Ce 16 avril 2026 marque une date charnière pour la diplomatie environnementale congolaise : le premier anniversaire de l’adoption, par l’Assemblée générale des Nations unies, de la Décennie mondiale pour le boisement et le reboisement.
Cette initiative planétaire, portée avec force par la République du Congo, trouve sur le terrain un relais dynamique en la jeunesse. Le Mouvement des jeunes écologistes congolais (MJEC), l’un des acteurs les plus engagés dans cette dynamique, a choisi ce moment symbolique pour rendre public son bilan. À travers une feuille de route ambitieuse et des projets concrets, l’organisation démontre que l’urgence climatique peut devenir un formidable levier d’émancipation pour la jeunesse.
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Le Jardin carbone de Ngamakala : Un laboratoire de restauration écologique
Au cœur du bilan dressé par le président du MJEC, Espanich Motondo, figure en première ligne le projet « Jardin carbone de Ngamakala ». Lancé en mars 2025 et situé à environ 35 kilomètres au Nord de Brazzaville, ce programme ne se contente pas de planter des arbres. Il s’agit d’une démarche de restauration globale visant à réhabiliter des zones dégradées tout en protégeant les tourbières, ces écosystèmes indispensables à la séquestration du carbone.
Par cette initiative, le MJEC affirme sa volonté de conjuguer le reboisement intensif avec la conservation rigoureuse des forêts humides. Espanich Motondo, qui met également sa plume de journaliste à la Télévision nationale au service de la cause verte, souligne que cette mobilisation a débuté bien avant la consécration onusienne. Dès le 12 avril 2025, l’ONG avait adopté une stratégie visant à préparer les jeunes aux opportunités environnementales et économiques qu’allait offrir cette décennie mondiale.
Transformer l’ambition écologique en moteur de développement économique
Pour le MJEC, le projet porté par le président Denis Sassou N’Guesso dépasse le simple cadre de la protection de la nature. Il s’agit d’une véritable perspective d’avenir pour une jeunesse en quête d’emplois durables. Le mouvement martèle que le développement du marché du carbone, la gestion des pépinières et la surveillance des forêts sont autant de secteurs générateurs d’activités pour les jeunes Congolais.
« Cette décennie représente une véritable opportunité pour la jeunesse congolaise. Nous saluons l’initiative du président Denis Sassou N’Guesso qui offre à la fois une réponse à la crise climatique et une perspective d’avenir pour nous les jeunes. » — Espanich Motondo
Depuis la première Conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement en 2024, le mouvement a multiplié les interventions éducatives et les campagnes de sensibilisation. Cette approche pédagogique vise à faire comprendre que chaque arbre planté est un investissement dans l’économie verte de demain.
2027 en ligne de mire : Vers une mobilisation nationale itinérante
Si l’adoption de la décennie en 2025 a été une victoire diplomatique majeure, le lancement effectif de l’initiative par les Nations unies est programmé pour 2027. D’ici là, le MJEC entend maintenir la pression et l’enthousiasme. L’organisation se prépare à participer activement à la Conférence nationale itinérante sur l’afforestation et le reboisement, une initiative des autorités congolaises qui parcourra l’ensemble des départements du pays pour renforcer l’appropriation locale de cette politique.
L’objectif final pour Espanich Motondo et ses équipes est clair : faire de la République du Congo un modèle mondial de gestion durable. Un an après l’adoption historique à New York, la Décennie des Nations unies apparaît ainsi non seulement comme une réponse à l’urgence planétaire, mais comme une promesse de dignité et de progrès social portée par une jeunesse déterminée à prendre son destin en main.



