Washington lève les doutes concernant la présence de la sélection congolaise au Mondial 2026. Un responsable américain confirme que les Léopards pourront participer au tournoi, malgré les mesures de contrôle renforcées aux frontières contre l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo.
Mondial 2026 : la RDC pourra participer malgré la crise sanitaire d’Ebola
Les craintes qui planaient sur la qualification sportive et logistique de la sélection congolaise au Mondial 2026 se dissipent progressivement. Un officiel du département d’État américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a formellement assuré que l’équipe nationale de football de la République démocratique du Congo serait en mesure de prendre part à la compétition prévue aux États-Unis, malgré la crise sanitaire qui traverse le pays.
Des mesures sanitaires strictes, mais compatibles avec la participation
Washington avait annoncé, la semaine précédente, un renforcement significatif des protocoles sanitaires à ses points d’entrée. Cette décision visait à contenir le risque de propagation du virus Ebola en interdisant temporairement l’accès du territoire américain aux ressortissants étrangers ayant séjourné en Ouganda, en République démocratique du Congo ou au Soudan du Sud au cours des trois semaines antérieures à leur arrivée.
Cependant, cette mesure ne constitue pas un obstacle insurmontable pour les Léopards. Le responsable américain a précisé que l’équipe congolaise a déjà organisé sa préparation en territoire européen, notamment en Belgique. Cette stratégie permet aux joueurs d’échapper aux critères d’interdiction imposés par Washington. En conséquence, la délégation sportive n’aura pas besoin de transiter par Kinshasa avant de se présenter aux États-Unis, décision qu’elle a d’ailleurs confirmée en annulant le passage initialement prévu par la capitale congolaise.
Un cadre d’exception pour les joueurs, des restrictions pour les supporters
L’administration américaine a prévu un mécanisme d’adaptation pour les situations exceptionnelles. Si l’un des membres de la délégation sportive avait voyagé en RDC au cours des 21 jours précédant son entrée sur le sol américain, une dérogation pourrait être accordée. Néanmoins, cette personne serait soumise à un protocole sanitaire rigoureux, identique à celui appliqué aux citoyens américains revenant de zones à risque : dépistage obligatoire et isolement préventif.
Cette flexibilité ne s’étend cependant pas aux supporters congolais. Les fans souhaitant se rendre aux États-Unis pour encourager leur équipe resteront soumis aux restrictions de voyage initialement annoncées. Cette distinction soulève des questions pratiques quant à la mobilisation du public congolais pour soutenir les Léopards lors de leurs rencontres.
Un retour attendu après 52 ans d’absence
La participation de la RDC revêt une importance historique particulière. Le pays n’a pas pris part à une Coupe du monde depuis 1974, soit plus d’un demi-siècle. Les Léopards ont établi leur base opérationnelle à Houston, au Texas, où ils prépareront leur campagne dans le groupe K.
Le calendrier de la sélection congolaise s’annonce chargé. Les rencontres de poule opposeront la RDC au Portugal le 17 juin à Houston, à la Colombie le 24 juin à Guadalajara au Mexique, et enfin à l’Ouzbékistan le 28 juin à Atlanta. Ces trois affiches détermineront la suite de l’aventure mondiale des Léopards.
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Des zones d’ombre subsistent
Si les assurances apportées par Washington concernant la participation de l’équipe semblent solides, certaines questions demeurent sans réponse. Le responsable américain n’a pas abordé la question de la présence de la délégation congolaise au Mexique pour le match contre la Colombie. Cette omission soulève des interrogations sur les modalités pratiques de franchissement des frontières nord-américaines lors de déplacements inter-continentaux durant la compétition.
La situation illustre les défis complexes posés par la gestion simultanée d’une crise sanitaire internationale et de l’organisation d’un événement sportif majeur. Elle démontre également la capacité des autorités à adapter leurs mesures de sécurité sanitaire sans compromettre les engagements internationaux, à condition que des protocoles alternatifs soient mis en place.


