RIO DE JANEIRO – Alors que les tensions géopolitiques mondiales atteignent des sommets inquiétants, la République du Congo a choisi le cadre de l’Atlantique Sud pour réaffirmer ses principes de paix et de droit international.
Lors de la neuvième réunion interministérielle de la Zone de paix et de coopération de l’Atlantique Sud (Zopacas), tenue les 8 et 9 avril 2026 au Brésil, le ministre Jean-Claude Gakosso a porté un message de fermeté et d’unité. Dans un monde où, selon ses mots, « la loi de la force supplante allègrement la force de la loi », Brazzaville se positionne comme un défenseur acharné de la cohésion transatlantique et de la protection de l’environnement marin.
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Un front uni face aux périls mondiaux
Représentant le président Denis Sassou N’Guesso, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger a livré un plaidoyer vibrant pour le renforcement de la solidarité entre les vingt-quatre États membres de l’organisation. Pour Jean-Claude Gakosso, l’unité de la Zopacas n’est pas qu’une simple option diplomatique, c’est une nécessité vitale face aux crises sanitaires, économiques et sécuritaires qui secouent actuellement la planète.
« Aujourd’hui, plus que jamais, notre communauté doit renforcer son unité afin de faire entendre sa voix. Une voix qui doit être puissante, dans un monde marqué par des tensions géopolitiques d’une extrême gravité, des bouleversements économiques sans précédent, de dangereuses crises sanitaires et d’immenses risques sécuritaires. » — Jean-Claude Gakosso
Le chef de la diplomatie congolaise a déploré l’érosion du droit à l’autodétermination, rappelant que l’architecture internationale actuelle est menacée par des velléités de puissance qui ignorent les principes fondamentaux des Nations unies adoptés en 1948.
Sécurité maritime et non-prolifération : Le refus du nucléaire
Au-delà des discours, la réunion de Rio a abouti à des actes concrets avec la signature de la Déclaration de Rio, de la Stratégie et de la Convention pour la protection de l’environnement marin. Le Congo a réaffirmé son rôle de gardien de l’Atlantique Sud en insistant particulièrement sur la lutte contre le surarmement. Pour Brazzaville, la Zopacas doit demeurer un levier essentiel pour la non-prolifération des armes en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Le ministre a également porté une charge contre l’arme atomique, précisant que ceux qui pensent que posséder l’arme nucléaire est vertueux se trompent largement. Il a rappelé que de tels engins sont capables d’annihiler toute vie sur notre planète bleue. Cette position forte s’accompagne d’un engagement pour la protection des fonds marins et des ressources naturelles de l’espace atlantique, afin de garantir le progrès et le développement des générations futures.
Le Congo sous le leadership de Sassou N’Guesso : Un pilier du dialogue Sud-Sud
En adhérant sans réserve à la Déclaration de Rio, la République du Congo confirme son engagement à faire de la Zopacas un acteur majeur de la scène internationale. Sous l’impulsion du président Denis Sassou N’Guesso, le pays entend transformer ce cadre institutionnel en un vecteur de prospérité durable et de dialogue constructif.
L’organisation, qui regroupe vingt et un pays africains et trois pays sud-américains, s’affirme aujourd’hui comme un sanctuaire de paix. En conjuguant ses efforts avec ceux du Brésil et des autres États membres, le Congo espère bâtir un avenir fondé sur la justice et la dignité humaine, prouvant que la solidarité du Sud est le meilleur rempart contre l’incertitude du monde actuel.



