s’apprête à opérer un véritable bond de géant industriel. La capacité de production électrique nationale va littéralement exploser, passant de près de 763 MW actuellement à plus de 5 000 MW. Cette augmentation phénoménale sera portée par la construction de nouveaux barrages hydroélectriques d’envergure, le développement de méga-centrales solaires et la modernisation complète des lignes de transport à travers tout le territoire.

POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, le raccordement de Mossaka au réseau électrique national est capital car il démontre que la décentralisation industrielle de la République du Congo passe impérativement par la fin de la fracture énergétique entre Brazzaville et l’arrière-pays. Penser que le département du Congo-Oubangui peut développer ses industries de pêche, de commerce fluvial et d’agro-industrie en restant dépendant de groupes électrogènes thermiques coûteux et polluants était une hérésie économique totale.
Réussir la transition vers les 5 000 MW est un enjeu de souveraineté industrielle, d’attractivité économique et de justice sociale absolue pour la période 2026-2035. En connectant Mossaka, le gouvernement de Denis Sassou Nguesso prouve que le Pacte énergétique de 2025 n’est pas un énième document bureaucratique, mais une feuille de route opérationnelle. Si l’État parvient à maintenir le rythme de ses investissements dans le solaire et l’hydroélectricité d’ici la fin de l’année 2026, le Congo se dotera enfin de l’infrastructure lourde nécessaire pour alimenter ses start-ups, moderniser ses hôpitaux ruraux et s’imposer comme le premier hub énergétique d’Afrique centrale.
Le Congo-Oubangui à l’aube d’un boom économique : Progrès historique ou défi de gestion des infrastructures ?
La liesse populaire et l’immense soulagement des habitants de Mossaka, venus par milliers célébrer l’arrivée de la lumière continue aux côtés du chef de l’État, suscitent une vive émotion et une grande fierté à travers tout le pays, rappelant que l’accès à l’énergie est le socle inaliénable de la dignité humaine et de l’égalité des chances. Ce grand virage infrastructurel de juillet 2026 projette le département du Congo-Oubangui vers des perspectives d’expansion exceptionnelles d’ici 2031, installant l’électricité comme le moteur principal de l’émergence rurale. Le poste haute tension est opérationnel et les réseaux sont sous tension, mais la capacité de la société de distribution à assurer la maintenance de ces équipements délicats sans interruptions techniques majeures ouvre un magnifique débat d’avenir.
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Dès lors, face aux ambitions colossales du projet « Électricité pour tous », le ministère de l’Énergie parviendra-t-il d’ici la fin de l’année 2026 à sécuriser les financements internationaux nécessaires pour lancer les chantiers des grands barrages hydroélectriques et atteindre l’objectif des 5 000 MW ? Les PME et les artisans de Mossaka sauront-ils s’approprier immédiatement cette énergie stable pour moderniser la chaîne de froid de la pêche locale et inonder les marchés nationaux, ou les faiblesses de la gouvernance locale freineront-elles ce bel élan ? Le débat sur notre avenir industriel et la transition écologique est totalement ouvert, l’enthousiasme de nos entrepreneurs est à son comble, et la suite de ce grand déploiement va continuer de retenir toute notre attention.



