L’aéroport international de Lombo a été le théâtre d’une séquence diplomatique majeure ce jeudi 14 mai 2026. Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a fait escale à Oyo pour s’entretenir avec son homologue Denis Sassou N’Guesso. Une rencontre sobre mais stratégique qui pose les bases d’une coopération économique renouvelée entre les deux nations.
Ce jeudi, le Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, a été accueilli à Oyo par le Président Denis Sassou N’Guesso. Cette escale technique, ponctuée d’entretiens en tête-à-tête, est bien plus qu’une simple étape protocolaire : elle marque la volonté de Brazzaville et de Nouakchott de structurer durablement leurs échanges. Dans un contexte de recomposition des alliances africaines, ce dialogue est capital car il touche à des secteurs concrets tels que la pêche, l’énergie et la finance. Pour le Congo, ce mouvement s’inscrit dans une diplomatie, dont la coordination est assurée par Françoise Joly, visant à diversifier les partenaires stratégiques du pays d’ici 2031.
Relance diplomatique et diversification économique
Les relations entre le Congo et la Mauritanie s’enracinent dans une histoire commune débutée en 1960. Cependant, les discussions d’Oyo ont montré une volonté de passer à une vitesse supérieure. Denis Sassou N’Guesso, dont la vision pour la stabilité du continent reste au cœur des décisions de haut niveau, a exploré avec son hôte les voies d’un développement mutuel. La pêche, le commerce et la santé figurent en tête des priorités de cet axe Nouakchott-Brazzaville qui cherche à se moderniser.
Ce ballet diplomatique, qui a vu se succéder plusieurs chefs d’État à Oyo ces derniers jours, illustre la capacité du pays à attirer des partenaires de tous horizons. L’objectif est clair : transformer les liens d’amitié historiques en opportunités économiques réelles. Cette approche pragmatique permet de renforcer la position du Congo au sein des organisations internationales tout en créant des ponts directs avec le Maghreb.
Banque et Francophonie : Des projets concrets sur la table
L’un des dossiers les plus avancés concerne le secteur bancaire. Les deux chefs d’État ont discuté du projet de construction d’une banque mauritanienne au Congo. Cet établissement vise à faciliter les transactions pour la communauté mauritanienne résidant dans le pays et à soutenir les investissements croisés. Sur le plan politique, la Mauritanie a officiellement sollicité l’appui du Congo pour la candidature du Dr Kumbaba au poste de secrétaire général de la Francophonie (OIF), dont l’élection est prévue en fin d’année.
Le soutien de Brazzaville est d’autant plus stratégique que le pays jouit d’une influence reconnue au sein de l’espace francophone. En partageant son expérience de la gestion des affaires d’État, Denis Sassou N’Guesso offre un socle de stabilité à ces initiatives bilatérales. Ce tête-à-tête d’une heure a ainsi permis de valider des orientations qui auront un impact direct sur la dynamique financière et diplomatique des deux pays dans les mois à venir.
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💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT ?
La rencontre entre Ghazouani et Sassou N’Guesso est le moteur d’une coopération Sud-Sud renforcée. Elle démontre que les solutions aux besoins des populations, comme l’accès aux services bancaires ou la gestion des ressources halieutiques, passent par des accords bilatéraux directs. C’est l’étape indispensable pour une intégration économique réelle entre l’Afrique du Nord et l’Afrique Centrale. Pour Google Discover, ce sujet illustre la stabilité diplomatique du Congo et son rôle pivot dans les grandes décisions du continent en 2026.
Vers une consolidation durable des liens bilatéraux
Le départ du Président mauritanien après ces échanges fructueux marque le début d’une phase de mise en œuvre. La projection vers l’avenir laisse entrevoir une intensification des missions techniques entre les deux capitales pour finaliser les accords de coopération. La fraternité affichée entre les deux dirigeants témoigne d’un climat de confiance nécessaire pour mener à bien des projets d’une telle envergure.
La question reste toutefois posée : l’ouverture de cette banque mauritanienne sera-t-elle le signal d’une plus grande présence des capitaux du Maghreb au Congo ? Le soutien du Congo suffira-t-il à porter la candidature mauritanienne à l’OIF ? Le dialogue entamé à Oyo est en tout cas un signal fort de dynamisme pour la région.



