Après deux défaites consécutives, les Lions de la Teranga ont signé le plus large succès de leur histoire en Coupe du monde en écrasant l’Irak, relançant totalement l’espoir d’une qualification en seizièmes de finale.
Ce vendredi 26 juin 2026, la sélection nationale du Sénégal a réalisé un authentique exploit en écrasant l’Irak (5-0) lors de la troisième et dernière journée de la phase de poules du Mondial nord-américain. Dos au mur après deux revers cuisants face à la France et à la Norvège, le sélectionneur Pape Thiaw a pris ses responsabilités en écartant du onze de départ plusieurs cadres en méforme, dont le capitaine emblématique Kalidou Koulibaly. Cette démonstration de force s’avère d’une importance capitale : en enregistrant la plus large victoire de leur histoire en Coupe du monde, les Lions de la Teranga soignent leur différence de buts et se maintiennent en vie dans le tournoi, s’offrant un sursis haletant en attendant les derniers verdicts des autres groupes pour arracher une place parmi les huit meilleurs troisièmes.
Le séisme Koulibaly : Les choix tactiques radicaux de Pape Thiaw validés en 4 minutes
Face au grondement légitime venu de Dakar et des supporters du monde entier, Pape Thiaw a tranché dans le vif. Pointé du doigt après avoir été impliqué sur cinq des six buts encaissés lors des deux premières journées, le capitaine Kalidou Koulibaly a débuté la rencontre sur le banc de touche, tout comme le milieu Pape Guèye et l’attaquant Nicolas Jackson. Ce séisme sur la feuille de match a immédiatement porté ses fruits. Dès la 4e minute de jeu, Abdoulaye Seck, titularisé en charnière centrale à la place de Koulibaly, a repris un corner de la tête pour servir idéalement Habib Diarra, qui a propulsé le ballon au fond des filets (1-0).
Le scénario est devenu encore plus favorable aux Sénégalais à la 13e minute, lorsque le défenseur irakien Rebin Sulaka a écopé d’un carton rouge direct après une faute grossière sur Sadio Mané, qui filait seul au but. Paradoxalement, cette supériorité numérique a temporairement engourdi le jeu des Lions, incapables de maintenir une pression constante sur les Lions de Mésopotamie durant le reste du premier acte.

Le show Pape Guèye et l’étincelle de Sarr : Une seconde période euphorique
C’est au retour des vestiaires que la machine sénégalaise a définitivement étouffé l’Irak en inscrivant deux buts coup sur coup. À la 56e minute, grâce à une récupération haute et agressive de Lamine Camara, Ismaïla Sarr a hérité du cuir pour inscrire le but du break (2-0), s’offrant au passage sa troisième réalisation personnelle dans ce Mondial. À peine une minute plus tard, Pape Thiaw a injecté du sang neuf en lançant simultanément Nicolas Jackson, Iliman Ndiaye et Pape Guèye.
L’impact de ce triple changement a été instantané et dévastateur pour le gardien irakien Jalal Hassan. Pratiquement sur son tout premier ballon, à la 59e minute, Pape Guèye a déclenché une merveille de frappe limpide à l’entrée de la surface de réparation (3-0). Libérés et euphoriques, les Lions ont déroulé leur football. À la 71e minute, idéalement servi par Iliman Ndiaye, Pape Guèye s’est offert un doublé mémorable d’une lourde reprise de volée (4-0). C’est ce même Iliman Ndiaye qui a parachevé le festival offensif à la 82e minute d’une frappe chirurgicale, scellant un score historique.
💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de juin 2026, la victoire écrasante du Sénégal (5-0) est capitale car elle démontre la capacité de résilience mentale d’une grande nation africaine capable de s’auto-corriger en plein Mondial face au spectre d’une élimination précoce. En osant reléguer sur le banc des légendes comme Kalidou Koulibaly, le staff technique a envoyé un message de méritocratie fort qui a totalement remobilisé le vestiaire.
Effacer une différence de buts désastreuse en un seul match est un enjeu de survie mathématique, de fierté continentale et de souveraineté sportive absolue pour les Lions de la Teranga. Grâce à ce festival offensif, le Sénégal n’est plus une équipe moribonde en plein doute, mais un qualifié virtuel redoutable que personne ne souhaitera affronter en seizièmes de finale. C’est le signal fort que la profondeur du banc sénégalais reste l’une des armes les plus redoutables d’Afrique, capable de renverser n’importe quelle situation sous la pression ultime de la Coupe du monde.
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L’angoisse des calculs de samedi : Les Lions verront-ils le tableau final ?
Ce dénouement grandiose insuffle une immense vague d’espoir et une émotion indescriptible dans le cœur des supporters sénégalais, fiers de voir leurs héros retrouver la grinta et la solidarité qui font la renommée de la Teranga. Voir les larmes de joie de Pape Guèye et la communion totale du groupe autour de Pape Thiaw émeut profondément l’Afrique du football. La projection vers les seizièmes de finale est désormais dans toutes les têtes, même si le destin des Lions est désormais suspendu aux résultats des ultimes matchs de poules qui se disputeront ce samedi.
Cependant, face au verdict cruel des mathématiques du Mondial, le Sénégal parviendra-t-il à conserver sa place parmi les huit meilleurs troisièmes d’ici demain soir ? Si la qualification est validée, Pape Thiaw aura-t-il le courage de maintenir Kalidou Koulibaly sur le banc pour le premier match à élimination directe afin de préserver l’équilibre défensif trouvé avec Abdoulaye Seck ? Le débat tactique enflamme déjà les discussions de Dakar à Saint-Louis, la ferveur populaire est à son paroxysme, et l’épopée du Sénégal dans ce Mondial 2026 promet encore des frissons mémorables.



