Soutenu par l’Union européenne et le WWF, cet atelier national de trois jours pose les bases d’un « contrat social et écologique » pour préserver le capital naturel congolais. Destiné à être vulgarisé dans les quinze départements, ce plan intègre la conservation environnementale dans l’agriculture, les mines et les infrastructures.
Ce mardi 1er septembre 2026, la République du Congo réaffirme son rôle de pivot environnemental au cœur du Bassin du Congo en ouvrant officiellement les travaux de l’atelier national dédié à la Stratégie et au Plan d’actions national pour la biodiversité (SPANB) 2025–2030. Présidée à Brazzaville par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, cette rencontre marque le point de départ d’une vaste dynamique de sensibilisation et de structuration institutionnelle face aux menaces qui pèsent sur les écosystèmes nationaux.
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Un capital naturel à intégrer dans toutes les politiques sectorielles
Conçue pour garantir une cohérence globale dans la conservation et l’utilisation durable des ressources, la SPANB 2025–2030 vise à sortir la protection environnementale de son statut de discipline isolée. La stratégie impose l’intégration directe des exigences de biodiversité au sein des politiques de développement prioritaires, notamment l’agriculture, les industries minières, l’énergie, l’hydraulique, les infrastructures de transport et l’aménagement du territoire.
Ce cadre novateur bénéficie de l’appui stratégique des partenaires internationaux. Le représentant de WWF Congo, Eugene Chia, a rappelé que la biodiversité constitue un capital naturel précieux qu’il convient de valoriser durablement afin que la préservation des forêts et la croissance économique progressent de concert. De son côté, l’ambassadrice de l’Union européenne, Anne Marchal, a réitéré le soutien financier et technique de l’Europe lors des débats axés sur la gouvernance environnementale, les mécanismes innovants de financement vert et la protection des écosystèmes forestiers.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de septembre 2026, l’adoption et la vulgarisation de la SPANB 2025–2030 sont fondamentales car elles traduisent l’ambition du Congo de sanctuariser son statut de poumon écologique mondial tout en planifiant son émergence industrielle. Analyser ce plan comme un simple document d’experts serait une erreur de perspective : concilier l’exploitation minière et agricole avec la protection des forêts primaires constitue la clef de voûte de la durabilité économique nationale.
Mobiliser les financements verts internationaux, renforcer les cadres juridiques de protection de la faune et de la flore et vulgariser les impératifs écologiques dans l’ensemble des 15 départements sont des enjeux de gouvernance environnementale, de justice intergénérationnelle et de souveraineté écologique absolus pour la période 2026-2030.
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Du contrat écologique à la feuille de route départementale
L’atelier de Brazzaville constitue la première étape d’un processus itinérant destiné à engager les quatorze autres départements du pays dans cette gouvernance participative.
Pour la période 2026-2030, l’adoption de la feuille de route opérationnelle permettra d’aligner les investissements publics et privés sur les normes de durabilité de la SPANB, tout en dotant les collectivités locales des moyens techniques pour surveiller leurs espaces naturels.
La signature de ce pacte écologique en ce début septembre 2026 confirme la détermination de la République du Congo à léguer un patrimoine environnemental intact aux générations futures.


