À l’occasion de son 80e anniversaire, l’École militaire préparatoire général Leclerc s’allie au ministère de la Défense et au PRONAR pour lancer une opération de reboisement technologique au cœur de la capitale.
Ce jeudi 9 juillet 2026, à Brazzaville, le ministre de la Défense nationale, Raymond Zéphirin Mboulou, accompagné des membres du haut commandement militaire et du commandant de l’École militaire préparatoire général Leclerc (EMPGL), le colonel-major Camille Serge Oya, a officiellement lancé une opération hautement symbolique de planting d’arbres au sein de la réserve forestière de la Patte d’Oie, en parfaite coordination avec le directeur de cabinet du ministère de l’Économie forestière, Guy Saturnin Tsétsa. Concrètement, pour célébrer les 80 ans de création de cette prestigieuse école de formation, les forces armées ont mis en terre quatre-vingts plants d’essences forestières locales emblématiques — le Moabi et le Longhi blanc — sur une superficie totale de 0,25 hectare sous la supervision technique rigoureuse du Programme national de reboisement (Pronar). Cette initiative revêt une importance vitale : au-delà de la commémoration historique, elle marque l’implication directe et stratégique de l’institution militaire dans la transition écologique nationale, répondant à l’appel de souveraineté environnementale du chef de l’État pour faire de la République du Congo un bouclier écologique mondial tout en déployant des technologies sylvicoles de pointe pour garantir la survie des forêts urbaines en pleine saison sèche.
Moabi et Longhi blanc : Le choix stratégique d’essences de haute valeur pour restaurer le bassin du Congo
L’opération de reboisement menée à la Patte d’Oie ne s’est pas limitée à un geste commémoratif superficiel ; elle repose sur une sélection scientifique rigoureuse des arbres implantés. Le coordonnateur national du Pronar, François Mankou, a personnellement sélectionné deux essences forestières locales emblématiques des forêts du bassin du Congo pour leur valeur écologique et économique hors du commun. Le Moabi (Baillonella toxisperma), qui représente soixante des quatre-vingts plants mis en terre, est une espèce majestueuse mondialement prisée pour la qualité exceptionnelle de son bois d’œuvre, mais également pour ses fruits dont les graines permettent de produire une huile précieuse aux vertus alimentaires, cosmétiques et médicinales de haute valeur ajoutée.
À ses côtés, les vingt plants restants sont composés de Longhi blanc (Gambeya lacoutiana), une essence forestière indigène dont le bois est reconnu pour sa résistance extrême, sa durabilité naturelle et ses applications multiples dans la construction lourde, la menuiserie fine et l’ébénisterie d’art. En réintroduisant ces colosses de la biodiversité tropicale au cœur même du tissu urbain de Brazzaville, l’EMPGL et le ministère de la Défense contribuent activement à restaurer un microclimat protecteur et à enrichir le patrimoine naturel d’un espace vert soumis à de fortes pressions démographiques.
Sylviculture de précision : L’utilisation d’hydro-rétenteurs pour vaincre la rigueur de la saison sèche
Planter des arbres d’élite en plein mois de juillet à Brazzaville représente un défi sylvicole majeur en raison des contraintes hydriques imposées par la saison sèche. Pour maximiser le taux de reprise et garantir la croissance optimale des jeunes pousses, les experts du Pronar ont déployé un protocole technique de haute précision. Chaque trou de plantation a été rigoureusement enrichi d’un compost organique naturel à base de Tithonia diversifolia, une plante réputée pour ses propriétés fertilisantes exceptionnelles et sa richesse en nutriments essentiels pour le système racinaire.
La véritable innovation technologique de ce planting réside dans l’incorporation systématique d’un hydro-rétenteur au fond de chaque trou avant la mise en terre des tiges. Ce polymère biodégradable agit comme une éponge artificielle capable d’emprisonner et de restituer l’humidité résiduelle au cœur du sol, évitant ainsi le stress hydrique fatal aux jeunes plants durant les mois sans pluie. Les quatre-vingts arbres ont été répartis selon une densité stricte de 400 tiges à l’hectare, respectant un écartement géométrique parfait de cinq mètres entre les lignes et de cinq mètres sur les lignes pour maximiser l’accès à la lumière et aux nutriments du sol.

💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, l’implication de l’École militaire préparatoire général Leclerc et du haut commandement dans le reboisement de la Patte d’Oie est capitale car elle consacre la doctrine moderne de la sécurité globale, où la préservation de la biodiversité devient un acte de défense nationale à part entière. Considérer la protection de l’environnement comme une simple affaire d’ONG ou de ministères techniques serait une grave erreur d’analyse stratégique face à l’urgence climatique mondiale.
Faire réussir la restauration des forêts urbaines est un enjeu de santé publique, d’attractivité territoriale et de souveraineté écologique absolue pour la République du Congo pour la période 2026-2031. En unissant la rigueur de la formation militaire à l’expertise scientifique du PRONAR pour planter des essences d’avenir comme le Moabi, l’armée congolaise concrétise sur le terrain la vision du chef de l’État. C’est le signal fort envoyé au monde que les forces de défense ne protègent pas seulement les frontières géographiques du pays, mais sécurisent activement son patrimoine écologique et les ressources vitales des générations futures.
Quand les forces armées deviennent les gardiennes du bouclier vert africain
L’image de ces jeunes enfants de troupe, officiers et membres du haut commandement militaire troquant momentanément le treillis pour la pelle et s’activant ensemble, sous le regard du ministre Raymond Zéphirin Mboulou, pour redonner vie au sol historique de la Patte d’Oie suscite une profonde émotion et une immense fierté collective, réconciliant l’ordre militaire avec la fragilité de la nature. Cet engagement éco-citoyen de juillet 2026 projette les institutions de formation militaire du Congo vers un horizon de modernité éclatant d’ici 2031, installant durablement la culture du patriotisme vert dans l’esprit des futures élites de l’armée. Le maillage entre défense et biodiversité est désormais scellé dans le sol de Brazzaville, mais la pérennisation de ces forêts urbaines face à la pression immobilière ouvre un grand débat national.
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Dès lors, face à l’étalement urbain incessant et aux agressions répétées contre les espaces protégés de la capitale, cette alliance sacrée entre l’armée et l’économie forestière suffira-t-elle d’ici la fin de l’année 2026 pour sanctuariser définitivement la réserve forestière de la Patte d’Oie contre les bétonneurs et les spéculateurs fonciers ? Le modèle d’éco-sylviculture par hydro-rétenteurs testé par le Pronar sera-t-il généralisé à l’ensemble des casernes et garnisons militaires du pays pour accélérer le reboisement national, ou l’indifférence citoyenne quotidienne l’emportera-t-elle sur les efforts de l’État ? Le débat sur la souveraineté verte est totalement ouvert au Congo, la ferveur de nos militaires est exemplaire, et la croissance de ces quatre-vingts géants de bois promet de retenir toute notre attention.



