Le samedi 2 mai 2026, la Fédération congolaise de taekwondo (Fécotae) a franchi une étape décisive dans la professionnalisation de ses athlètes à Brazzaville. En organisant son tout premier séminaire de haut niveau sous le thème évocateur « Élite et performance », l’instance fédérale place désormais l’hygiène de vie et l’intégrité au cœur de la préparation sportive.
Cette rencontre nationale, destinée spécifiquement aux compétiteurs et à leurs encadreurs, vise à démontrer que la réussite sur le tatami dépend autant de ce qui se passe en dehors de l’entraînement que de l’intensité des séances physiques.
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Une révolution des habitudes pour une élite plus forte
L’ambition affichée par la fédération est limpide : pousser les athlètes à franchir un palier technique et physique par l’adoption d’un mode de vie responsable. Intervenant en qualité d’animateur, le premier vice-président de la Fécotae, Me Brice Nzoala, a souligné que l’athlète est bien souvent le premier responsable de ses propres contre-performances en raison d’un manque de discipline. Il a notamment déploré les difficultés de certains sportifs à concilier le repos, la nutrition et les exigences de la vie scolaire. Pour augmenter le quota d’athlètes performants au Congo, des conseils simples mais fermes ont été prodigués : dormir environ huit heures par jour, s’hydrater abondamment et bannir les aliments destructeurs comme l’alcool au profit d’une alimentation saine et abordable.
La règle d’or de la nutrition au service du tatami
Le formateur, Me Didier Pembet, a alerté les participants sur les dangers d’un entraînement intensif qui ne serait pas soutenu par un régime alimentaire régulier et adapté. Selon cet expert, il est impératif de compenser les dépenses énergétiques par un apport adéquat en vitamines et protéines après chaque effort physique. La philosophie défendue lors de ce séminaire repose sur une règle d’or simple : savoir quoi manger, quand manger et pourquoi manger. Les témoignages recueillis confirment une prise de conscience radicale chez les athlètes, certains ayant intégré que l’alimentation compte pour 75 % de la performance globale, laissant les 25 % restants à l’entraînement pur. À titre d’exemple concret, il a été souligné que deux doigts de bananes avant un combat valent bien mieux que plusieurs morceaux de manioc.
Vers une structuration nationale et durable de la discipline
Clôturée par la remise de diplômes aux participants, cette journée d’échanges intenses s’inscrit dans une période de forte activité pour la Fécotae. Ce séminaire intervient en effet quelques jours seulement après la campagne d’installation des ligues départementales, confirmant la dynamique de structuration profonde du taekwondo congolais. En misant sur la formation des techniciens et la sensibilisation des jeunes, la fédération espère transformer durablement le paysage sportif national et installer ses combattants sur les plus hautes marches des podiums internationaux. Cette initiative a été chaleureusement accueillie par les clubs, qui souhaitent désormais voir ce type de formation se multiplier sur l’ensemble du territoire.



