Après dix mois de mission à la tête de la représentation résidente de la Banque mondiale au Congo, Alexandra Célestin a fait ses adieux à Brazzaville. Saluée par le gouvernement pour son engagement, elle laisse un portefeuille renforcé avec cinq nouvelles conventions signées, 3 000 PME féminines soutenues et 1 300 emplois directs projetés d’ici 2030.
Ce lundi 17 août 2026, la coopération multilatérale entre la République du Congo et les institutions breton-woodsiennes enregistre le bilan très positif d’une étape charnière. En poste depuis octobre 2025, la représentante-résidente de la Banque mondiale au Congo, Alexandra Célestin, a officiellement achevé son mandat de dix mois à l’occasion d’une cérémonie d’adieu organisée le week-end dernier à Brazzaville. En présence de trois membres du gouvernement — le ministre de l’Économie et du Plan, Ludovic Ngatsé, le ministre du Développement industriel, Michel Djombo, et la ministre des PME, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa —, la diplomate onusienne a exprimé sa confiance inébranlable dans le potentiel économique, humain et entrepreneurial de la nation congolaise.
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330 millions $ de financements additionnels : Des retombées directes pour les PME, l’agriculture et la santé
Au cours de son mandat, Alexandra Célestin a œuvré à la structuration d’un programme d’accompagnement de grande envergure, mobilisant 330 millions de dollars américains de financements additionnels. Sur cette enveloppe, 187,6 millions de dollars ont été spécifiquement alloués à des secteurs prioritaires : la santé publique, l’aménagement urbain, l’agriculture durable, la gestion des forêts et la gouvernance institutionnelle.
Cette dynamique de coopération s’est concrétisée par la signature de cinq nouvelles conventions de financement d’une valeur globale de 200 millions de dollars avec le ministre Ludovic Ngatsé. Les retombées directes de ces programmes s’étendent sur plusieurs axes stratégiques :
- Entrepreneuriat féminin : Accès à un financement abordable pour plus de 3 000 petites et moyennes entreprises (PME) gérées par des femmes, avec la création projetée de près de 1 300 emplois directs d’ici 2030.
- Souveraineté alimentaire : Appui structurant aux filières avicoles et aquacoles, visant une réduction de 20 % des coûts de production au profit de 30 000 agriculteurs (dont un tiers de femmes).
Politiques publiques et potentiel humain : Les leviers de la transformation économique du Congo
Tout en saluant l’accueil chaleureux du peuple congolais et la qualité du dialogue stratégique avec les autorités républicaines, Alexandra Célestin a rappelé que le potentiel immense du Congo ne peut se concrétiser sans des institutions efficaces, des investissements judicieux et un secteur privé audacieux.
Pour le ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic Ngatsé, la représentante sortante a fait preuve d’un dévouement et d’une compétence exemplaires pour aligner les financements de la Banque mondiale sur les objectifs prioritaires du Plan national de développement (PND 2022-2026).
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois d’août 2026, la clôture du mandat d’Alexandra Célestin est fondamentale car elle scelle la consolidation d’un portefeuille d’investissement de plus de 200 milliards FCFA pour le Congo. Analyser ce départ comme une simple transition diplomatique serait une erreur de perspective : ces financements ciblés sur les PME féminines, l’élevage et l’aquaculture apportent une réponse directe aux défis de l’emploi des jeunes, de l’inflation alimentaire et de la diversification hors-pétrole.
Faciliter le crédit aux femmes entrepreneures, abaisser de 20 % les coûts de production agricole locale et renforcer la gouvernance des forêts sont des enjeux de justice sociale, de souveraineté économique et de résilience climatique absolus pour la période 2026-2030. La mise en œuvre rigoureuse de ces 5 conventions garantira la pérennité de cet héritage.
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Prospective 2026-2030 : Concrétiser les financements en emplois et en production locale
Le départ d’Alexandra Célestin ouvre la voie à la phase d’exécution opérationnelle des programmes validés. L’arrivée prochaine de son successeur à la tête de la mission de la Banque mondiale s’inscrira dans la continuité de ces engagements stratégiques.
Pour la période 2026-2030, le défi prioritaire pour les ministères bénéficiaires (Économie, PME, Agriculture, Développement industriel) résidera dans le déboursement fluide des fonds et le suivi-évaluation rigoureux des impacts sur le terrain, en particulier pour atteindre l’objectif de 1 300 emplois directs créés et l’autonomisation durable des 3 000 PME féminines.
Les jalons posés en ce milieu d’année 2026 confirment que le Congo conserve la confiance entière des grands bailleurs de fonds internationaux pour conduire ses réformes de modernisation.


