Avec l’appui du PNUD, la Commission nationale de transparence (CNTR) a réuni les bailleurs internationaux à Brazzaville pour financer son plan stratégique 2025-2029. Un grand pas pour la gouvernance économique du Congo.
Le vendredi 12 juin 2026, à Brazzaville, la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) a organisé une concertation de haut niveau avec les partenaires techniques et financiers, les institutions publiques, le secteur privé et la société civile. Organisée avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette réunion visait à présenter la feuille de route de la commission et à lever les fonds nécessaires à l’exécution de son plan de modernisation. Cette initiative s’avère d’une importance capitale : elle permet d’aligner les institutions de contrôle sur les standards internationaux et de mobiliser l’aide bilatérale afin de maximiser le rendement des ressources publiques au profit direct de la population congolaise.
Un budget de 8,3 milliards de FCFA pour numériser et auditer les fonds publics
Sous la direction de son président, Joseph Mana Fouafoua, la CNTR s’attelle à faire appliquer rigoureusement le code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances de l’État. Le plan stratégique de la commission, conçu pour la période 2025-2029 et adossé à un plan d’action triennal 2025-2027, cible des réformes structurelles majeures. L’atteinte de ces objectifs nécessite un investissement prévisionnel évalué à plus de 8,3 milliards de FCFA sur cinq ans. La subvention de l’État constituant actuellement la source de financement principale, l’apport des bailleurs extérieurs est sollicité pour surmonter des limites opérationnelles, telles que l’installation d’un siège propre, l’établissement d’un secrétariat général et le déploiement de missions d’audit approfondies sur le terrain.
Pour garantir le succès de cette table ronde, la représentante résidente du PNUD au Congo, Adama-Dian Barry, a réaffirmé l’engagement total de son institution aux côtés de la CNTR. Rappelant avec force que « la transparence est à la bonne gouvernance ce que l’eau est à la vie », elle a salué la volonté de modernisation affichée à Brazzaville. Dans la foulée, d’autres acteurs financiers de premier plan, à l’instar du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et des agences du système des Nations unies, ont exprimé leur ferme volonté d’accompagner la CNTR, notamment à travers des projets axés sur le renforcement des capacités et la digitalisation complète des régies financières nationales.

💡 Pourquoi c’est important
En ce mois de juin 2026, la mobilisation internationale autour de la CNTR est capitale car elle valide les efforts continus du gouvernement congolais pour assainir l’environnement des affaires et pérenniser la confiance des investisseurs. La création et le maintien de ces mécanismes de contrôle indépendants témoignent de la volonté de l’exécutif de moderniser l’appareil d’État.
Consolider ce cadre est un enjeu crucial : comme l’a souligné Abdourahamane Diallo, coordonnateur résident du système des Nations unies, la CNTR est un « véritable outil au service de la bonne gouvernance » qui mérite des moyens adéquats. En favorisant la transparence et la redevabilité, le Congo sécurise ses recettes budgétaires face aux fluctuations économiques mondiales. Cette dynamique vertueuse permet à l’État d’optimiser le financement des infrastructures de base, d’améliorer l’offre de services publics et de consolider la place du pays comme un modèle de stabilité et de rigueur administrative en Afrique centrale.
Cap sur les assises nationales de la gouvernance pour ancrer les réformes
Le plaidoyer mené à Brazzaville par la Troïka des partenaires techniques va permettre de créer des synergies durables autour du projet porté par la CNTR. L’objectif partagé par l’ensemble des institutions impliquées est de doter durablement la commission en ressources humaines et logistiques pour lui permettre d’accomplir ses missions républicaines de contrôle et de diffusion d’informations financières certifiées.
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Cette réunion de concertation a également servi de tremplin pour annoncer une étape majeure dans l’agenda politique et économique du pays. Les participants ont été officiellement informés de la préparation active des prochaines Assises nationales sur la gouvernance. Ce grand forum national aura pour mission d’approfondir la réflexion stratégique et d’ancrer définitivement les principes de responsabilité dans la gestion des deniers publics au sein de toutes les structures étatiques de la République du Congo.
La numérisation des finances publiques permettra-t-elle d’éradiquer définitivement les failles économiques ?
La forte adhésion des institutions financières internationales au plan de la CNTR insuffle un sentiment de confiance partagée quant à l’avenir économique du Congo, illustrant l’engagement des autorités à bâtir une économie forte et transparente. Le pays démontre sa capacité à moderniser ses institutions pour soutenir un développement inclusif et durable.
Cependant, alors que les outils de digitalisation se préparent, les acteurs de la société civile et du secteur privé parviendront-ils à s’approprier pleinement ces nouveaux mécanismes pour maximiser l’impact des réformes sur le quotidien des populations ? Le débat sur la vitesse de déploiement des contrôles est ouvert, l’optimisme des bailleurs de fonds est bien réel, et la projection vers un Congo exemplaire en matière de gestion publique est désormais en marche.

