Lancée en partenariat avec la Fondation Congo Assistance, l’opération mensuelle « Zéro déchet plastique et zéro palu » mobilise les citoyens pour transformer l’insalubrité urbaine en économie circulaire.
Ce samedi 4 juillet 2026, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, en partenariat stratégique avec la Fondation Congo Assistance présidée par la Première dame Antoinette Sassou N’Guesso, a officiellement piloté à Brazzaville l’opération citoyenne d’envergure baptisée « Zéro déchet plastique et zéro palu ». Flanqués d’équipes municipales, de volontaires civiques et du coordonnateur résident des Nations unies au Congo, Abdourahamane Diallo, les pouvoirs publics ont investi les grandes avenues de la capitale pour une collecte de masse combinée à une campagne de sensibilisation à la salubrité publique. Cette offensive environnementale revêt une importance capitale : en liant directement l’éradication des emballages plastiques à la destruction des gîtes larvaires du paludisme, le gouvernement congolais passe d’un simple nettoyage de surface à une stratégie d’économie circulaire basée sur le recyclage, tout en appliquant de manière stricte la loi d’interdiction des plastiques pour redonner à Brazzaville son statut historique de ville verte, propre et durable.
La stratégie des « Trois R » et l’impératif de la loi contre le péril plastique
Les avenues de la capitale ont vu défiler des équipes de nettoyage, des agents municipaux et des citoyens volontaires, munis de balais, de pelles et de sacs poubelles pour débarrasser les sols des déchets accumulés. Pour cette édition, le leadership de la Fondation Congo Assistance a donné une impulsion politique majeure à l’événement. Le secrétaire général de la structure, Michel Mongo, a rappelé que cette action s’inscrivait dans une double dynamique internationale : la reconnaissance de la Première dame en tant que championne de l’Union africaine pour la lutte contre les déchets plastiques, et son engagement conjoint avec la Turquie dans la célèbre initiative globale « Zéro déchet ».
Face à la recrudescence constatée des emballages plastiques qui encombrent la chaussée et bouchent les canalisations, le ministre Juste Désiré Mondelé a profité de sa tournée pour dresser un bilan encourageant tout en sonnant l’alarme. Tout en saluant l’embellissement progressif de la ville, il a fermement mis en garde contre le relâchement des comportements et a réaffirmé l’interdiction stricte de l’usage des sacs plastiques non biodégradables au Congo. Pour le ministre, l’application de la loi doit s’accompagner d’un changement culturel profond dicté par la règle des « Trois R » : ramasser, réduire et recycler, afin de transformer ces résidus polluants en valeur ajoutée économique.
Marchés modernes et espaces de loisirs : La grande métamorphose des infrastructures de Dragage à Ouenzé
La reconquête de l’espace urbain ne se limite pas aux coups de balai du week-end ; elle passe par une restructuration profonde des zones de commerce. Lors de sa visite d’inspection du chantier du marché de Dragage, le ministre Mondelé a annoncé la construction imminente de nouveaux marchés modernes financés par l’État. Ces infrastructures modernes visent à remplacer définitivement les installations précaires et insalubres qui jalonnent dangereusement les abords des grands axes routiers, offrant ainsi aux commerçants et aux clients des conditions d’hygiène dignes, sécurisées et propices au développement local.
Parallèlement, la réhabilitation d’espaces publics comme le terrain Saint-Denis, situé dans le cinquième arrondissement, Ouenzé, a été érigée en exemple de réussite communautaire. Ce site, désormais transformé en un espace de loisirs et de verdure ouvert à tous, illustre la volonté gouvernementale de réconcilier les populations urbaines avec leur environnement immédiat. Pour le représentant de l’ONU, Abdourahamane Diallo, ce type d’aménagement prouve que la solidarité et le civisme écologique peuvent rapidement s’enraciner dans le quotidien des Congolais si les infrastructures suivent la volonté politique.

💡 POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce début de mois de juillet 2026, l’institutionnalisation de l’opération « Zéro déchet plastique » à Brazzaville est capitale car elle marque le passage d’une gestion de crise subie à une politique de souveraineté environnementale et sanitaire. Tolérer l’accumulation des emballages plastiques dans nos rues constitue un gouffre financier pour l’entretien routier et un incubateur direct pour le paludisme, qui demeure la première cause de mortalité dans la sous-région.
Faire réussir ce programme d’assainissement est un enjeu d’attractivité économique, de santé publique et de dignité nationale absolue pour le Congo d’ici 2031. En associant la rigueur de la loi à des projets de valorisation des déchets et à la modernisation des marchés comme celui de Dragage, Brazzaville démontre sa capacité à s’aligner sur les plus hauts standards de l’Union africaine. C’est le signal fort que la propreté de la capitale n’est plus une simple corvée administrative, mais un acte de civisme patriotique et un moteur d’économie circulaire indispensable pour préserver la vie de nos enfants.
Plus d infos sur Le Journal du Congo
Le civisme écologique au quotidien : Le Congo parviendra-t-il à maintenir ses rues propres ?
L’image de ces milliers de citoyens, de jeunes et d’agents municipaux nettoyant ensemble les artères de la capitale, sous l’impulsion de la Fondation Congo Assistance et des Nations unies, suscite une réelle émotion et une immense fierté collective, unissant les cœurs autour d’un idéal de salubrité et de modernité urbaine. Cette dynamique environnementale de juillet 2026 projette le développement des villes congolaises vers un horizon prometteur pour la période 2026-2031, installant durablement la culture de la responsabilité écologique. Le cap des infrastructures est fixé, mais la durabilité du comportement citoyen ouvre un grand débat de société.
Dès lors, face à la persistance des mauvaises habitudes de gestion des ordures ménagères, les sanctions prévues par le ministre Juste Désiré Mondelé suffiront-elles d’ici la fin de l’année 2026 pour dissuader définitivement les pollueurs et les commerçants récalcitrants ? Les filières de recyclage locales parviendront-elles à se structurer à temps pour absorber et transformer cette masse de plastique en opportunités d’emplois pour les jeunes de Ouenzé, ou l’indifférence collective l’emportera-t-elle sur les efforts de l’État ? Le débat sur l’écocivisme est totalement ouvert au Congo, la mobilisation du premier samedi du mois est exemplaire, et la métamorphose de notre paysage urbain promet de passionner tous les amoureux de Brazzaville.



