Au cœur de leur tête-à-tête du jeudi 17 septembre 2026 au palais présidentiel de Brazzaville, les chefs d’État congolais et béninois ont fait de la sanctuarisation du golfe de Guinée une priorité stratégique absolue. En décidant de coupler le Centre régional de sécurité maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC) basé à Pointe-Noire avec le dispositif opérationnel de la Zone E à Cotonou, Denis Sassou N’Guesso et Romuald Wadagni engagent leurs deux nations à mutualiser patrouilles, renseignements radars et poursuites judiciaires pour éradiquer les attaques armées en mer, le siphonnage d’hydrocarbures et la pêche illégale.
Ce jeudi 17 septembre 2026, la visite de travail de quelques heures effectuée à Brazzaville par le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a trouvé son prolongement le plus déterminant sur le terrain de la sécurité collective. Reçu en tête-à-tête au palais présidentiel par son homologue Denis Sassou N’Guesso, le dirigeant béninois a consacré une large part de leurs délibérations à huis clos à la vulnérabilité des corridors maritimes atlantiques. Pour les deux capitales, riveraines d’un même espace océanique où transitent les ressources vitales de leurs économies, la sécurité des eaux côtières et hauturières a été érigée au rang d’urgence régalienne partagée.
Cette impulsion politique au plus haut niveau de l’État intervient alors que les réseaux criminels opérant au large des côtes africaines adaptent continuellement leurs stratégies, déplaçant leurs assauts des rades foraines vers la haute mer. En scellant une alliance sécuritaire directe entre Brazzaville et Cotonou, Denis Sassou N’Guesso et Romuald Wadagni affirment la volonté de leurs pays de prendre en main la protection de leurs approches maritimes, garantissant la sûreté des liaisons commerciales entre le Port autonome de Cotonou et le Port autonome de Pointe-Noire.
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Le tête-à-tête de Brazzaville : Une volonté présidentielle unie face aux périls maritimes
Les échanges directs entre Denis Sassou N’Guesso et Romuald Wadagni ont d’emblée acté le lien indissociable qui unit la souveraineté économique des deux nations à la maîtrise de leur façade maritime commune. Les deux chefs d’État ont partagé le constat lucide que le commerce extérieur, la valorisation des gisements pétroliers offshore et la viabilité des investissements portuaires demeurent suspendus à la capacité des forces navales à dissuader les groupes de pillards maritimes.
Loin d’un simple échange de vues protocolaire, le tête-à-tête présidentiel du 17 septembre s’est traduit par une consigne opérationnelle claire transmise aux ministères de la Défense et aux états-majors des marines respectives : décloisonner immédiatement les dispositifs de surveillance nationaux. Pour les deux dirigeants, la porosité des frontières liquides impose de dépasser les lourdeurs bureaucratiques pour bâtir un canal d’alerte instantané capable de coordonner l’intervention des vedettes d’interception dès qu’une menace est détectée sur l’axe maritime reliant l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale.
Pointe-Noire et Cotonou au cœur de l’Architecture de Yaoundé : Le saut qualitatif de l’interconnexion
Cette doctrine concertée trouve sa traduction technique dans les structures opérationnelles issues du Sommet historique de Yaoundé de 2013. Denis Sassou N’Guesso et Romuald Wadagni ont convenu d’arrimer étroitement les deux instruments pivots dont disposent leurs pays : le Centre régional de sécurité maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC), dont le siège est établi à Pointe-Noire, et le Centre multinational de coordination maritime de la Zone E, abrité par Cotonou.
Cette articulation vise à éliminer définitivement les zones d’ombre qui permettaient aux embarcations suspectes d’échapper aux patrouilleurs en passant d’une juridiction sous-régionale à une autre. Par la mise en réseau permanente des flux de données radars, la surveillance satellitaire en temps réel et le recoupement des balises automatiques d’identification des navires, les officiers de marine congolais et béninois disposeront d’un tableau de situation maritime unifié. Cette interopérabilité technique renforcée permettra de tracer les trajectoires déviantes bien avant que les assaillants ne fondent sur les navires de commerce en attente de déchargement.
Piraterie, siphonnage de brut et pêche pirate : Neutraliser les mafias de haute mer
La feuille de route sécuritaire validée à Brazzaville cible précisément la diversification des agissements criminels. Si les attaques directes visant les équipages ont diminué grâce aux patrouilles régulières, les chefs d’État ont mis l’accent sur les formes pernicieuses de délinquance maritime : le siphonnage clandestin de pétrole brut au large des terminaux d’extraction, le transbordement illégal de carburant frelaté et l’utilisation des eaux territoriales comme voies de transit par les cartels du narcotrafic international.
À ce tableau s’ajoute le péril de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), véritable fléau économique et environnemental mené par des chalutiers industriels étrangers sans licence. Denis Sassou N’Guesso et Romuald Wadagni ont donné des orientations fermes pour organiser des patrouilles coordonnées et appliquer le principe du droit de poursuite transfrontalier. Cette mesure permet désormais aux unités navales de poursuivre sans interruption un navire en infraction pénétrant dans les eaux du pays voisin, avant de procéder à son arraisonnement et de transférer les coupables devant les tribunaux pour un traitement pénal exemplaire.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de septembre 2026, l’accord conclu à Brazzaville entre Denis Sassou N’Guesso et Romuald Wadagni est fondamental car la sécurisation du golfe de Guinée conditionne directement le pouvoir d’achat des ménages et l’indépendance financière des deux pays. Réduire la criminalité en mer à un simple dossier militaire masquerait son impact économique direct : chaque acte de piraterie ou détournement de navire provoque l’explosion des primes de risque exigées par les assureurs maritimes internationaux, renchérissant mécaniquement le prix des produits de première nécessité importés à Pointe-Noire et à Cotonou.
Coordonner le CRESMAC de Pointe-Noire avec la Zone E de Cotonou, traquer la pêche pirate et sanctuariser les routes maritimes par des patrouilles conjointes sont des impératifs absolus de souveraineté alimentaire, d’attractivité portuaire et de sécurité nationale pour toute la façade atlantique africaine.
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Vers une autorité navale africaine pleinement souveraine
La rencontre au sommet du 17 septembre 2026 ouvre une phase concrète d’engagement où l’efficacité tactique des marines congolaise et béninoise servira de modèle à l’échelle du continent.
Les ministères sectoriels et les commandements navals sont désormais chargés de décliner ce mandat présidentiel à travers des exercices conjoints réguliers et le partage continu des renseignements maritimes. En unissant la force de frappe de Pointe-Noire et de Cotonou, Denis Sassou N’Guesso et Romuald Wadagni prouvent que l’Afrique n’a pas vocation à sous-traiter indéfiniment la surveillance de ses eaux à des flottes étrangères. Entre le littoral congolais et les côtes béninoises, les deux chefs d’État tracent la voie d’un espace maritime sécurisé, réconcilié avec sa mission fondamentale : être une artère de commerce pacifiée, d’échanges prospères et de souveraineté partagée pour les peuples africains.
