Le Journal du Congo
  • Actualité
  • Politique
    • Présidentielle 2026
  • Afrique
  • International
  • Économie
  • Tech IA
  • Sport
  • Culture
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
  • Politique
    • Présidentielle 2026
  • Afrique
  • International
  • Économie
  • Tech IA
  • Sport
  • Culture
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Le Journal du Congo
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Ordre mondial et diplomatie à l’ONU : À la 81e Assemblée générale, l’Afrique récuse le monde de 1945 et exige de dicter les règles du jeu géopolitique, technologique et minier

Divine Ndinga Par Divine Ndinga
02/10 14:49
dans Actualité, Afrique, International, Politique internationale
0
Ordre mondial et diplomatie à l'ONU : À la 81e Assemblée générale, l'Afrique récuse le monde de 1945 et exige de dicter les règles du jeu géopolitique, technologique et minier

Ordre mondial et diplomatie à l'ONU : À la 81e Assemblée générale, l'Afrique récuse le monde de 1945 et exige de dicter les règles du jeu géopolitique, technologique et minier

28k
PARTAGES
129k
VUES
Share on FacebookShare on Twitter

De la tribune des Nations unies à New York ce jeudi 1er octobre 2026, les dirigeants africains ont affiché un front uni contre l’anachronisme d’un système multilatéral figé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Porté par la formule retentissante de la Première ministre de la RDC, Judith Suminwa Tuluka — proclamant que « le monde de 1945 n’est plus » et refusant que la fracture numérique ne devienne « une fracture de l’intelligence » —, le continent expose toutefois trois trajectoires diplomatiques distinctes : la rupture souverainiste du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine, le réformisme institutionnel du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, et le réalisme géoéconomique prôné par Teodoro Nguema Obiang Mangue et Mamadi Doumbouya pour transformer localement les minerais stratégiques. Au-delà d’un siège au Conseil de sécurité, l’Afrique ne réclame plus seulement une chaise à la table internationale, mais entend dicter les normes de l’intelligence artificielle, du climat et de la finance mondiale.

Ce jeudi 1er octobre 2026, l’enceinte de l’Organisation des Nations unies à New York a résonné d’une contestation systémique sans précédent dans l’histoire récente des relations internationales. À l’occasion des débats de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale, les délégations du Sud ont transcendé leurs clivages géographiques pour exprimer une exaspération commune : l’insupportable décalage entre le poids démographique, écologique et économique réel de l’Afrique et son exclusion persistante des cercles où se décident les équilibres de la planète. De Kinshasa à Niamey, de Dakar à Malabo et Conakry, les voix africaines ont pilonné les fondations d’un ordre multilatéral conçu sans elles au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Cette révolte politique intervient alors que le monde affronte des mutations telluriques accélérées par la révolution des algorithmes, la crise climatique et la course effrénée aux minerais indispensables à la transition énergétique. Loin de se limiter à des complaintes protocolaires, les discours prononcés sur les rives de l’East River marquent l’avènement d’une doctrine d’affirmation souveraine : le continent refuse désormais d’être le simple terrain d’application de règles imaginées par d’autres pour revendiquer son statut d’architecte normatif à part entière.

Plus d infos sur Le Journal du Congo

À Brazzaville, la neuvième édition de la RELICO consacre le livre congolais comme passerelle d’émancipation vers le monde
Intégration continentale et conquête des marchés : À Brazzaville, les forces vives économiques sonnent la mobilisation pour hisser les entreprises congolaises au niveau de la ZLECAF

L’onde de choc Judith Suminwa Tuluka : Quand la RDC lie l’urgence sécuritaire aux algorithmes mondiaux

La cheffe du gouvernement de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a donné le ton de cette offensive avec une acuité analytique remarquée. En martelant devant l’hémicycle new-yorkais que l’ordre de 1945 est définitivement révolu, la Première ministre congolaise a rappelé que les bouleversements contemporains ont rendu obsolète la tutelle exclusive des vainqueurs d’hier. Pour Kinshasa, dont le sol renferme les gisements de cobalt, de lithium et de coltan indispensables aux technologies décarbonées mondiales, l’exigence d’un multilatéralisme révisé ne relève pas d’une coquetterie juridique, mais d’une condition impérative de survie étatique.

Le plaidoyer congolais s’est singularisé par une incursion stratégique sur le terrain des technologies de rupture. Alors que l’intelligence artificielle s’apprête à reconfigurer l’organisation du travail et la suprématie militaire, Judith Suminwa Tuluka a lancé un avertissement solennel : la fracture numérique historique ne doit en aucun cas dégénérer en une fracture irréversible de l’intelligence. Kinshasa exige que les pays en développement soient intégrés dès aujourd’hui à la rédaction des protocoles éthiques, aux comités de standardisation des modèles algorithmiques et aux retombées des capacités de calcul intensif, affirmant avec clarté que la souveraineté de demain s’écrira autant dans le code informatique que dans le respect des frontières territoriales.

Trois Afriques face au monde : Entre la rupture sahélienne et la rénovation institutionnelle

Derrière l’unanimité de façade sur la nécessité de réformer le système, les plénières de la 81e Assemblée générale ont mis en relief trois approches tactiques radicalement divergentes au sein des chancelleries africaines. À la tribune, le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, a choisi le registre de la confrontation frontale. Présentant les tourments du Sahel comme une authentique guerre de libération contre les velléités de recolonisation étrangère, le dirigeant nigérien a lié sans fard l’insécurité aux convoitises extérieures pour les richesses uranifères et pétrolières de la région. Cette posture illustre la stratégie de rupture assumée par l’Alliance des États du Sahel, qui revendique la liberté absolue de réorienter ses alliances géopolitiques dans une logique stricte de réciprocité et de désengagement occidental.

À l’opposé de cette déflagration rhétorique, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a incarné la voie d’un réformisme pragmatique de l’intérieur. Tout en reconnaissant avec lucidité la grave crise de légitimité qui paralyse les agences onusiennes, le chef de l’État sénégalais a récusé toute logique de table rase, plaidant pour une ONU refondée, plus inclusive et capable de rendre des arbitrages effectifs en synergie avec les organisations régionales. Ces nuances doctrinales fondamentales démontrent que si la quête de souveraineté constitue la matrice commune de la diplomatie continentale, les voies pour l’exercer oscillent entre rupture insurrectionnelle et transition négociée.

La géoéconomie de la transformation locale : De Simandou à Malabo, la fin du brut non raffiné

La troisième dimension de cette bataille diplomatique se joue sur le front de l’émancipation industrielle et de la maîtrise des matières premières. À Malabo comme à Conakry, les déclarations ont acté la fin du modèle colonial de l’économie d’extraction. Le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a défendu le droit inaliénable des nations africaines à capter les chaînes de valeur de leurs ressources gazières et minérales par le transfert obligatoire de technologies et l’industrialisation sur le sol national, afin d’abandonner définitivement le statut dévalorisant de simple réservoir d’exportations brutes.

Cette logique est poussée à son paroxysme en Guinée sous la direction de Mamadi Doumbouya, où le mégaprojet du gisement de fer de Simandou sert désormais d’étalon de négociation avec les conglomérats miniers internationaux. En imposant la construction d’un chemin de fer de 670 kilomètres, d’un port en eau profonde et d’unités de transformation sidérurgique locale comme préalables non négociables à l’exploitation, Conakry prouve que la diplomatie d’influence découle directement de la puissance industrielle de terrain. Un État qui exporte sa roche brute reste un mendiant diplomatique à la merci des fluctuations boursières ; celui qui raffine, produit de l’acier et contrôle ses infrastructures logistiques s’arroge mécaniquement un pouvoir d’arbitrage que les grandes puissances sont contraintes de respecter.

POURQUOI C’EST IMPORTANT

En ce mois d’octobre 2026, l’offensive diplomatique concertée de l’Afrique à la 81e Assemblée générale de l’ONU est fondamentale car elle met fin à l’illusion d’une gouvernance mondiale exclusive conçue au milieu du siècle dernier. Analyser ces discours comme de simples postures de tribune masquerait la bascule géoéconomique sous-jacente : dans une planète en quête désespérée de métaux rares pour ses batteries et d’énergie pour ses centres de calcul, l’Occident et l’Asie ne peuvent plus imposer unilatéralement leurs règles du jeu sans risquer une rupture d’approvisionnement globale.

Exiger un siège permanent africain au Conseil de sécurité, participer à l’encadrement normatif de l’intelligence artificielle pour conjurer une marginalisation intellectuelle et conditionner l’accès aux mines à l’industrialisation locale sont des impératifs vitaux de dignité collective, de justice financière et de souveraineté stratégique pour le destin de tout le continent.

Plus d infos sur Le Journal du Congo

Finance internationale et souveraineté monétaire : La Bank of Kigali s’arrime au système chinois CIPS pour fluidifier les échanges en yuans face à l’hégémonie du dollar
Santé publique et sécurité sanitaire à Brazzaville : L’OMS et le gouvernement congolais illuminent le bureau régional pour sceller un pacte de soins de qualité contre les maladies non transmissibles

De la chaise à la table au pouvoir réel de fixer le menu mondial

La conclusion de cette grand-messe diplomatique confronte l’Afrique à son défi le plus impérieux : la conversion de ses revendications verbales en puissance matérielle réelle.

Revendiquer la révision des traités multilatéraux restera un vœu pieux tant que les États africains ne construiront pas les leviers de calcul souverains, les marchés de capitaux intégrés via la ZLECAf et les armées régaliennes capables de faire respecter leurs frontières physiques et numériques. En réclamant non plus seulement un siège de spectateur mais le droit de dicter les règles du jeu économique et technologique, le continent démontre sa volonté de bâtir son propre modèle de puissance, rappelant au monde que la stabilité du XXIe siècle ne s’écrira plus jamais sans l’Afrique, mais avec elle et selon ses propres termes.

Selon vous, l’Afrique parviendra-t-elle enfin à obtenir des sièges permanents au Conseil de sécurité et à imposer ses règles sur les minerais et l’intelligence artificielle face aux réticences des grandes puissances ? Rejoignez la discussion en commentaire, partagez cet article pour porter haut la voix du continent dans le débat mondial, aimez la page et abonnez-vous pour suivre en direct toute l’actualité géopolitique et diplomatique ! Exprimez-vous !

Tags: Ali Mahamane Lamine Zeine Niger Sahel guerre libération Bassirou Diomaye Faye Sénégal multilatéralismeIntelligence artificielle fracture numérique Conseil de sécurité gouvernance mondiale souveraineté géoéconomieONU 81e Assemblée générale octobre 2026 New York Afrique ordre international Judith Suminwa Tuluka RDCTeodoro Nguema Obiang Mangue Guinée équatoriale Mamadi Doumbouya Simandou Guinée transformation locale minerais stratégiques
ShareTweet
Article précédent

Partenariat académique et capital humain : À Astana, la ministre Françoise Joly scelle une alliance d’élite entre l’Université Denis Sassou N’Guesso et l’Astana IT University

Article suivant

Diplomatie économique et rayonnement international : Denis Sassou N’Guesso convié au Forum tripartite de Porto et consacré premier lauréat du Prix pour la paix et l’intégration africaine

Article suivant
Diplomatie économique et rayonnement international : Denis Sassou N’Guesso convié au Forum tripartite de Porto et consacré premier lauréat du Prix pour la paix et l’intégration africaine

Diplomatie économique et rayonnement international : Denis Sassou N’Guesso convié au Forum tripartite de Porto et consacré premier lauréat du Prix pour la paix et l’intégration africaine

Guerre dans le Nord de l'Éthiopie : Vingt-quatre heures après l'aéroport, l'armée fédérale fait son entrée dans Mekele après la fuite des chefs du TPLF

Guerre dans le Nord de l'Éthiopie : Vingt-quatre heures après l'aéroport, l'armée fédérale fait son entrée dans Mekele après la fuite des chefs du TPLF

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Météo

Brazzaville, Congo
04/10 16:50
Light rain
31 ° c
51%
15.1mh
31 c 24 c
lun
36 c 25 c
mar

Qui sommes-nous?

Le Journal du Congo est un média d’actualité congolaise indépendant. Chaque jour, nous informons nos lecteurs au Congo et dans la diaspora. Notre objectif est simple : proposer une information fiable, claire et accessible à tous.

Catégories

  • 1 minute pour comprendre
  • Actualité
  • Afrique
  • Culture
  • Économie
  • Éducation
  • Environnement
  • Événements
  • Faits divers
  • Flash Infos
  • Football
  • Humanitaire
  • International
  • Médias
  • Musique
  • National
  • Politique
  • Politique internationale
  • Présidentielle 2026
  • République du Congo
  • Santé
  • Sécurité
  • Sport
  • Tech IA
  • Tourisme
  • Voyages

Nos réseaux sociaux

  • À propos de nous
  • Publicité
  • Carrières
  • Politique de confidentialité
  • Contact

© 2026 Le Journal du Congo. Tous droits réservés. Le contenu publié sur ce site est protégé par les lois nationales et internationales relatives au droit d’auteur.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.
Chargement en cours

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
  • Politique
    • Présidentielle 2026
  • Afrique
  • International
  • Économie
  • Tech IA
  • Sport
  • Culture

© 2026 Le Journal du Congo. Tous droits réservés. Le contenu publié sur ce site est protégé par les lois nationales et internationales relatives au droit d’auteur.