Sous l’impulsion de sa nouvelle présidente Marcelle Carine Ndembi, la ligue ponténégrine a relancé ses compétitions au Complexe sportif avec un tournoi de mise en jambes. En ligne de mire : les éliminatoires imminentes à huit équipes pour désigner les cinq clubs qui défendront les couleurs de la ville océane au grand rendez-vous national du 10 septembre 2026 dans le Niari.
Ce jeudi 3 septembre 2026 (à la suite des rencontres disputées le 30 août), la ville océane renoue avec l’effervescence de son sport identitaire par excellence. Après de longs mois de léthargie qui avaient suspendu le calendrier compétitif, la ligue départementale de Nzango de Pointe-Noire a officiellement relancé ses activités sur les installations du Complexe sportif local. Organisé sous le haut patronage des autorités sportives départementales, ce tournoi de mise en jambes a marqué la reprise effective des entraînements et des oppositions de haut niveau pour les athlètes féminines de la capitale économique congolaise.
Récemment portée à la tête du bureau exécutif départemental, Marcelle Carine Ndembi entend placer son mandat sous le sceau de la rigueur organisationnelle, de la régularité des rencontres et de la revitalisation générale de cette discipline traditionnelle dont Pointe-Noire constitue historiquement l’un des plus solides bastions au Congo.
Plus d infos sur Le Journal du Congo
Compétition, ferveur et mise en jambes : Les clubs ponténégrins retrouvent le terrain
Disputé en présence du directeur départemental des sports et de l’éducation physique de Pointe-Noire, Joseph Biangou Ndinga, ce tournoi de réactivation a réuni trois formations majeures du circuit local : Femme dynamique, Zanaga Nzango et l’Union sacrée de Pointe-Noire (USP). Sur l’aire de jeu, les deux rencontres programmées ont offert un spectacle d’une remarquable intensité technique et physique. La première confrontation a vu Zanaga Nzango s’imposer sur le fil face à Femme dynamique sur la marque serrée de 30 à 28, avant que l’Union sacrée de Pointe-Noire ne prenne le meilleur sur Zanaga Sport au terme d’une seconde manche très disputée conclue sur le score de 38 à 32.
Au-delà des scores bruts, cette reprise collective a permis aux joueuses de retrouver les automatismes tactiques, le sens du rythme et l’endurance indispensables après une longue parenthèse d’inactivité. S’adressant aux capitaines et aux délégations de clubs, Marcelle Carine Ndembi a insisté sur la nécessité impérieuse d’assiduité lors des séances d’entraînement hebdomadaires afin d’élever le niveau de performance général avant les grandes échéances nationales.
Cap sur Dolisie : Huit prétendants pour cinq tickets qualificatifs nationaux
Cette phase de reprise n’est qu’un prélude opérationnel avant l’ouverture imminente du tournoi éliminatoire officiel. Huit formations locales, réparties en deux poules de quatre et soumises à une formule de matches à élimination directe, s’affronteront pour décrocher les cinq précieux sésames attribués à la ligue de Pointe-Noire pour le championnat national de Nzango, prévu le 10 septembre 2026 à Dolisie, chef-lieu du département du Niari.
Les dirigeants de la ligue ont formulé une mise en garde stricte à l’attention des responsables de clubs, leur intimant l’ordre de régulariser sans délai la situation administrative et statutaire de leurs effectifs conformément aux règlements généraux de la fédération, condition sine qua non pour prétendre représenter dignement la ville océane dans le Niari.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois de septembre 2026, le réveil de la ligue de Nzango de Pointe-Noire est fondamental car cette discipline traditionnelle incarne un formidable levier d’émancipation féminine, de préservation du patrimoine immatériel et de cohésion sociale intergénérationnelle. Analyser ce retour sur les terrains comme une simple animation sportive de quartier serait une erreur de perspective : structurer les championnats locaux et imposer la conformité réglementaire conditionne directement la professionnalisation et la valorisation d’un sport authentiquement congolais.
Accompagner les ligues départementales féminines, moderniser les infrastructures de proximité et promouvoir le Nzango dans les programmes scolaires et universitaires sont des enjeux d’équité de genre, de santé publique et de fierté culturelle absolus pour la période 2026-2030.
Plus d infos sur Le Journal du Congo
Professionnaliser le Nzango et l’exporter sur la scène sportive continentale
La régularité des compétitions départementales constitue le socle indispensable pour transformer le Nzango d’un jeu récréatif populaire en une discipline sportive d’élite codifiée et attractive pour les sponsors.
Pour la période 2026-2030, la pérennisation d’un calendrier national structuré reliant Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et l’ensemble des départements favorisera l’émergence d’une véritable ligue semi-professionnelle, tout en appuyant les démarches diplomatiques et sportives visant à faire reconnaître le Nzango auprès des instances de l’Union africaine et des Jeux africains.
Le dynamisme manifesté par les athlètes ponténégrines en ce début septembre 2026 confirme la vitalité et l’avenir prometteur de cette pratique sportive patrimoniale.



