En accueillant le 3e regroupement technique francophone de l’ESS, la ville océane s’associe à l’AIRF pour transformer les coopératives et mutuelles locales en puissants moteurs d’insertion professionnelle pour la jeunesse.
Du 6 au 10 juillet 2026, la mairie de Pointe-Noire, sous l’impulsion de la maire Évelyne Tchichelle Moe Poaty et du préfet Pierre Cebert Iboko Onanga représentant le ministère de l’Intérieur, réunit les délégations de huit pays de l’espace francophone pour le troisième regroupement technique de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Cet atelier d’envergure internationale, orchestré par l’Association internationale des régions francophones (AIRF), vise à co-construire des outils de gestion et des feuilles de route territoriales capables de structurer les associations, les mutuelles et les entreprises sociales des quartiers. Ce rendez-vous s’avère d’une importance capitale : en plaçant l’humain et la gouvernance démocratique au cœur de la création de richesse, les collectivités locales congolaises s’émancipent de l’économie de rente pétrolière pour offrir des débouchés concrets, dignes et durables à une jeunesse urbaine en quête d’autonomisation et d’entrepreneuriat collectif.
L’humain au centre de la croissance : Le pacte de la mairie de Pointe-Noire pour la jeunesse
Évelyne Tchichelle Moe Poaty a rappelé avec force que face aux crises multiformes qui secouent l’économie mondiale en juillet 2026, l’économie sociale et solidaire ne constitue plus une alternative marginale, mais bien une solution absolue. Cette approche innovante permet de nouer un dialogue direct entre les collectivités locales et les initiatives citoyennes pour revitaliser l’emploi dans les arrondissements de la capitale économique, favorisant l’inclusion et le soutien direct aux populations les plus vulnérables.
Cette démarche s’inscrit en parfaite harmonie avec la vision stratégique du président de la République, Denis Sassou Nguesso, à travers son programme national phare « Accélérons la marche vers le développement », qui érige l’avenir de la jeunesse au rang des priorités nationales absolues. Grâce à cette impulsion présidentielle forte, l’intégration de cette force vive s’articule désormais autour d’un triptyque incontournable : l’emploi, l’employability et l’entrepreneuriat, répondant ainsi à l’aspiration universelle des jeunes Congolais de contribuer activement au développement de leur pays.
En finir avec l’économie de rente : Le Kouilou et le Niari parient sur la décentralisation
Pour Alexandre Mabiala, président de l’Association des départements du Congo et du Conseil départemental du Kouilou, ces assises marquent une rupture idéologique majeure en tournant définitivement le dos à l’économie de rente au profit d’un modèle résilient. L’ESS répond directement aux impératifs d’augmentation des revenus des populations et d’autonomisation des femmes, en s’inspirant des meilleures pratiques des territoires francophones de France ou d’Afrique de l’Ouest ayant déjà réussi leur transition économique.
Abondant dans le même sens, Armand Moody Mafoumbou, président du Conseil départemental du Niari, a souligné que le développement de l’espace francophone passe obligatoirement par la décentralisation et la transformation des disparités territoriales en opportunités économiques réelles. Pointe-Noire sert ainsi de laboratoire à ciel ouvert pour poser un diagnostic partagé et concevoir des outils financiers participatifs viables pour l’horizon 2026-2031, prouvant que les communes peuvent générer leur propre croissance.

💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, le virage de Pointe-Noire vers l’économie sociale et solidaire est capital car il redéfinit les règles du jeu face au chômage des jeunes en s’appuyant sur l’autonomisation des collectivités locales. Compter uniquement sur les grands investissements industriels ou la fonction publique pour absorber la dynamique démographique urbaine constitue une limite structurelle évidente.
Faire réussir cette transition est un enjeu d’équilibre macroéconomique, de cohésion sociale et de résilience territoriale absolue pour le Congo d’ici 2031. En structurant les mutuelles, les groupements agricoles périurbains et les entreprises solidaires, Pointe-Noire concrétise sur le terrain la vision du président Denis Sassou Nguesso. C’est le signal fort que la richesse du pays ne dépend plus exclusivement des cours mondiaux du baril de brut, mais de la capacité des territoires à libérer l’énergie entrepreneuriale collective de leur jeunesse pour créer une croissance endogène et inclusive.
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L’avenir des territoires francophones : Pointe-Noire sera-t-elle le modèle de la finance solidaire ?
La tenue de ce sommet francophone au cœur de la ville océane, associant des experts venus de France, du Sénégal, de Côte d’Ivoire ou de Madagascar, suscite une profonde vague d’espoir et une réelle émotion au sein des tissus associatifs locaux, heureux de voir leurs initiatives de quartier valorisées à l’échelle internationale. Cette dynamique territoriale de juillet 2026 projette le développement communautaire vers des perspectives radieuses pour l’horizon 2026-2031, installant durablement la culture de la solidarité économique. La feuille de route est en cours de finalisation, mais sa mise en œuvre pratique suscite un grand débat d’avenir.
Dès lors, face aux réalités du terrain, les collectivités locales parviendront-elles à mobiliser des fonds de garantie spécifiques d’ici la fin de l’année 2026 pour financer le passage à l’échelle de nos coopératives de jeunes ? Les structures traditionnelles de l’ESS sauront-elles s’approprier les outils numériques pour accroître leur transparence et leur productivité, ou le manque d’accompagnement technique sur le long terme freinera-t-il cette belle ambition décentralisée ? Le débat sur l’entrepreneuriat collectif est totalement ouvert à Pointe-Noire, la ferveur de nos jeunes leaders solidaires est à son paroxysme, et la métamorphose de notre modèle économique promet de retenir toute notre attention.



