Sur instruction du Président Denis Sassou Nguesso, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a dévoilé une feuille de route ultra-ambitieuse pour transformer radicalement la desserte nationale en deux ans. Modernisation de l’E²C et de la LCDE, révision des lois de 2003 et explosion de la production électrique sont au programme.
Le vendredi 5 juin 2026, une réunion stratégique majeure s’est tenue à Brazzaville pour sceller l’avenir des services publics en République du Congo. Face aux cadres, agents et responsables des structures sous sa tutelle, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a officiellement présenté sa nouvelle feuille de route sectorielle. Cette prise de parole brute et pragmatique s’avère d’une importance vitale pour la nation : elle fixe un ultimatum de deux ans pour améliorer substantiellement l’accès des ménages et des entreprises à l’eau potable et à l’électricité, tout en engageant des réformes structurelles profondes pour corriger des décennies de failles techniques et de gouvernance.
Objectif 3 000 mégawatts et fin des délestages : Le Congo devient un vaste chantier énergétique
Pour répondre à la détresse quotidienne des populations urbaines et rurales, le chef du département ministériel a fixé le cap sur l’efficacité opérationnelle immédiate. L’urgence absolue pour le gouvernement est de réduire drastiquement les délestages électriques et de maximiser les volumes d’eau disponibles. Pour y parvenir, le ministre a annoncé la mise en chantier de la quasi-totalité des projets d’ici le mois d’août 2026, bénéficiant du soutien massif des bailleurs de fonds internationaux. Parmi les dossiers prioritaires figurent la « Mission 300 » avec la Banque africaine de développement, le Programme d’amélioration du secteur de l’électricité de la Banque mondiale, ainsi que le projet de centrale à gaz mené en synergie avec Eni Congo.
Reconnaissant sans tabou que la hausse de la production avait été sous-estimée par le passé, Bruno Jean Richard Itoua a affirmé disposer de propositions techniques concrètes pour propulser la capacité énergétique du pays à 3 000 mégawatts dans les deux prochaines années, avec un ciblage agressif à 5 000 mégawatts à l’horizon 2030-2031. Ce plan d’envergure prévoit également une réhabilitation lourde des réseaux de transport et de distribution de l’électricité, transformant le pays en un vaste chantier énergétique connecté.

💡 Pourquoi c’est important
En ce mois de juin 2026, l’offensive lancée par le ministre Itoua touche directement au cœur de la souveraineté économique et de la paix sociale de la République du Congo. Aucune transition vers l’industrie lourde, aucun essor des start-ups à Kintélé et aucune amélioration de la santé publique ne peuvent se concevoir si les entreprises et les hôpitaux continuent de subir des coupures de courant intempestives.
Réformer ce secteur est capital : cela implique de regarder les échecs passés en face. L’annonce de la reprise en main présidentielle du projet « Eau pour tous » — où une grande majorité des 2 500 forages villageois est aujourd’hui hors service faute de maintenance — prouve que l’État refuse désormais le gaspillage des fonds publics. En liant l’urgence opérationnelle à une vision à long terme alignée sur la stratégie nationale Congo 2063, le gouvernement veut bâtir un modèle énergétique résilient, capable de résister aux chocs du changement climatique et de garantir l’accès universel aux services de base.
Modernisation d’E²C et de la LCDE : Vers la fin des lois obsolètes de 2003
Le grand virage de cette feuille de route réside dans la refonte complète du cadre juridique national. Le ministre a officiellement ouvert le chantier de la révision des textes réglementaires régissant les secteurs de l’eau et de l’électricité, qui datent de 2003. Jugeant ces lois totalement inadaptées aux réalités économiques, environnementales et technologiques de 2026, Bruno Jean Richard Itoua s’est dit pleinement ouvert à leur réécriture en vue de bâtir une nouvelle doctrine sectorielle performante.
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Cette modernisation va impacter directement la gouvernance des opérateurs historiques comme Énergie électrique du Congo (E²C) et La Congolaise des eaux (LCDE), ainsi que les agences de régulation et les fonds de développement ruraux. S’exprimant au nom de l’ensemble des agents, le directeur de cabinet, le Pr Macaire Batchi, a salué cette culture du résultat et a appelé à une mobilisation générale pour transformer ces réformes structurelles en améliorations concrètes et visibles au robinet et au compteur de chaque citoyen.
Le Congo parviendra-t-il enfin à sécuriser son indépendance énergétique ?
L’annonce de cette restructuration globale insuffle un vent d’espoir légitime mais suscite aussi une grande exigence au sein de la population congolaise. En affichant des objectifs clairs et des échéances à court terme, le gouvernement prend un engagement fort devant l’histoire.
Cependant, les administrations publiques et les partenaires de terrain sauront-ils briser la lourdeur bureaucratique pour lancer tous les chantiers avant la date butoir d’août prochain ? Le débat est ouvert, l’émotion des ménages face à la promesse de la fin des délestages est profonde, et la projection vers un Congo totalement illuminé et abreuvé est désormais lancée.



