Le Fonds national de soutien à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) a lancé, ce 20 avril, un ambitieux programme de formation en perlage. Placé sous le patronage du ministre Hugues Ngouélondélé, accompagné de sa collègue des Petites et moyennes entreprises, Jacqueline Lydia Mikolo, ce projet vise à transformer le talent artisanal de 1 500 jeunes en véritables leviers d’auto-entrepreneuriat à Brazzaville et Pointe-Noire.
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Une inclusion forte pour un métier d’avenir
L’initiative du Fonea se distingue par sa volonté d’inclusion et de diversification. Ciblant les jeunes de 18 à 45 ans, le programme a suscité un engouement inattendu, attirant de nombreuses candidatures masculines pour ce métier traditionnellement perçu comme féminin, ainsi que des personnes vivant avec un handicap. L’objectif est clair : briser les barrières socioculturelles pour faire du perlage un moteur de réduction du chômage.
Comme l’a souligné Patrick Robert Ntsibat, directeur du Fonea, le perlage est un « métier qui nourrit son artisan », à condition que la créativité et l’ingéniosité soient au rendez-vous. En misant sur cette diversité, le gouvernement espère voir émerger des centaines de micro-entreprises capables de dynamiser durablement le secteur artisanal congolais.
Un cursus intensif entre technique et gestion de business
La formation, d’une durée de 45 jours et intégralement financée par le Fonea, ne se limite pas à l’apprentissage du tissage. Elle repose sur trois piliers stratégiques conçus pour garantir l’autonomie totale des futurs artisans : L’apprentissage technique par la maîtrise du montage de perles pour la fabrication de sacs, bijoux, accessoires et objets de décoration. Le développement créatif avec un travail sur la précision et l’esthétique pour répondre aux standards de qualité du marché. Le volet business grâce a une initiation indispensable à l’entrepreneuriat et au marketing pour apprendre à vendre et à valoriser ses créations.
Promouvoir le « Made in Congo » sur le marché international
Pour le ministre Hugues Ngouélondélé, ce programme est un levier de valorisation de l’artisanat national. Loin de rester théorique, cette formation s’accompagne d’un soutien concret : chaque apprenant recevra, au terme de son parcours, le kit d’outils nécessaire pour démarrer immédiatement ses activités.
Dans un marché mondial de plus en plus friand de produits authentiques, le perlage congolais s’impose comme une discipline à forte valeur ajoutée. Avec un investissement initial faible, ces nouveaux entrepreneurs pourront répondre à une demande croissante, locale et internationale, pour le « Made in Congo », participant ainsi activement à la diversification de l’économie nationale.



