Seul candidat du continent africain en lice pour diriger l’ONU dès le 1ᵉʳ janvier 2027, l’ex-président sénégalais Macky Sall a défendu sa vision devant l’Assemblée générale à New York. Entre refonte financière, diplomatie de médiation et numérisation massive, le dirigeant promet de restaurer la confiance au sein d’une institution en crise.
Ce jeudi 23 juillet 2026, la course à la tête des Nations unies est entrée dans une phase décisive lors d’un grand oral inédit retransmis mondialement depuis New York. À une semaine de l’ouverture officielle du processus de désignation du successeur d’António Guterres, les six prétendants au poste suprême ont présenté leur feuille de route devant l’Assemblée générale. Dans cette compétition hautement stratégique, l’ancien président sénégalais Macky Sall s’impose comme le seul candidat du continent africain face à une forte concurrence latino-américaine. Cette audition capitale survient à un moment charnière : confrontée à une crise de liquidité sans précédent, à l’inefficacité de ses mandats et à une géopolitique fracturée, l’organisation mondiale doit impérativement réinventer son modèle pour garantir la paix et le développement des nations.
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Seul candidat de l’Afrique face à l’Amérique latine : Le pari diplomatique de Macky Sall à New York
Pendant 90 minutes éprouvantes, les six personnalités en compétition ont répondu aux questions tirées au sort, posées par les États membres, le personnel de l’ONU et la société civile. Face à Macky Sall se dressent des figures politiques de premier plan, notamment la Chilienne Michelle Bachelet, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett. Alors que la tradition non écrite d’une rotation régionale informelle semblait favoriser cette année une candidature latino-américaine ou caribéenne, la présence de l’ancien chef d’État sénégalais redistribue les cartes du jeu diplomatique mondial.
Fort du soutien officiel du Sénégal et d’un solide ancrage continental, Macky Sall mise sur son expérience au sommet d’un État souverain et à la présidence de grandes organisations régionales africaines. Face aux délégués internationaux, il a martelé sa volonté de rendre l’organisation efficace et pragmatique, pointant du doigt la lourdeur bureaucratisée du système actuel. Pour le candidat africain, l’institution ne peut plus se contenter de accumuler les procédures sans en prouver l’impact concret sur le terrain.
Médiation impartiale et transition numérique : Les piliers pour dépoussiérer les 40 000 mandats de l’ONU
Pour moderniser le fonctionnement du Secrétariat général, Macky Sall propose un choc de simplification administrative doublé d’une accélération technologique majeure. Évoquant les 40 000 mandats actuellement actifs au sein de l’organisation et le rythme étourdissant de plus de 27 000 réunions annuelles, l’ex-président sénégalais exige une évaluation rigoureuse de chaque programme. Il place l’intégration de l’intelligence artificielle et la digitalisation des processus au cœur de son plan d’action pour rationaliser les coûts et décupler l’efficacité opérationnelle des casques bleus et des agences humanitaires.
Sur le plan géopolitique, Macky Sall a réaffirmé que le rôle du secrétaire général devait être celui d’un médiateur impartial et d’un bâtisseur de ponts permanent. Rappelant son initiative diplomatique à la tête de l’Union africaine après le déclenchement de la guerre en Ukraine — au cours de laquelle il s’était rendu aussi bien à Sotchi qu’à Kiev —, il a défendu la nécessité d’un dialogue ininterrompu avec tous les belligérants et les membres permanents du Conseil de sécurité, quelles que soient les tensions ambiantes.
Transparence « Open Book » et dette mondiale : L’offensive économique du candidat africain
Abordant la grave crise de liquidités et le manque de ressources qui paralyse actuellement les opérations onusiennes, Macky Sall a porté un diagnostic sans concession : cette difficulté financière dissimule en réalité une crise de confiance profonde entre l’institution et ses donateurs. Pour restaurer cette crédibilité ébranlée, le candidat promet une gestion sous le signe de la transparence absolue. S’il est désigné, il s’engage à ouvrir l’intégralité de la comptabilité de l’organisation en mode « open book » et à associer directement les États membres aux arbitrages budgétaires et aux réformes des ressources humaines.
Le candidat sénégalais a également placé la refonte de l’architecture financière internationale au centre de sa profession de foi. Dénonçant des mécanismes mondiaux où les pays en développement s’endettent cinq à huit fois plus cher que les nations développées, Macky Sall plaide pour une mobilisation accrue du secteur privé aux côtés des financements publics. Cette posture internationale ambitieuse intervient alors que l’ancien dirigeant fait face, dans son propre pays, aux critiques de ses successeurs qui l’accusent d’avoir omis de comptabiliser près de 7 milliards de dollars de dette à la fin de son mandat présidentiel.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juillet 2026, l’audition de Macky Sall pour le poste de secrétaire général de l’ONU est capitale car elle pose la question de la place légitime de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Analyser cette candidature comme un simple parcours individuel serait une erreur de lecture géopolitique : la désignation du successeur d’António Guterres pour le mandat 2027-2031 déterminera la capacité de l’ONU à répondre aux crises financières et sécuritaires globales.
Restaurer la confiance des États membres, réformer l’architecture de la dette internationale et adapter le multilatéralisme aux réalités du XXIᵉ siècle sont des enjeux majeurs pour la stabilité de la planète. Si la candidature africaine parvient à s’imposer face au bloc latino-américain d’ici la fin de l’année 2026, l’ONU pourrait connaître une refonte historique de ses priorités budgétaires et diplomatiques.
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Succession d’António Guterres au 1ᵉʳ janvier 2027 : Vers une bataille diplomatique au Conseil de sécurité
L’audition publique du 23 juillet 2026 n’était que la première étape d’un marathon politique complexe. Au cours des prochains mois, le Conseil de sécurité mènera des séances de vote à bulletin secret pour recommander un candidat officiel à l’Assemblée générale. La capacité de Macky Sall à rassembler au-delà du continent africain et à convaincre les cinq membres permanents disposant du droit de veto sera déterminante pour transformer sa vision en réalité.
Alors que le monde fait face à une multiplication des foyers de crise et à une méfiance croissante envers le multilatéralisme traditionnel, le choix du prochain dirigeant de la maison de verre de New York engagera l’avenir des relations internationales pour la prochaine décennie. La bataille pour le Secrétariat général ne fait que commencer, et les alliances stratégiques promettent d’être particulièrement intenses d’ici le vote final.
L’engagement de Macky Sall à New York en ce mois de juillet 2026 illustre l’ambition d’une diplomatie africaine désireuse d’imprimer sa marque sur la scène globale. Face aux blocages financiers et aux fractures politiques, l’organisation internationale s’apprête à tourner une page majeure de son histoire.
Dès lors, l’expérience de l’ex-président sénégalais et sa promesse de transparence « open book » suffiront-elles à convaincre les grands décideurs du Conseil de sécurité d’ici la fin de l’année 2026 ? Le continent africain réussira-t-il à briser la règle non écrite de la rotation régionale pour installer son candidat au sommet de la diplomatie mondiale dès janvier 2027 ? Le débat est ouvert, les enjeux géopolitiques sont colossaux, et la suite de cette course à la tête de l’ONU va continuer de retenir toute notre attention.



