Présent du 19 au 21 août 2026 dans la capitale chinoise aux côtés de la ministre Cao Shumin, le ministre de la Communication et des Médias a plaidé pour le renforcement des capacités éditoriales, les coproductions audiovisuelles et la gouvernance responsable de l’intelligence artificielle. Cette rencontre prépare le futur sommet du FOCAC prévu au Congo.
Ce lundi 24 août 2026 (à la suite des travaux tenus du 19 au 21 août), le partenariat stratégique entre la République du Congo et la République populaire de Chine s’est étendu au secteur des médias et du numérique. Le ministre congolais de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla, a pris une part active à Beijing au septième Forum sur la coopération médiatique sino-africaine, placé sous le thème : « Partager de nouvelles opportunités de développement, bâtir conjointement un nouvel avenir audiovisuel ». Ouverte par la ministre chinoise de la Télévision et de la Radio, Cao Shumin, cette édition a réuni près de 250 décideurs, ministres et professionnels du paysage audiovisuel africain.
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Au cours d’un panel dédié au renforcement des compétences techniques et éditoriales, le ministre Thierry Moungalla a souligné l’urgence d’intensifier les coproductions, les échanges de programmes et les traductions croisées pour permettre au Congo et à la Chine de raconter leurs propres réalités. Les débats ont également mis l’accent sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans la chaîne de production et de diffusion d’informations, tout en appelant à l’établissement d’un cadre de gouvernance éthique et responsable autour des technologies émergentes.
Partenariat bilatéral et immersion dans l’écosystème audiovisuel chinois
En marge des assemblées générales, le ministre Thierry Moungalla s’est entretenu directement avec son homologue Cao Shumin. Cet échange bilatéral a permis d’évaluer la feuille de route issue du mémorandum d’entente signé en 2024 lors de la précédente édition du forum. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de moderniser l’appareil audiovisuel public congolais et d’accroître les programmes de formation pour les journalistes et techniciens.
Le séjour du ministre congolais s’est conclu par une visite guidée du siège de la télévision et de la radio d’État chinoises. Thierry Moungalla a parcouru les studios de production de dernière génération pour s’inspirer de l’organisation matérielle et numérique du géant asiatique des médias.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois d’août 2026, la présence du Congo à ce sommet de Beijing est fondamentale car elle prépare directement la tenue de la prochaine édition du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) sur le sol congolais. Analyser cette mission comme une simple participation institutionnelle serait une erreur de perspective : moderniser l’outil médiatique congolais et s’approprier les usages de l’intelligence artificielle constituent un enjeu majeur de souveraineté de l’information.
Mettre à niveau les équipements de télédiffusion, former les professionnels de la presse aux outils numériques et promouvoir des contenus audiovisuels souverains sont des enjeux de rayonnement culturel, d’attractivité économique et de diplomatie médiatique absolus pour la période 2026-2030.
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Le Congo, hub de la diplomatie médiatique sino-africaine
La dynamique engagée à Beijing positionne le Congo comme un pivot central de la communication entre la Chine et le continent africain. Les engagements pris en matière de transfert technologique alimenteront la restructuration du réseau de diffusion national.
Pour la période 2026-2030, l’organisation à venir du FOCAC à Brazzaville permettra au Congo de finaliser des partenariats majeurs pour la numérisation intégrale de ses chaînes publiques et la création de contenus audiovisuels compétitifs sur la scène internationale.
Les résolutions scellées en ce milieu d’année 2026 confirment l’ambition de la République du Congo d’être un acteur influent de la transformation numérique des médias en Afrique.



