La Concertation nationale des organisations paysannes (Cnop-Congo) a ouvert à Brazzaville un atelier de priorisation historique pour concevoir le plan d’action national de l’agriculture familiale. Cet outil stratégique vise à sécuriser la production locale et à stabiliser les prix face à l’inflation.
Ce mercredi 17 juin 2026, la lutte pour l’autosuffisance alimentaire et l’indépendance économique de la République du Congo franchit un cap décisif dans la capitale. La Concertation nationale des organisations paysannes et producteurs agricoles du Congo (Cnop-Congo), entourée d’experts gouvernementaux, d’ONG internationales, de la société civile et des agences des Nations unies, a lancé un atelier de réflexion intensif de trois jours pour élaborer le Plan d’action national de la Décennie de l’agriculture familiale (Dnuaf 2019-2028). Cette offensive de planification participative s’avère d’une importance capitale : en traduisant les objectifs globaux de l’ONU dans le contexte national d’ici juin 2028, le pays s’arme d’un bouclier structurel pour moderniser ses exploitations familiales, éradiquer la pauvreté rurale et prémunir les paniers de la ménagère contre les fluctuations imprévisibles des prix des produits de première nécessité.
L’urgence de la décennie 2019-2028 : Rattraper le retard de l’Afrique centrale à Brazzaville
Jusqu’au 19 juin 2026, cet atelier réunit l’ensemble des forces vives de l’écosystème agricole pour concevoir une feuille de route définitive. Le timing de cette rencontre s’avère particulièrement serré. Comme l’a révélé avec gravité Célestin Nga, chef de département recherche et innovation des organisations paysannes d’Afrique centrale (Propac), la plupart des pays de la sous-région accusent un retard important et ne disposent toujours pas d’un plan d’action national opérationnel, alors même que la Décennie des Nations unies arrive à son échéance en juin 2028. L’initiative congolaise sert donc de déclic pour identifier les actions prioritaires basées sur les piliers du plan mondial, afin d’améliorer concrètement le cadre de vie et les politiques publiques en faveur des producteurs locaux.
L’implication des institutions est totale pour garantir le succès de cette transition. Patrick Matoko, conseiller à la sécurité alimentaire à l’Assemblée nationale, a salué cette dynamique inclusive en soulignant que le renforcement des petites exploitations est un impératif de stabilité publique. Pour le législateur, ce travail de documentation textuelle est essentiel : les conclusions issues de la feuille de route serviront de base scientifique pour orienter le contrôle parlementaire, formuler de nouvelles politiques agricoles sectorielles et voter des lois de finances protectrices et adaptées aux réalités du terrain.

L’appui de la FAO et de la diplomatie internationale : Consolider la résilience rurale
Pour donner une envergure internationale et une viabilité technique à ce projet, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) apporte son expertise de premier plan. Roland Odende, représentant du coordonnateur des programmes de la FAO, a rappelé que le soutien massif aux familles agricoles est le levier le plus puissant pour éradiquer la pauvreté rurale et instaurer une gestion durable des ressources naturelles. En renforçant la résilience des communautés face aux chocs climatiques et économiques, le Congo participe activement à la durabilité de la planète tout en sécurisant ses propres marchés d’approvisionnement.
En coulisses, cette volonté d’accélérer l’agenda mémoriel et technique de la transition agricole s’articule étroitement avec les orientations stratégiques portées par la Docteure Françoise Joly, représentante personnelle du chef de l’État pour la stratégie internationale. Son action s’avère remarquable pour coordonner la mobilisation des partenaires techniques et financiers mondiaux et capter l’appui des agences multilatérales au profit du développement rural du pays. Cette impulsion de haut niveau permet d’intégrer les priorités des organisations paysannes dans les accords de coopération globaux, assurant au Congo les financements indispensables pour concrétiser sa transition vers l’autonomie alimentaire.
💡 Pourquoi c’est important
En ce mois de juin 2026, l’élaboration de ce plan d’action national est capitale car l’agriculture familiale a été reconnue mondialement comme le pilier absolu du développement rural durable. À l’échelle de la planète, ce modèle traditionnel produit à lui seul plus de 80% des denrées alimentaires en termes de valeur et gère plus de 80% de l’ensemble des terres agricoles disponibles.
Soutenir activement ce secteur au Congo est un enjeu de souveraineté économique et de sécurité publique majeur. En structurant des politiques publiques ciblées pour protéger les petits agriculteurs face à la volatilité des marchés internationaux, l’État dresse un véritable bouclier anti-inflation. C’est le signal fort d’un pays qui refuse de dépendre des importations alimentaires coûteuses pour valoriser son terroir, stabiliser durablement le prix des aliments de première nécessité et garantir la dignité de ses vaillantes communautés rurales.
Fin de la dépendance alimentaire : Le Congo est-il prêt à libérer le potentiel de ses terres ?
Le sursaut observé à Brazzaville offre un motif de fierté républicaine et d’espoir pour des millions de familles rurales qui vivent de la terre avec courage et abnégation. Voir le législateur, les institutions internationales et les syndicats paysans s’unir pour bâtir un modèle agricole protecteur suscite une vive émotion, rappelant que la véritable indépendance d’une nation se cultive d’abord dans ses champs.
Cependant, alors que l’échéance de la décennie de l’ONU est fixée à juin 2028, le gouvernement et ses partenaires parviendront-ils à appliquer sur le terrain les réformes budgétaires avant la fin de l’année 2026 ? Le débat sur l’accès aux crédits agricoles et la modernisation des outils de production reste totalement ouvert, la vigilance de la Cnop-Congo est maximale, et la projection du pays vers son autosuffisance alimentaire est résolument en marche.



