Réunies à Luanda autour de l’Opdad, les Premières dames d’Afrique ont officialisé le lancement de la campagne 2025-2027. Face aux dérèglements climatiques et aux conflits armés, la diplomatie féminine se mobilise pour renforcer l’autonomie et la protection des femmes et des jeunes filles du continent.
Ce vendredi 31 juillet 2026 marque un tournant majeur pour la cause des femmes sur le continent africain. L’Organisation des Premières dames d’Afrique pour le développement (Opdad) a lancé officiellement à Luanda, en Angola, sa nouvelle campagne stratégique pour la période 2025-2027. Intitulée « Renforcer la résilience des femmes et des jeunes filles face aux changements climatiques et aux conflits », cette initiative continentale s’est ouverte en présence du chef de l’État angolais, João Lourenço, de son épouse Ana Dias Lourenço, de la présidente de l’Opdad Fatima Maada Bio (Sierra Leone), ainsi que de figures influentes telles que Dominique Ouattara (Côte d’Ivoire) et Michel Mongo, représentant la Première dame du Congo, Antoinette Sassou N’Guesso. L’objectif est capital : mobiliser les gouvernements, la société civile et les bailleurs internationaux pour transformer les premières victimes du climat et de la guerre en piliers de la reconstruction et du développement durable.
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Mobilisation à Luanda : L’Opdad rassemble les Premières dames d’Afrique autour de la résilience climatique et sécuritaire
Le sommet d’action de Luanda a vu une convergence diplomatique impressionnante avec la participation des Premières dames de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone, de la République démocratique du Congo, du Mozambique, du Cap-Vert, de São Tomé-et-Príncipe, du Gabon, de la Guinée équatoriale, sans oublier la représentation de la Namibie et du Congo-Brazzaville via la Fondation Congo Assistance. Saluant cet engagement collectif, le président angolais João Lourenço a souligné le rôle moteur des Premières dames dans la promotion de la paix, de l’inclusion sociale et de la stabilité sociétale.
La feuille de route 2025-2027 place l’urgence climatique et la gestion des crises humanitaires au centre des priorités nationales. Partout en Afrique, les sécheresses, les inondations et les tensions armées fragilisent en premier lieu les femmes et les filles. La campagne entend bâtir des mécanismes concrets de protection, d’accès aux ressources et de prise de décision pour anticiper ces chocs répétitifs.
Plaidoyer pour la paix et l’autonomisation : Les propositions chocs de Dominique Ouattara et Fatima Maada Bio
Les interventions des Premières dames ont mis en lumière la double réalité de la condition féminine en Afrique : une vulnérabilité extrême face aux crises, mais aussi une capacité de résilience indispensable à la survie des communautés. La Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, a rappelé que la véritable résilience passe par un accès élargi à l’éducation, aux soins de santé de qualité et aux opportunités économiques directes. Elle a plaidé pour une Opdad renforcée, dotée de partenariats pérennes et d’une voix influente sur la scène internationale.
De son côté, la présidente en exercice de l’Opdad et Première dame de Sierra Leone, Fatima Maada Bio, a qualifié la résilience féminine de « force motrice » capable de relever les défis sécuritaires de l’Afrique. Partageant l’expérience de l’Angola dans la sortie de conflit, la vice-présidente de l’organisation, Ana Dias Lourenço, a quant à elle insisté sur la cohésion nationale et le rôle central des femmes dans les processus de paix durables.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, le lancement de cette campagne à Luanda est fondamental car il réoriente l’agenda humanitaire et climatique de l’Afrique autour de l’autonomisation des femmes. Analyser ce rassemblement comme une simple rencontre diplomatique serait une erreur de perspective : alors que le continent subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique et l’instabilité sécuritaire, les femmes sont la clé de voûte de la subsistance économique des foyers.
Garantir un financement autonome à l’Opdad, structurer l’accès aux crédits pour les femmes rurales et intégrer les dirigeantes féminines dans les négociations de paix sont des enjeux de stabilité, de sécurité alimentaire et de justice sociale absolus pour la période 2026-2030. Si cette mobilisation débouche sur des engagements budgétaires étatiques, l’Afrique renforcera significativement sa capacité d’adaptation collective.
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Financement durable et prospective 2026-2027 : Cap sur le jubilé d’argent de l’Opdad pour transformer le continent
Pour concrétiser leurs ambitions, les Premières dames ont fait du financement durable leur cheval de bataille. En marge des séances de travail à Luanda, un gala d’appel de fonds a été organisé pour poser les bases financières de la campagne et préparer le 25e anniversaire de l’organisation (Jubilé d’argent) prévu pour 2027.
Plusieurs pays, à l’image du Congo, du Gabon, du Sénégal, de l’Éthiopie et de l’Angola, ont déjà commencé à décliner cette campagne à l’échelle nationale. Pour la période 2026-2030, la synergie entre les fondations privées des Premières dames et les politiques publiques des États sera déterminante pour réduire la précarité des femmes face aux chocs climatiques.
L’élan donné depuis la capitale angolaise témoigne d’une volonté d’affirmer le leadership féminin africain dans les grandes instances mondiales. En unissant leurs forces, les Premières dames entendent faire entendre la voix des femmes et des enfants auprès des grands bailleurs internationaux.
Dès lors, les gouvernements africains déploieront-ils les fonds nécessaires pour soutenir la campagne de l’Opdad d’ici la fin de l’année 2026 ? L’intégration accrue des femmes dans la résolution des conflits permettra-t-elle de pacifier durablement les zones de tension d’ici 2030 ? Le débat est ouvert, l’espoir des populations est immense, et le déploiement de cette campagne continentale va continuer de retenir toute notre attention.



