Descendu à 350 mètres sous terre sur le site de Mpili dans le Kouilou, le ministre des Industries minières a constaté l’avancement à plus de 80 % de l’usine de traitement de Luyuan des Mines Congo. Avec 896 millions de tonnes de réserves, ce projet vise une production finale de 2 millions de tonnes de potasse par an.
Ce mardi 25 août 2026, la diversification économique de la République du Congo franchit une étape charnière dans le département du Kouilou. À 35 km de Pointe-Noire, le ministre des Industries minières et de la Géologie, Hurbain Fiacre Opo, a conduit une mission d’inspection approfondie sur le site minier de Mpili afin d’évaluer l’état d’avancement du permis d’exploitation de Mboukoumassi, développé par la société Luyuan des Mines Congo (LMC) sur une superficie de 242 km².
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Un taux d’exécution supérieur à 80 % pour les infrastructures clés du complexe
Au cours de sa visite de terrain, le ministre s’est rendu sur les différentes unités stratégiques du complexe minier. Le bâtiment administratif pouvant accueillir 200 employés est achevé à 90 %, tandis que les logements des mineurs sortent de terre. Sur l’usine de traitement, les cinq systèmes principaux (notamment la réception du minerai brut et l’épaississement) sont implantés avec un taux d’exécution global dépassant les 80 %. Les quatre puits d’extraction touchent à leur fin, le puits principal atteignant déjà 350 mètres de profondeur sur les 450 mètres prévus.
Accompagné des responsables de LMC, Hurbain Fiacre Opo est descendu au fond du puits principal, à 350 mètres sous terre, afin d’évaluer directement les conditions de travail, la ventilation souterraine et le dispositif de remontée du minerai. La visite s’est étendue à l’usine de granulation, au convoyeur fermé suspendu à 6 mètres de hauteur, à la voie d’accès Moulu-Tsissanga (12,98 km) et au port minéralier en construction, doté d’un quai de 290 mètres de long et d’une grue d’une capacité de 3 800 tonnes par heure.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois d’août 2026, l’avancement décisif du gisement de potasse de Mboukoumassi est fondamental car la concrétisation de ce projet industriel constitue l’un des piliers majeurs de la diversification économique du Congo hors pétrole. Analyser ce chantier sous un angle purement minier serait une erreur de perspective : la potasse représente un intrant agricole stratégique mondial et un levier d’exportation massif pour les finances publiques.
Sécuriser les échéances de mise en production, développer les infrastructures portuaires et ferroviaires dédiées et créer des emplois qualifiés locaux pour la jeunesse sont des enjeux d’industrialisation, de souveraineté économique et d’aménagement du territoire absolus pour la période 2026-2030.
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Vers l’émergence d’un géant minier de la potasse en Afrique centrale
Le gisement de Mpili recèle des réserves estimées à 896 millions de tonnes. La première phase d’exploitation vise le traitement de 500 000 tonnes de minerai brut pour produire environ 100 000 tonnes de potasse commerciale. À terme, la capacité annuelle atteindra 13 millions de tonnes de minerai brut, permettant d’exporter près de 2 millions de tonnes de potasse purifiée par an.
Le ministre Hurbain Fiacre Opo a d’ores et déjà fixé un nouveau rendez-vous de suivi en décembre 2026 afin d’assurer le respect rigoureux du calendrier avant le lancement officiel de la production. Pour la période 2026-2030, la montée en puissance du site de Mboukoumassi positionnera le Kouilou et la République du Congo parmi les hubs majeurs de l’industrie minière sur la façade atlantique africaine.



