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La BAD et le WWF signent un nouveau mémorandum d’entente à Nairobi pour intégrer la biodiversité dans le développement africain

Divine Ndinga Par Divine Ndinga
20/02 07:03
dans Actualité, Afrique, Environnement, International
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La BAD et le WWF signent un nouveau mémorandum d’entente à Nairobi pour intégrer la biodiversité dans le développement africain
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Biodiversité et développement : la BAD et le WWF prolongent leur partenariat pour une décennie

La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont signé, le 16 février à Nairobi, un nouveau mémorandum d’entente portant sur plus de dix ans. L’accord renouvelle et élargit un partenariat engagé depuis 2011, avec un objectif désormais explicite : intégrer la conservation de la biodiversité dans les politiques de développement économique du continent. Pour un pays comme le Congo-Brazzaville, qui abrite une part significative du deuxième massif forestier tropical mondial et dépend encore largement des recettes pétrolières, la question de savoir si ce type d’accord produit des effets concrets reste posée.

Un partenariat qui passe de la marge au cadre stratégique

Le nouveau mémorandum d’entente signé à Nairobi formalise ce qui était jusqu’ici une collaboration au cas par cas. Depuis 2011, la BAD et le WWF ont coproduit des travaux de référence sur l’empreinte écologique africaine et soutenu des initiatives ponctuelles dans la pêche durable, l’économie bleue et la conservation de la biodiversité.

Ce qui change avec cet accord : la collaboration s’inscrit désormais dans le cadre de la stratégie décennale 2024-2033 de la BAD, adoptée en mai 2024, qui intègre pour la première fois la biodiversité comme l’un de ses cinq piliers transversaux. Lors de la COP29 à Bakou, en novembre 2024, Durrel Halleson, directeur chargé des politiques et partenariats Afrique au WWF, avait salué cette évolution en relevant que la biodiversité apparaissait dans le document stratégique de la BAD — une première pour l’institution.

Le Dr Martin Fregene, directeur du département Agriculture et Agro-industries à la BAD, a déclaré à Nairobi que ce renouvellement permettrait d’accompagner les gouvernements africains dans la gestion de leurs ressources naturelles et le renforcement de leur résilience climatique. Halleson a insisté, de son côté, sur le fait que la santé des rivières, des forêts et des océans conditionnait directement la prospérité économique du continent.

Les axes de collaboration : finance verte, eau, climat

Les deux institutions ont défini plusieurs axes de travail commun pour la décennie à venir. Ils couvrent la finance verte — c’est-à-dire les mécanismes de financement qui orientent les investissements vers des projets respectueux de l’environnement —, l’adaptation au changement climatique, et la gestion durable de l’eau et des ressources énergétiques. Le mémorandum prévoit également la production de recherches conjointes et le partage de connaissances entre pays africains.

Ces axes s’inscrivent dans un contexte où l’Afrique reçoit à peine 3 % des financements climatiques mondiaux, selon les données de la BAD, alors qu’elle aura besoin de 2,7 milliards de dollars d’ici à 2030 pour son action climatique. La BAD est par ailleurs la seule banque multilatérale de développement à avoir atteint la parité entre financement de l’adaptation et financement de l’atténuation du changement climatique : sur les trois dernières années, 60 % de ses financements climatiques ont été consacrés à l’adaptation.

Ce que cela signifie pour le Bassin du Congo

L’accord signé à Nairobi n’a pas de volet spécifiquement congolais. Mais le Congo-Brazzaville fait partie des six pays du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical mondial après l’Amazonie, qui s’étend sur 180 millions d’hectares et stocke une quantité considérable de carbone — les forêts d’Afrique centrale absorbent encore plus de CO₂ qu’elles n’en émettent, contrairement à celles d’Asie du Sud-Est qui ont franchi le point de bascule.

Le Bassin du Congo abrite environ 10 % de la biodiversité mondiale. Pourtant, il ne reçoit que 4 % des flux financiers mondiaux destinés aux forêts, selon un rapport du WWF France publié en 2024. Le taux de déforestation net y reste relativement faible — 0,2 % sur les vingt dernières années — mais les données récentes montrent que la pression augmente, notamment sous l’effet de l’agriculture sur brûlis, de l’exploitation forestière et de la croissance démographique.

Au Congo, le WWF est présent depuis plusieurs décennies, notamment dans le nord du pays (Nouabalé-Ndoki, Lac Télé) et travaille avec des ONG locales de conservation. La question qui se pose avec chaque mémorandum de ce type est celle de la traduction opérationnelle : un accord-cadre entre Abidjan et Gland modifie-t-il concrètement les arbitrages budgétaires à Brazzaville ?

Un mémorandum parmi d’autres

Le renouvellement BAD-WWF s’inscrit dans une multiplication récente des partenariats institutionnels autour de la biodiversité africaine. En octobre 2025, l’Agence française de développement (AFD) a étendu et renouvelé jusqu’en 2030 son propre partenariat stratégique avec le WWF France, lors du Congrès de l’UICN à Abu Dhabi, en l’élargissant à ses filiales Proparco et Expertise France. Le Cadre mondial pour la biodiversité adopté à Kunming-Montréal en décembre 2022 (COP15) a fixé l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030 — un objectif ambitieux dont le financement reste en grande partie non résolu.

L’enjeu pour le Congo, comme pour les autres pays forestiers d’Afrique centrale, est moins de figurer dans des accords-cadres que d’en capter les retombées financières. Le Bassin du Congo rend un service écologique planétaire en stockant du carbone et en préservant la biodiversité. Tant que ce service n’est pas rémunéré à sa juste valeur — par des mécanismes de paiement pour services écosystémiques, des crédits carbone fiables ou un accès accru aux fonds climat —, les mémorandums resteront ce qu’ils sont : des déclarations d’intention entre institutions internationales, nécessaires mais pas suffisantes.

Tags: BADBiodiversitéWWF
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