C’est un tournant majeur pour la protection maternelle et infantile en République du Congo. Depuis le 24 avril 2026, l’administration d’une dose de vaccin contre l’hépatite B dans les 24 premières heures de vie est devenue systématique dans toutes les maternités du pays.
Lancée officiellement lors de la Semaine africaine de la vaccination à Brazzaville, cette initiative vise à briser la chaîne de transmission précoce de cette infection souvent silencieuse mais redoutable.
Plus d infos sur Le Journal du Congo
Une arme fatale contre la transmission mère-enfant
L’introduction de cette dose monovalente à la naissance n’est pas un détail administratif, c’est une avancée scientifique cruciale. Selon le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, l’efficacité préventive de cette injection précoce est estimée à près de 90 %. En agissant immédiatement après la naissance, le système de santé congolais espère réduire drastiquement le taux de porteurs chroniques du virus, l’hépatite B étant l’une des causes principales de maladies graves du foie à l’âge adulte.
Un effort soutenu par l’OMS et les partenaires mondiaux
Cette stratégie s’appuie sur des chiffres mondiaux impressionnants partagés par le Dr Vincent Sodjinou, représentant de l’OMS au Congo. Depuis 1974, la vaccination a permis de sauver plus de 154 millions de vies à travers le monde. Pourtant, malgré ces succès, de nombreux enfants africains restaient dans l’angle mort de la protection vaccinale. Avec ce nouveau protocole, le Congo s’aligne sur les recommandations internationales les plus strictes pour offrir une chance équitable à chaque nouveau-né de grandir sans la menace de l’infection.
« Vacciner dès la naissance, c’est offrir à chaque enfant une chance réelle de construire l’avenir. » — Jean-Rosaire Ibara, Ministre de la Santé.
Mobilisation communautaire : le rôle clé des parents
Au-delà de la volonté politique et de l’appui technique de l’OMS, la réussite de ce programme repose désormais sur les familles. Le gouvernement et les personnels soignants lancent un appel vibrant aux parents pour qu’ils respectent scrupuleusement ce nouveau calendrier. Le slogan « Enfants vaccinés, enfants sauvés » devient ainsi le leitmotiv d’une nouvelle génération que Brazzaville souhaite voir émerger en pleine santé, libérée des maladies infectieuses évitables.



