Reçu ce 4 août 2026 à Brazzaville par le ministre Bruno Jean Richard Itoua, l’administrateur de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, Régis Lakoue Derant, a réaffirmé l’appui institutionnel de la BAD. Priorité aux études de faisabilité, à la gouvernance sectorielle et à la mobilisation des investisseurs privés pour résoudre le déficit énergétique et soutenir l’industrialisation du pays.
Ce mercredi 5 août 2026, la modernisation des infrastructures énergétiques en République du Congo franchit une étape charnière. Au terme d’une audience accordée le 4 août à Brazzaville par le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, l’administrateur de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique centrale, Régis Lakoue Derant, a officialisé l’engagement de l’institution multilatérale à accompagner le gouvernement congolais dans la préparation technique et financière de ses futurs projets électriques. Alors que le tissu industriel national fait face à des contraintes d’approvisionnement majeures, l’intervention de la BAD vise à créer les conditions d’attractivité nécessaires pour capter des capitaux internationaux publics et privés.
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Études de faisabilité et gouvernance : La stratégie de la BAD pour créer des projets bancables
Contrairement à des financements directs d’infrastructures physiques dans l’immédiat, l’action prioritaire de la BAD s’oriente vers la phase amont du développement énergétique. L’institution africaine mobilise des ressources dédiées aux études de faisabilité, aux analyses d’impact et à l’ingénierie financière. L’objectif est de concevoir un portefeuille de projets structurés selon les standards internationaux, capables de rassurer les bailleurs de fonds et les développeurs d’énergie indépendants (IPP).
Au-delà de l’ingénierie technique, Régis Lakoue Derant a insisté sur l’urgence d’assainir la gouvernance globale du secteur électrique congolais, présentée comme le préalable absolu à toute performance durable. Les réformes à venir porteront sur la clarification des cadres réglementaires, l’amélioration des capacités de production, la modernisation de la distribution et la sécurisation du recouvrement commercial.
Partenariats stratégiques : La synergie entre la BAD et les acteurs privés comme ENI Congo
L’initiative de la BAD s’inscrit dans un paysage énergétique en pleine recomposition à Brazzaville. En amont de cette rencontre, le ministre Bruno Jean Richard Itoua a reçu la direction générale d’ENI Congo, marquant le passage de témoin entre le directeur sortant Andrea Barberi et son successeur. Opérateur majeur de la Centrale à Gaz du Congo (CEC), la filiale du groupe italien fournit une part prépondérante de la production d’électricité du pays.
La conjugaison des investissements privés dans la production thermique à bas carbone (gaz naturel) et de l’appui technique de la BAD pour les réseaux de transport doit permettre au Congo d’alimenter de manière continue ses zones d’activités industrielles et de répondre aux besoins quotidiens des ménages.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début d’août 2026, l’implication de la BAD dans la structuration des projets électriques congolais est fondamentale car le manque de bancabilité des projets a longtemps freiné l’arrivée des grands investisseurs mondiaux. Analyser cette démarche comme une simple série d’études administratives serait une erreur de perspective : l’absence d’électricité stable constitue le premier obstacle à la diversification économique et à la compétitivité des entreprises locales.
Mener à bien les réformes de gouvernance, moderniser les réseaux de distribution vétustes et attirer les investisseurs privés sont des enjeux de souveraineté économique, d’employabilité et de croissance inclusive absolus pour la période 2026-2030. Si le Congo parvient à transformer ses études techniques en chantiers concrets avec l’aide de la BAD, le pays pourra alimenter durablement son industrie émergente.
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Prospective 2026-2030 : Sécuriser l’offre électrique pour réussir le virage industriel du Congo
Le soutien réaffirmé par la Banque africaine de développement ouvre une fenêtre d’opportunité stratégique pour la République du Congo d’ici la fin de la décennie. En préparant des dossiers techniques répondant aux exigences financières mondiales, le pays se dote d’un levier puissant pour combler son déficit énergétique.
Pour la période 2026-2030, la réussite de ce programme reposera sur la célérité avec laquelle le gouvernement mettra en œuvre les réformes structurelles exigées par les partenaires au développement. La transparence dans la gestion du secteur et la viabilité financière de l’opérateur national de distribution seront les clés de voûte de cette transition.
L’accord de principe scellé en ce milieu d’année 2026 démontre que la maîtrise de la chaîne de valeur énergétique conditionne l’ensemble de la trajectoire de développement du continent.
Dès lors, les études de faisabilité soutenues par la BAD déboucheront-elles sur le lancement de grands chantiers de production et de transport d’électricité d’ici la fin de l’année 2026 ? Le Congo réussira-t-il à attirer une nouvelle vague d’investisseurs privés dans l’énergie d’ici 2030 grâce à ces réformes de gouvernance ? Le débat est ouvert, l’attente du monde économique est forte, et la transformation du secteur énergétique congolais va continuer de retenir toute notre attention.



