Mise en lumière lors d’une conférence-débat organisée à la Grande foire agricole du Congo en présence du ministre d’État Claude Alphonse Nsilou et du préfet Jules Moukala Tsoumou, la richesse agropastorale du Pool constitue un levier économique majeur. Entre cultures vivrières, arboriculture, maraîchage et élevage, le département doit surmonter ses défis structurants pour nourrir durablement Brazzaville.
Ce lundi 24 août 2026, la contribution stratégique du département du Pool à la sécurité alimentaire de la République du Congo a fait l’objet d’analyses approfondies à l’occasion de la Grande foire agricole du Congo (GFAC). Réunis autour du préfet du Pool, Jules Moukala Tsoumou, et du ministre d’État, Claude Alphonse Nsilou, plusieurs experts et cadres territoriaux ont présenté un état des lieux détaillé des atouts agropastoraux de cette région frontalière de la capitale.
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D’une superficie de 17 408,72 km² pour 236 425 habitants répartis dans 8 districts et 388 villages, le Pool bénéficie d’une pluviométrie abondante, d’un sol fertile et d’un réseau hydrographique dense dominé par le fleuve Congo. Sa production repose principalement sur des exploitations vivrières de manioc, maïs, banane, riz paddy, patate douce, arachide, taro et haricot. Les districts de Kindamba et Mindouli se distinguent par un cheptel important qui comptait, en 2025, 3 472 bovins, 1 845 caprins, 4 967 porcins et 39 371 volailles. Parallèlement, les localités de Boko, Louingui, Loumo, Kinkala, Mbandzandouga et Goma Tsé-Tsé s’imposent comme des bassins fruitiers et maraîchers majeurs approvisionnant les marchés urbains en agrumes, mangues, avocats, safous, tomates et piments.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois d’août 2026, la valorisation du potentiel agricole du Pool est fondamentale car elle conditionne la réduction de la dépendance du Congo vis-à-vis des importations alimentaires extérieures. Analyser ce département comme un simple espace ruraux serait une erreur de perspective : de par sa proximité immédiate avec Brazzaville, le Pool constitue la ceinture nourricière indispensable pour garantir la souveraineté alimentaire et stabiliser les prix des denrées de première nécessité.
Désenclaver les pistes rurales, structurer les producteurs en coopératives et implanter des unités locales de transformation agroalimentaire sont des enjeux d’emploi pour la jeunesse, d’aménagement du territoire et de résilience économique absolus pour la période 2026-2030.
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Lever les verrous structurants pour industrialiser la filière agricole
Malgré cette diversité de productions, le développement du bassin agricole du Pool reste freiné par un faible niveau de rendement, des difficultés d’accès à la terre, l’absence de financements adaptés, le manque d’équipements modernes de conservation et le mauvais état des voies de desserte agricole.
Pour la période 2026-2030, la feuille de route portée par les autorités préfectorales et le ministère de l’Agriculture vise à organiser les petits producteurs en coopératives viables et à densifier le réseau de PME agroalimentaires locales. La remise en état des infrastructures routières et l’accès au crédit rural constitueront les leviers décisifs pour transformer l’agriculture de subsistance en une véritable chaîne de valeur commerciale.
La prise de conscience collective manifestée lors de la GFAC 2026 confirme la volonté des pouvoirs publics d’ériger le Pool en moteur de la diversification économique nationale.



