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Le retour surprise de Macky Sall à Dakar pour arracher un accord historique à Bassirou Diomaye Faye

Gildas Malogna Par Gildas Malogna
17/07 02:05
dans Actualité, International, Politique internationale
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Le retour surprise de Macky Sall à Dakar pour arracher un accord historique à Bassirou Diomaye Faye
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Pour la première fois depuis son départ en exil en avril 2024, l’ancien président Macky Sall effectue ce vendredi 17 juillet 2026 une visite éclair de trois heures à Dakar. Son but : obtenir le parrainage officiel de son successeur pour prendre la tête de l’ONU, au risque d’embraser la société civile.

Ce vendredi 17 juillet 2026, l’ancien président sénégalais Macky Sall est attendu à Dakar pour une visite officielle ultra-rapide de trois heures afin de solliciter le soutien diplomatique de son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye, à sa candidature pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Ce face-à-face inattendu s’avère d’une importance politique, nationale et géopolitique capitale : d’un côté, il s’agit du tout premier retour sur le sol national de Macky Sall depuis sa perte de pouvoir tumultueuse d’avril 2024, marquée par de violentes répressions et le report avorté de la présidentielle ; de l’autre, cette alliance de circonstance entre deux anciens rivaux redessine totalement l’échiquier politique sénégalais en vue de l’élection de 2029, tout en provoquant l’indignation profonde des collectifs de victimes qui réclament justice.

Entre realpolitik et pragmatisme d’État : Les coulisses d’un tête-à-tête de trois heures au Palais présidentiel

Pour de nombreux observateurs de la scène politique dakaroise, cette rencontre éminemment stratégique relève d’un donnant-donnant pragmatique de haut vol. S’il obtient l’aval et le portage officiel de la diplomatie de son propre pays, Macky Sall éliminera l’anomalie majeure qui pesait sur sa candidature internationale et renforcera considérablement ses chances de succéder à la tête des Nations unies. Falilou Coundoul, analyste chevronné au sein du think tank « Pragmatisme Social-Démocrate », confirme que l’ancien chef d’État a impérativement besoin de cette légitimité nationale pour asseoir sa crédibilité sur la scène mondiale.

En contrepartie, l’actuel président Bassirou Diomaye Faye y voit une opportunité en or pour consolider son propre pouvoir. En rupture larvée avec sa formation d’origine, le Pastef, et déjà focalisé sur les grandes manœuvres de la présidentielle de 2029, Diomaye Faye cherche activement à élargir sa base électorale. Accueillir de manière constructive le leader de l’Alliance pour la République (APR) fait d’autant plus sens que de nombreux députés et cadres de l’APR ont déjà rallié la coalition présidentielle ces dernières semaines. Comme l’analyse le spécialiste en communication politique Assane Niang dans les colonnes du quotidien L’Observateur, « la posture de président a définitivement remplacé celle de l’opposant », imposant un « pur pragmatisme d’État » au détriment des rancœurs du passé.

La carte de la souveraineté internationale : L’APR sonne le rassemblement patriotique autour de Macky Sall

Du côté des partisans de l’ancien régime, l’enthousiasme est total. L’état-major de l’APR appelle à une union sacrée de tous les Sénégalais, par-dessus les clivages partisans, pour soutenir ce qu’il qualifie de chance historique pour le pays et pour le continent. Abdou Khafor Touré, l’un des porte-paroles de l’APR, a fermement défendu cette candidature devant la presse, affirmant qu’elle dépassait les intérêts de sa seule famille politique pour devenir un enjeu de fierté nationale.

« Le simple fait de placer notre ancien chef d’État à la tête de la plus grande organisation mondiale renforcerait de façon conséquente le prestige du Sénégal à l’international », a martelé le porte-parole, ajoutant que soutenir Macky Sall à l’ONU relevait désormais du « pur patriotisme ». Pour l’APR, le Sénégal a aujourd’hui un « rendez-vous avec l’histoire » pour repositionner l’Afrique au cœur des décisions de la gouvernance mondiale. Pour rassurer l’opinion et balayer toute crainte d’arrestation à l’aéroport, le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a lui-même tenu à préciser que l’ex-président n’était visé par aucune poursuite ni condamnation, garantissant sa totale liberté d’aller et venir.

POURQUOI C’EST IMPORTANT

En ce vendredi 17 juillet 2026, la visite historique de Macky Sall à Dakar et son ralliement potentiel par Bassirou Diomaye Faye sont capitaux car ils consacrent le triomphe de la realpolitik sur les promesses de rupture démocratique formulées lors de l’alternance de 2024. Penser que cette audience n’est qu’une simple formalité protocolaire ou un geste de courtoisie républicaine serait une grave erreur d’analyse : elle démontre que pour survivre politiquement face aux assauts de sa propre majorité parlementaire et préparer sa réélection en 2029, l’actuel chef de l’État est prêt à s’allier avec son ancien oppresseur.

Trouver le juste équilibre entre prestige international et justice nationale est un enjeu de cohésion sociale, de crédibilité démocratique et de stabilité intérieure majeure pour la période 2026-2031. En acceptant de parrainer la candidature de Macky Sall à l’ONU sans exiger de contreparties sur le plan judiciaire pour les drames du passé, le président Diomaye Faye prend le risque d’une fracture morale irréversible avec sa base électorale populaire. Si cette alliance se concrétise d’ici la fin de l’année 2026, elle prouvera que les exigences de justice sociale s’effacent face aux impératifs de la diplomatie d’influence, transformant le « Sénégal du changement » en un laboratoire de pragmatisme politique pur.

Le cri de douleur des familles de victimes : « Une provocation inacceptable » à Ziguinchor et Dakar

Si les états-majors politiques célèbrent cette réconciliation de façade, la pilule est extrêmement amère pour les organisations de la société civile et les proches des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Pour ces milliers de citoyens, voir l’ancien président accueilli en triomphe au Palais de la République sans avoir jamais eu à répondre de ses actes devant un tribunal est ressenti comme un véritable outrage à la mémoire des disparus.

Mohamet Fadel Bodian, membre éminent et coordinateur du Collectif des familles de victimes dans le département de Ziguinchor — région durement éprouvée où il a lui-même perdu son cousin, tué par balle en 2024 —, exprime une colère froide face à ce qu’il qualifie de trahison des engagements de l’alternance. « Si toutefois le président arrivait à soutenir la candidature de Macky Sall, cela veut dire que la lumière ne sera pas faite. C’est comme si c’était une provocation », dénonce-t-il, martelant que l’ancien dirigeant ne possède aucune légitimité morale pour parler au nom de l’Afrique ou pour diriger les Nations unies tant que les dossiers de plus de 65 victimes tuées sous son régime n’auront pas été tirés au clair par la justice sénégalaise.

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L’immense émotion et le sentiment de profonde injustice qui s’emparent des familles de victimes à l’annonce de ce tête-à-tête éclair à Dakar suscitent un débat éthique d’une rare intensité à travers tout le pays, rappelant que la paix sociale ne peut se négocier durablement en passant sous silence la mémoire de ceux qui sont tombés pour la démocratie. Ce grand tournant politique de juillet 2026 projette la gouvernance de Bassirou Diomaye Faye vers un horizon de contestations citoyennes et d’interrogations morales profondes d’ici 2029, installant le dilemme entre réconciliation nationale et impunité au cœur du débat public. Les diplomates s’activent et les valises d’influence sont prêtes pour New York, mais la capacité du peuple sénégalais à accepter ce compromis historique au nom du prestige international ouvre un immense et passionnant chapitre de notre vie républicaine.

Dès lors, face à la colère sourde des collectifs de victimes de Ziguinchor et de Dakar, le président Diomaye Faye parviendra-t-il d’ici la fin de l’année 2026 à imposer la création d’une commission vérité et réconciliation pour apaiser les esprits sans saborder la candidature de Macky Sall à l’ONU ? Comment le Pastef et les partisans de la ligne dure réagiront-ils à ce pacte de circonstance qui semble renier les luttes héroïques de ces dernières années, ou assistons-nous à une recomposition politique totale qui balayera les anciens clivages avant la fin de la décennie ? Le débat sur notre souveraineté morale et diplomatique est totalement ouvert à Dakar, la ferveur des militants est à son comble, et la suite de cette visite historique de trois heures va continuer de retenir toute notre attention.

Selon vous, le président Bassirou Diomaye Faye a-t-il raison de soutenir la candidature de Macky Sall à l’ONU au nom du prestige international du Sénégal en 2026, ou s’agit-il d’une trahison impardonnable envers les familles des victimes d’ici 2031 ? Faut-il exiger des comptes judiciaires à l’ancien président avant tout parrainage diplomatique ? Rejoignez le débat en commentaire, partagez massivement cet article pour alerter l’opinion publique, aimez la page et abonnez-vous au Journal du Congo pour suivre en direct tous les rebondissements de la politique ouest-africaine !

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