Organisée du 10 au 14 août 2026 sous l’égide de l’ASSA-AC et de l’OACI, la rencontre des responsables de l’aviation civile des six États membres vise à combler les écarts de supervision. À quelques mois de l’entrée en vigueur de la réglementation communautaire, les experts accélèrent la mutualisation des compétences pour faire du ciel de la Cémac un espace sûr et hautement intégré.
Ce lundi 10 août 2026, la modernisation et l’intégration du transport aérien en Afrique centrale franchissent une étape décisive. À l’initiative de l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (Assa-Ac), en collaboration avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et les Autorités africaines et malgache de l’aviation civile (Aamac), les directeurs de la sécurité aérienne des six États membres de la Cémac sont réunis à Brazzaville du 10 au 14 août. Cette concertation technique de haut niveau réunit les responsables du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad afin d’aligner les pratiques de supervision et de préparer l’application rigoureuse du cadre réglementaire communautaire prévue pour le 1er janvier 2027.
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Harmonisation réglementaire et exigences de l’OACI : Cap sur l’échéance du 1er janvier 2027
La tenue de ce premier regroupement technique répond à une urgence opérationnelle mise en lumière par les derniers audits de l’OACI, qui révèlent des niveaux d’implémentation et de contrôle encore très disparates d’un pays à l’autre. Pendant cinq jours de travaux intensifs, les experts de la sous-région analysent les mécanismes de suivi des actions correctives, la qualification des inspecteurs ainsi que la gestion de la navigabilité, des opérations aériennes, des aérodromes et de la navigation. L’objectif prioritaire est de construire un référentiel de contrôle unique pour éradiquer les failles sécuritaires.
Mutualisation des ressources et cadre permanent : L’appel à dépasser les approches nationales
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le directeur général de l’Assa-Ac, Eugène Apombi, a martelé qu’aucun État ne possède isolément les capacités techniques et financières pour répondre à la complexité de la supervision aéronautique moderne. Saluant les avancées du Cameroun, du Congo, du Tchad et de la Centrafrique déjà engagés dans la transition réglementaire, le patron de l’Assa-Ac a vivement encouragé le Gabon et la Guinée équatoriale à accélérer le pas pour garantir une harmonisation parfaite de l’espace aérien régional.
Représentant le ministre congolais des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, le directeur de cabinet Julio Nganongo Ossere a rappelé que la sécurité aérienne constitue une chaîne dont la solidité dépend de chaque maillon national. Alors que la République du Congo assure la présidence en exercice de la Cémac, les autorités entendent faire de la création d’un cadre permanent d’échange entre inspecteurs le vecteur principal de renforcement de la connectivité et de la confiance dans le ciel sous-régional.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois d’août 2026, la réunion des directeurs de la sécurité aérienne à Brazzaville est fondamentale car elle conditionne la viabilité du marché unique du transport aérien en Afrique centrale. Analyser ce rassemblement comme un simple atelier administratif serait une erreur de perspective : dans un espace géographique vaste marqué par des déficits d’infrastructures terrestres, la sécurité et la fluidité du transport aérien constituent la condition sine qua non de la libre circulation des acteurs économiques et de la réussite de la ZLECAf.
Unifier les normes de contrôle avant le 1er janvier 2027, mutualiser les corps d’inspecteurs spécialisés et réussir les audits OACI sont des enjeux de souveraineté économique, d’attractivité touristique et de sécurité publique absolus pour la période 2026-2030. Si la Cémac parvient à imposer ce standard communautaire, le ciel d’Afrique centrale deviendra un modèle d’intégration régionale.
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Prospective 2026-2030 : Vers un ciel communautaire aux standards internationaux
Les résolutions et recommandations issues des travaux de Brazzaville poseront les pierres d’une gouvernance aérienne sous-régionale modernisée. La création espérée d’un cadre permanent de concertation permettra d’organiser des inspections conjointes et de partager en temps réel les données de sécurité entre les autorités nationales de l’aviation civile.
Pour la période 2026-2030, la transition vers le règlement communautaire au 1er janvier 2027 transformera l’espace Cémac en une zone d’exploitation homogène. La levée des réserves des audits internationaux facilitera le développement de compagnies aériennes locales plus solides et abaissera les coûts d’assurance pour les opérateurs naviguant en Afrique centrale.
L’engagement réaffirmé en ce milieu d’année 2026 prouve la volonté politique des États membres de bâtir une culture commune de la sécurité aérienne au service du développement économique sous-régional.



