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Cancers pédiatriques au Congo : le PNLC lance une campagne de sensibilisation à Pointe-Noire pour accélérer le diagnostic précoce

Emmanuel Obambi Par Emmanuel Obambi
20/02 07:00
dans Actualité, National, République du Congo, Santé
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Cancers pédiatriques au Congo : le PNLC lance une campagne de sensibilisation à Pointe-Noire pour accélérer le diagnostic précoce
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Cancers de l’enfant : à Pointe-Noire, le PNLC mobilise pour briser le retard au diagnostic

À l’occasion de la Journée internationale du cancer de l’enfant, le Programme national de lutte contre les cancers (PNLC) a organisé le 17 février à la mairie de Loandjili, à Pointe-Noire, une campagne de sensibilisation au diagnostic précoce des cancers pédiatriques. Conduite par le Pr Judith Nsonde Malanda, coordonnatrice du PNLC et cancérologue au CHU de Brazzaville depuis près de trente ans, la mission a touché des acteurs de santé, des autorités locales et des étudiants. Dans un pays qui compte entre 200 et 300 nouveaux cas de cancers de l’enfant chaque année mais où la majorité des patients arrivent à un stade avancé, le message est simple et vital : détecté tôt, le cancer pédiatrique se guérit.

Une mobilisation à Loandjili autour du diagnostic précoce

La campagne du 17 février a réuni à la mairie de Loandjili un front d’acteurs inhabituellement large pour ce type d’événement au Congo : représentants du laboratoire Biogaran (un des principaux fabricants français de médicaments génériques, dont certains anticancéreux utilisés en oncologie pédiatrique), médecins de l’unité d’oncologie pédiatrique du CHU de Brazzaville, et autorités locales — en premier lieu l’administratrice-maire de Loandjili, Edith Yolande Ketta-Mbanguyd, par ailleurs présidente de la Fondation Calissa Ikama.

Cette fondation n’est pas un détail protocolaire. Créée en 2008, elle est la seule ONG congolaise spécifiquement dédiée à la lutte contre les cancers de l’enfant. Elle doit son nom à Calissa Ikama, une jeune fille écrivaine dès l’âge de 14 ans, emportée à 15 ans par un cancer des ovaires. Depuis une convention signée avec le gouvernement en décembre 2014, la fondation a financé l’acquisition de médicaments anticancéreux — d’une valeur de 72 millions de FCFA (environ 110 000 euros) — permettant d’administrer quelque 240 cures de chimiothérapie à 40 enfants atteints des cinq cancers pédiatriques les plus fréquents au Congo : leucémie aiguë lymphoblastique, maladie de Hodgkin, lymphome de Burkitt, rétinoblastome (cancer de la rétine) et néphroblastome (cancer du rein).

Le Pr Nsonde Malanda a insisté lors des échanges sur l’importance des signes d’alerte : « La détection rapide de la maladie augmente considérablement les chances de guérison chez l’enfant. » Elle a plaidé pour une synergie renforcée entre le secteur public, les partenaires privés et la société civile.

L’état des lieux : un système qui manque de tout sauf de volonté

Le Congo enregistre entre 200 et 300 nouveaux cas de cancers pédiatriques par an chez les enfants de moins de 15 ans, selon les données du Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique (GFAOP). Les cancers les plus fréquents chez l’enfant congolais sont, par ordre de fréquence, le rétinoblastome, le néphroblastome, les hémopathies malignes (leucémies, lymphomes), les cancers du foie et les tumeurs osseuses — un profil établi par le registre des cancers de Brazzaville, créé en 1996 avec l’appui du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de Lyon.

Ce registre, piloté par le Pr Nsonde Malanda elle-même, est l’un des rares outils épidémiologiques fiables du pays en matière de cancérologie. Il a permis d’établir un taux brut d’incidence de 39,8 cas pour 100 000 habitants et par an sur la période 1998-2009 — un chiffre qui sous-estime vraisemblablement la réalité, de nombreux cas n’étant jamais diagnostiqués faute d’accès au système de santé.

Le GFAOP, qui accompagne le Congo depuis l’ouverture de son unité d’oncologie pédiatrique, a démontré dans ses 24 unités réparties sur 18 pays africains que les taux de guérison des cancers pédiatriques en Afrique pouvaient atteindre 54 à 70 % selon les types de cancer, à condition que le diagnostic soit posé à temps et que les protocoles de chimiothérapie soient suivis intégralement. Ces taux se rapprochent de ceux des pays à hauts revenus. Mais au Congo, comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, la majorité des enfants arrivent en consultation à un stade avancé (III ou IV), ce qui réduit drastiquement les chances de guérison.

Les obstacles sont multiples : méconnaissance de la maladie au sein des familles et des agents de santé de première ligne, recours tardif au système de soins conventionnel (souvent après passage par la médecine traditionnelle), insuffisance du plateau technique hors de Brazzaville, et coût des traitements. Le GFAOP estime le coût global du traitement d’un enfant atteint de cancer en Afrique subsaharienne à environ 2 000 euros — un montant modeste à l’échelle mondiale, mais considérable pour une famille congolaise sans couverture sociale.

La jeunesse comme relais de prévention

La mission du PNLC ne s’est pas limitée à la cérémonie de Loandjili. Le Pr Nsonde Malanda s’est rendue à l’Institut supérieur des études ainsi qu’à Bee Green Academy, un établissement spécialisé dans les métiers de la transition écologique et de la responsabilité sociétale. L’objectif : former des étudiants aux facteurs de risque et aux moyens de prévention, pour en faire des relais de sensibilisation dans leurs communautés.

Cette approche — utiliser le milieu universitaire comme multiplicateur de messages de santé publique — est cohérente avec la stratégie du GFAOP, qui identifie la sensibilisation communautaire et la formation des professionnels de première ligne comme les deux leviers les plus efficaces pour réduire le retard au diagnostic. Un séminaire tenu en janvier 2026 à Porto-Novo (Bénin), réunissant des oncologues pédiatriques de six pays africains, a confirmé cette priorité.

Tags: CancerPLNC
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