Au terme d’un chassé-croisé d’une intensité dramatique marqué par un score de parité exceptionnel (3-3) à Kansas City, les Fennecs et la sélection autrichienne s’invitent ensemble dans le tableau final de la Coupe du monde.
Ce samedi 27 juin 2026, à Kansas City, les sélections nationales d’Algérie et d’Autriche ont livré l’un des duels les plus spectaculaires et mémorables de la phase de poules du Mondial nord-américain en se quittant sur un score nul historique (3-3) lors de l’ultime journée du groupe J. Face à la menace d’une élimination directe et définitive en cas de défaite, les deux formations se sont rendu coup pour coup dans une fin de match irrespirable où le verdict de la qualification a basculé à deux reprises durant le temps additionnel. Ce dénouement s’avère d’une importance capitale : en affichant chacune quatre points au compteur derrière l’intouchable Argentine, l’Autriche s’empare de la deuxième place qualificative pour s’offrir un choc d’envergure contre l’Espagne, tandis que l’Algérie valide officiellement son précieux ticket parmi les huit meilleurs troisièmes de la compétition pour aller défier la Suisse en seizièmes de finale.
L’ouverture du score d’Arnautovic et la lucarne magique de Rafik Belghali
Dans une ambiance incandescente, la rencontre a démarré sur un rythme soutenu avec une possession partagée à parts égales durant le premier quart d’heure. C’est le jeune international algérien Ibrahim Maza qui a allumé la première mèche d’un superbe coup du sombrero enchaîné avec une reprise de volée audacieuse, passant malheureusement hors cadre (10e). Après une entame légèrement brouillonne où les deux blocs ont peiné à concrétiser leurs incursions, la traditionnelle pause fraîcheur a totalement transfiguré la dynamique tactique du match. Plus entreprenante à la reprise, l’Autriche a ouvert la marque à la 28e minute grâce au flair du vétéran Marko Arnautovic qui, profitant d’un rebond favorable, a réussi à tromper la vigilance du portier algérien Oussama Benbot (1-0).
Piqués au vif par cette ouverture du score qui les éliminait virtuellement, les hommes de Vladimir Petkovic ont immédiatement investi la moitié de terrain autrichienne. Les assauts répétés de Maza et de Farès Chaïbi ont fait planer un danger constant sur l’arrière-garde européenne, sans pour autant faire trembler les filets. La délivrance pour les Fennecs est finalement intervenue juste avant le coup de sifflet de la mi-temps. À la suite d’un ballon aérien sauvé in extremis sur le poteau de corner, le latéral Rafik Belghali s’est infiltré dans la surface de réparation, a éliminé son vis-à-vis d’une feinte de corps magistrale et a déclenché une frappe surpuissante dans la lucarne droite (1-1, 45e), récompensant les efforts intenses de la sélection africaine.

Le doublé stratosphérique de Riyad Mahrez et le miracle autrichien à la 96e minute
La seconde période a repris sur les mêmes bases élevées, l’Algérie confisquant le ballon pour empêcher le collectif autrichien de s’exprimer. Pourtant, contre le cours du jeu et au terme d’un contre-attaquant d’école mené à haute vitesse, Marcel Sabitzer a surgi pour redonner l’avantage à l’Autriche d’une frappe chirurgicale (2-1, 55e), signant le deuxième but autrichien sur leur deuxième tir cadré de la partie. Loin de s’effondrer, les Fennecs ont réagi cinq minutes plus tard : après un très gros travail de percussion d’Houssem Aouar au cœur du milieu de terrain, le capitaine Riyad Mahrez a idéalement placé son ballon pour signer l’égalisation (2-2, 60e).
S’en est suivie une période de gestion calculée où les deux équipes, conscientes qu’un match nul assurait leur présence au second tour, ont considérablement ralenti le tempo, faisant tourner le ballon sans prendre de risques majeurs. C’est dans le temps additionnel que le match a basculé dans l’irréel. À la 93e minute, Riyad Mahrez a profité d’une inattention de la défense autrichienne pour inscrire le but du doublé d’un tir enveloppé instinctif (3-2), plongeant l’Autriche au bord du gouffre et de l’élimination. Mais l’abnégation autrichienne a fini par payer au bout du suspense : à la 96e minute, sur l’ultime assaut de la rencontre, le géant Sasa Kalajdzic a catapulté le ballon au fond des filets (3-3), scellant un dénouement légendaire.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juin 2026, ce score de parité exceptionnel (3-3) est capital car il valide le retour en force de l’Algérie au plus haut niveau mondial et prouve sa capacité de résilience psychologique face aux meilleures nations européennes. Après l’immense déception des éliminations passées, voir les Fennecs arracher leur place en seizièmes de finale avec un football offensif et décomplexé insuffle une dynamique de confiance indispensable pour la suite du tournoi.
Se hisser dans le tableau final du Mondial est un enjeu de fierté nationale, de souveraineté sportive et de rayonnement continental absolu pour l’Algérie. Le leadership retrouvé de Riyad Mahrez, combiné à l’émergence d’une nouvelle génération talentueuse incarnée par Maza et Belghali, offre à la sélection africaine des garanties majeures à l’aube d’affronter la Suisse. C’est le signal fort que la tactique mise en place par Vladimir Petkovic commence à porter ses fruits et que les Fennecs possèdent les ressources mentales nécessaires pour aborder les matchs couperets sans aucun complexe d’infériorité.
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Cap sur les seizièmes de finale : Les Fennecs peuvent-ils faire trembler la Suisse ?
Ce dénouement grandiose provoque une immense vague de fierté et une émotion indescriptible parmi les millions de supporters algériens à travers le monde, soulagés de voir leur pays retrouver les sommets du football international. Voir les scènes de communion intenses entre les joueurs sur la pelouse de Kansas City rappelle la passion brute qui entoure la sélection nationale, propulsant le pays vers de nouvelles ambitions sportives. La projection vers le seizième de finale face à la Suisse s’annonce d’une intensité tactique et physique extrême.
Dès lors, face à la rigueur défensive helvétique, la sélection de Vladimir Petkovic saura-t-elle corriger ses largesses défensives pour éviter de concéder des buts évitables d’ici les prochains jours ? La fraîcheur physique des cadres comme Riyad Mahrez sera-t-elle suffisante pour tenir la distance lors des prolongations potentielles de la phase à élimination directe ? Le débat footballistique enflamme déjà les discussions d’Alger à Oran, la ferveur populaire est à son paroxysme, et la suite de l’épopée algérienne dans ce Mondial 2026 s’annonce pleine de promesses.


