Survenu en territoire centrafricain, l’éboulement d’une mine d’or à Zamboï a coûté la vie à trois orpailleurs camerounais et fait plusieurs blessés. Entre arrêt des activités par compassion du côté camerounais et volonté de mécanisation du côté centrafricain, cette tragédie met en lumière la précarité du travail artisanal et les liens fraternels entre les deux peuples.
Ce vendredi 21 août 2026, une onde de choc et de douleur traverse la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine. La localité transfrontalière de Zamboï, située dans la région de l’Est du Cameroun, est plongée dans le deuil à la suite du mortel éboulement survenu quelques jours plus tôt sur le site aurifère voisin, du côté centrafricain. Travaillant quotidiennement de part et d’autre de cette frontière poreuse, la communauté des orpailleurs déplore la mort de trois jeunes artisans camerounais et la prise en charge de sept blessés légers, tandis que les recherches sur le site sinistré se déroulent dans des conditions particulièrement éprouvantes.
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Face à la tragédie, la solidarité transfrontalière s’est immédiatement organisée sur le terrain. Des témoins et orpailleurs camerounais, à l’instar d’Ibrahima Sadou, ont traversé la frontière pour porter secours et déterrer les victimes sous la terre affaissée. En signe de respect et de compassion envers les familles endeuillées, le propriétaire du site minier côté camerounais, Aladji Mohamadou Bah, a décrété deux jours d’arrêt total des travaux. D’ordinaire fréquenté par plus de 15 000 personnes par jour, le chantier camerounais s’est vidé de plus de la moitié de ses effectifs, traduisant l’émotion partagée par les deux communautés.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois d’août 2026, la tragédie de Zamboï est fondamentale car elle illustre la vulnérabilité extrême des acteurs de l’artisanat minier en Afrique centrale et la réalité des bassins de vie transfrontaliers. Analyser cet éboulement comme un simple fait divers serait une erreur de perspective : l’absence de sécurité sur les chantiers d’orpaillement informels met en danger des milliers de jeunes Camerounais et Centrafricains en quête de subsistance.
Encadrer l’exploitation minière artisanale, renforcer la sécurité sur les chantiers aurifères et structurer la coopération transfrontalière entre Yaoundé et Bangui sont des enjeux de protection sociale, de régulation économique et de dignité humaine absolus pour la période 2026-2030.
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Vers une régulation renforcée et la sécurisation de l’artisanat minier
Alors que les autorités militaires et sanitaires camerounaises sécurisent la zone, le responsable du site côté centrafricain envisage déjà de viabiliser le terrain pour y lancer une exploitation semi-mécanisée, sous le regard vigilant des experts de la Société nationale des mines du Cameroun.
Pour la période 2026-2030, la récurrence des drames dans les mines d’or artisanales impose aux gouvernements de la sous-région d’accélérer la formalisation des coopératives minières, l’imposition de normes de sécurité strictes et l’équipement des orpailleurs en matériel de protection moderne.
La solidarité exemplaire démontrée par les populations de Zamboï en ce milieu d’année 2026 rappelle que la fraternité humaine demeure le principal rempart face aux épreuves le long des frontières africaines.



