Dans le cadre d’un plan d’investissement massif d’un milliard d’euros, Congo Terminal annonce la mise en service prochaine du Môle-Est au Port autonome de Pointe-Noire. Une révolution technologique et écologique qui supprime définitivement les moteurs thermiques au profit d’équipements électriques de pointe.
Ce samedi 18 juillet 2026, à Pointe-Noire, la société Congo Terminal, filiale d’Africa Global Logistics (AGL), a officialisé le déploiement technique du Môle-Est, le tout premier terminal portuaire entièrement électrifié de la République du Congo et de la sous-région. Cet investissement d’envergure, ancré dans un programme global d’un milliard d’euros courant jusqu’en 2027, s’avère d’une importance stratégique et environnementale capitale : en substituant intégralement les motorisations thermiques par des technologies e-logistiques de nouvelle génération, l’opérateur propulse le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) au rang de pionnier de la transition énergétique maritime en Afrique centrale, tout en augmentant drastiquement les cadences de traitement des marchandises pour les économies régionales.
Môle-Est à Pointe-Noire : Une infrastructure XXL propulsée par des équipements électriques nouvelle génération
La conception du Môle-Est répond à un double impératif de performance opérationnelle et de décarbonation des activités portuaires. Pour éliminer l’usage des énergies fossiles sur site, Congo Terminal déploie une flotte d’équipements lourds entièrement électrifiés. La plateforme disposera dès son lancement de cinq portiques de quai électriques de grande capacité, de quinze portiques de parc sur pneus (e-RTG) dédiés au stockage, ainsi que de trente tracteurs portuaires électriques (e-TT) pour le transfert des conteneurs.
Pour orchestrer cet écosystème sans saturer les réseaux locaux, l’infrastructure intègre des systèmes autonomes de gestion de l’énergie capables de piloter et d’optimiser la consommation électrique en temps réel. Anthony Samzun, directeur général de Congo Terminal, souligne que ce projet transpose le savoir-faire international d’AGL au service du Congo, afin de bâtir une infrastructure moderne conforme aux plus hauts standards internationaux tout en optimisant l’empreinte environnementale des opérations.
2,5 millions de conteneurs et 900 emplois : L’impact économique majeur de Congo Terminal
Ce virage technologique transforme profondément la physionomie économique de la capitale océanique. Sur le plan social, la mise en service et l’exploitation du Môle-Est vont générer 900 emplois supplémentaires, directs et indirects. Ces postes cibleront principalement les métiers de la maintenance électrique de pointe, le pilotage des systèmes automatisés et les fonctions logistiques associées, offrant de nouvelles opportunités de formation pour la jeunesse congolaise.
Sur le plan commercial, cette extension majeure va porter la capacité globale de traitement du Port autonome de Pointe-Noire à 2,5 millions de conteneurs équivalents vingt pieds (EVP). En accélérant la manutention de manière plus rapide et plus silencieuse, Congo Terminal consolide la compétitivité du Congo. Cette modernisation sécurise directement les chaînes d’approvisionnement des pays enclavés de l’hinterland qui dépendent contractuellement du PAPN pour leurs flux d’import-export avec les marchés mondiaux.

POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, l’électrification totale du Môle-Est à Pointe-Noire est capitale car elle redéfinit les règles de la compétitivité maritime sur la façade atlantique africaine. Analyser cette transition comme une simple initiative écologique isolée serait une erreur d’évaluation économique majeure : il s’agit d’une réponse industrielle directe aux exigences des armateurs et chargeurs mondiaux, qui imposent désormais la réduction des émissions indirectes de carbone tout au long de la chaîne logistique.
Devenir le hub vert de l’Afrique centrale est un enjeu de souveraineté commerciale, d’attractivité des capitaux et d’indépendance logistique absolue pour la période 2026-2031. Si le Congo réussit le pari de cette transition énergétique portuaire d’ici la fin de l’année 2026, il captera la majorité des flux maritimes régionaux au détriment de ses concurrents thermiques traditionnels. Cette mutation démontre que l’Afrique ne subit plus la transition écologique, mais en devient l’architecte en adaptant ses infrastructures lourdes aux réalités économiques mondiales du XXIe siècle.
Plus d’infos sur Le Journal du Congo
La transition énergétique des ports africains d’ici 2031 : Le défi de la stabilité énergétique face au boom du trafic
L’efficacité et l’ambition technologique portées par Congo Terminal à Pointe-Noire suscitent une immense fierté et des perspectives économiques majeures pour les opérateurs de la sous-région, rappelant que la modernisation des transports demeure la clé de voûte de l’intégration continentale. Ce grand saut technologique de juillet 2026 oriente le secteur maritime vers un horizon de croissance durable pour la période 2026-2031, installant les technologies propres au cœur de la stratégie industrielle nationale. Les investissements d’AGL sont déployés et les 900 emplois se concrétisent, mais la capacité réelle des infrastructures énergétiques locales à alimenter en continu ces équipements portuaires géants sans impacter la consommation des ménages ouvre un débat captivant.
Dès lors, face à l’objectif d’atteindre 2,5 millions de conteneurs traités, le partenariat public-privé parviendra-t-il d’ici la fin de l’année 2026 à garantir une autonomie énergétique totale au Môle-Est via des sources renouvelables locales ? Comment les autres ports de la sous-région s’adapteront-ils pour ne pas perdre leur compétitivité face à la vitesse d’exécution de cette nouvelle plateforme électrique avant la fin de la décennie ? Le débat sur l’avenir de nos infrastructures portuaires est totalement ouvert à Pointe-Noire, la transition est en marche, et le succès de ce modèle logistique vert va continuer de retenir toute notre attention.



