Le Journal du Congo
  • Actualité
  • Politique
    • Présidentielle 2026
  • Afrique
  • International
  • Économie
  • Tech IA
  • Sport
  • Culture
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
  • Politique
    • Présidentielle 2026
  • Afrique
  • International
  • Économie
  • Tech IA
  • Sport
  • Culture
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Le Journal du Congo
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Le plaidoyer de Bassirou Diomaye Faye pour porter Macky Sall à la tête de l’ONU provoque une onde de choc au Sénégal

Llunga Bantsimba Par Llunga Bantsimba
26/09 23:58
dans Actualité, Afrique, International, Politique internationale
0
Le plaidoyer de Bassirou Diomaye Faye pour porter Macky Sall à la tête de l'ONU provoque une onde de choc au Sénégal

Le plaidoyer de Bassirou Diomaye Faye pour porter Macky Sall à la tête de l'ONU provoque une onde de choc au Sénégal

27.9k
PARTAGES
129k
VUES
Share on FacebookShare on Twitter

Intervenant à la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, le président sénégalais a stupéfié la classe politique en apportant un soutien formel à la candidature de son prédécesseur Macky Sall au secrétariat général de l’ONU. Si l’Alliance pour la République savoure cette consécration internationale inespérée par la voix du député Abdou Mbow, cette initiative suscite une tempête d’indignation à Dakar. Entre la colère vive des familles de victimes des violences politiques de 2021-2024 toujours en quête de justice, la rébellion ouverte des cadres du Pastef emmenés par Amadou Ba contre l’absolution de la dette cachée et les soupçons de report des élections locales de 2027, la démarche du chef de l’État ébranle les équilibres politiques nationaux.

Ce samedi 26 septembre 2026, la scène politique sénégalaise traverse l’une des secousses les plus imprévisibles depuis l’alternance démocratique de mars 2024. Présent à New York dans le cadre des débats généraux de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris de court alliés et adversaires en adoubant publiquement son prédécesseur, l’ancien chef de l’État Macky Sall, pour briguer le poste le plus prestigieux de la diplomatie mondiale. En lançant sur les antennes internationales une formule sans équivoque — « Qui de mieux pour défendre une meilleure place pour l’Afrique que le président Macky Sall ? » —, le dirigeant sénégalais a immédiatement ouvert une fracture béante dans le débat public dakarois.

Cette prise de position au sommet de l’arène multilatérale rompt avec la confrontation historique qui opposait hier encore les deux hommes. Elle déclenche un choc émotionnel profond au sein de la coalition gouvernementale, bousculant les récits de rupture républicaine et ravivant les plaies d’un passé immédiat encore douloureusement présent dans les mémoires collectives.

Plus d infos sur Le Journal du Congo

Diversification économique au Congo : La Banque mondiale et l’IFC ciblent quatre filières à fort potentiel, mais le patronat exige l’accès à l’énergie
Résilience financière et grands chantiers : Réunis aux tours jumelles de Brazzaville, les dirigeants des banques africaines scellent une alliance stratégique pour financer les infrastructures

Le triomphe inespéré de l’APR : Macky Sall propulsé par son propre tombeur électoral

Au sein de l’Alliance pour la République (APR), la déclaration solennelle du président Bassirou Diomaye Faye a été accueillie comme une retentissante victoire politique et un désaveu infligé aux ailes radicales du pouvoir en place. Le camp de l’ancien président de la République, fragilisé depuis sa défaite électorale et l’exil de plusieurs de ses figures de proue, s’est immédiatement engouffré dans cette brèche diplomatique pour légitimer la stature internationale de son champion.

Porte-voix de cette jubilation partisane, le député Abdou Mbow s’est félicité de ce tournant majeur, affirmant que les propos du successeur de Macky Sall confortent le diagnostic que l’APR a toujours défendu : l’ancien président sénégalais posséderait le profil d’homme d’État le plus solide et le plus expérimenté pour réformer la gouvernance mondiale et faire entendre la voix du continent à New York. Pour les cadres de l’ancienne majorité présidentielle, cet adoubement officiel émanant du sommet de l’État sénégalais démultiplie instantanément la crédibilité et les chances de succès de la candidature africaine auprès du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Le cri de détresse des victimes : L’amertume face à une impunité érigée en diplomatie

Ce consensus diplomatique au sommet se heurte toutefois à une vague de réprobation populaire. Pour les collectifs de familles et les associations de victimes des violences politiques qui ont endeuillé le pays entre mars 2021 et février 2024, le discours de New York résonne comme une véritable trahison morale. Durant ces trois années d’affrontements civils, des dizaines de jeunes manifestants ont perdu la vie, des centaines d’autres ont été grièvement mutilés et des milliers de militants politiques, parmi lesquels figuraient alors Bassirou Diomaye Faye lui-même et son Premier ministre, avaient été jetés en prison sous des inculpations sécuritaires lourdes.

Les porte-parole des blessés et des ayants droit rappellent avec une infinie tristesse qu’à ce jour, aucun procès n’a été instruit, aucun coupable n’a été condamné et aucune réparation d’État n’a été accordée aux foyers brisés. Voir le président de la République tresser des lauriers républicains à celui qu’ils désignent comme le premier responsable de la répression étatique provoque un traumatisme profond au sein d’une jeunesse qui avait porté le régime actuel au pouvoir dans l’espérance ardente de voir la vérité juridique et la justice rétributive triompher sur la raison d’État.

Le scandale de la dette cachée : La fronde d’Amadou Ba et l’incompréhension du Pastef

L’onde de choc a rapidement gagné les rangs parlementaires du Pastef, le parti présidentiel, où le malaise vire à la fronde doctrinale ouverte. La discorde s’est cristallisée autour des explications économiques avancées par Bassirou Diomaye Faye, lequel a soutenu devant les médias internationaux que son prédécesseur avait agi sous la contrainte, ayant lui-même « subi les affres de la dette qui l’ont plombé dans ses ambitions ». Cette tentative de disculpation heurte frontalement le réquisitoire dressé par le gouvernement ces derniers mois, qui accusait publiquement l’équipe sortante d’avoir maquillé les comptes publics et dissimulé une colossale dette souveraine aux bailleurs de fonds internationaux.

Député influent du parti patriote, Amadou Ba n’a pas retenu ses coups face à ce revirement de discours. Dénonçant une situation macroéconomique intenable qui contraint désormais le Trésor sénégalais à supprimer les subventions sur les biens de première nécessité et à imposer des sacrifices sévères aux ménages, le parlementaire a fustigé une tentative d’absoudre Macky Sall devant l’opinion mondiale au mépris des souffrances réelles du peuple sénégalais.

Ce climat de défiance est encore alourdi par la polémique grandissante autour de l’agenda institutionnel. Alors que le corps électoral n’a toujours pas été formellement convoqué pour les élections municipales et départementales fixées en janvier 2027, les déclarations de Bassirou Diomaye Faye appelant à s’affranchir de toute « obsession électorale » pour s’octroyer l’ensemble de l’année 2027 alimentent les soupçons. Une partie substantielle de l’opposition et des analystes politiques y voient la manœuvre délibérée d’un exécutif cherchant à geler le suffrage pour structurer dans l’urgence son propre appareil partisan face à la perte d’adhésion populaire.

POURQUOI C’EST IMPORTANT

En ce mois de septembre 2026, la décision de Bassirou Diomaye Faye de soutenir Macky Sall pour diriger l’ONU est fondamentale car elle met à nu la contradiction irréconciliable entre les impératifs de la realpolitik internationale et les promesses de transformation éthique faites aux citoyens. Analyser ce geste sous le seul angle de la solidarité panafricaine masquerait son péril démocratique interne : en sanctifiant à New York le dirigeant qu’il accusait hier d’autoritarisme et de dérive budgétaire, le pouvoir exécutif prend le risque d’anéantir le capital de confiance populaire qui constituait son principal bouclier politique.

Laisser sans réponse judiciaire le sang versé lors des émeutes de 2021-2024, banaliser le préjudice financier d’une dette dissimulée et envisager un report arbitraire des échéances électorales de 2027 représentent des menaces directes pour la cohésion républicaine, l’autorité morale de l’État et la paix civile du Sénégal.

Plus d infos sur Le Journal du Congo

Attractivité et climat des affaires : La chambre consulaire de Pointe-Noire et l’API scellent une alliance stratégique pour doper la marque Congo et attirer les investisseurs
Investissements en Afrique : Le Congo mise sur la transparence pour attirer les capitaux

La fracture entre l’ambition mondiale et l’ancrage républicain

Le retour de la délégation présidentielle à Dakar s’annonce sous haute tension, le président Bassirou Diomaye Faye devant désormais affronter l’incompréhension de ses propres bases militantes et la détresse de ses soutiens historiques.

L’épreuve des faits imposera au chef de l’État de clarifier la doctrine régalienne de son mandat : une ambition diplomatique panafricaine peut-elle s’édifier sur l’oubli délibéré des exigences d’imputabilité financière et de réparation judiciaire ? En tentant d’endosser le costume d’un rassembleur continental au prix de l’amnistie morale accordée à son prédécesseur, l’exécutif sénégalais s’aventure sur une ligne de crête périlleuse, où la soif de justice des victimes et la rigueur de la vérité budgétaire rappelleront sans relâche aux dirigeants que la grandeur d’une nation commence d’abord par le respect scrupuleux de ses propres citoyens.

Selon vous, le président Bassirou Diomaye Faye a-t-il eu raison de privilégier le rayonnement panafricain en soutenant Macky Sall à l’ONU, ou ce choix constitue-t-il une trahison intolérable envers les victimes et la promesse de justice ? Rejoignez la discussion en commentaire, partagez cet article pour animer le débat démocratique sénégalais, aimez la page et abonnez-vous pour suivre en direct toute l’actualité politique nationale et internationale ! Exprimez-vous !

Tags: Actualité politique diplomatique justice transitionnelle et gouvernance République du SénégalSénégal septembre 2026 Bassirou Diomaye Faye Macky Sall ONU New York 81e Assemblée généraleSoutien diplomatie panafricaine secrétariat général Nations unies APR Abdou Mbow Pastef Amadou BaVictimes violences politiques 2021-2024 dette cachée subventions élections locales 2027 obsession électorale
ShareTweet
Article précédent

À Brazzaville, la neuvième édition de la Relico consacre le livre congolais comme passerelle d’émancipation vers le monde

Article suivant

Fléau numérique en Afrique centrale : Au Cameroun et au Tchad, les cyberarnaques ciblent méthodiquement les jeunes et les réfugiés précaires

Article suivant
Fléau numérique en Afrique centrale : Au Cameroun et au Tchad, les cyberarnaques ciblent méthodiquement les jeunes et les réfugiés précaires

Fléau numérique en Afrique centrale : Au Cameroun et au Tchad, les cyberarnaques ciblent méthodiquement les jeunes et les réfugiés précaires

Finance internationale et souveraineté monétaire : La Bank of Kigali s'arrime au système chinois CIPS pour fluidifier les échanges en yuans face à l'hégémonie du dollar

Finance internationale et souveraineté monétaire : La Bank of Kigali s'arrime au système chinois CIPS pour fluidifier les échanges en yuans face à l'hégémonie du dollar

Gouvernance et intégration énergétique en zone CEMAC : À Libreville, Bruno Jean Richard Itoua fait valider la création du Système d'information énergétique communautaire

Gouvernance et intégration énergétique en zone CEMAC : À Libreville, Bruno Jean Richard Itoua fait valider la création du Système d'information énergétique communautaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Météo

Brazzaville, Congo
04/10 16:50
Light rain
31 ° c
51%
15.1mh
31 c 24 c
lun
36 c 25 c
mar

Qui sommes-nous?

Le Journal du Congo est un média d’actualité congolaise indépendant. Chaque jour, nous informons nos lecteurs au Congo et dans la diaspora. Notre objectif est simple : proposer une information fiable, claire et accessible à tous.

Catégories

  • 1 minute pour comprendre
  • Actualité
  • Afrique
  • Culture
  • Économie
  • Éducation
  • Environnement
  • Événements
  • Faits divers
  • Flash Infos
  • Football
  • Humanitaire
  • International
  • Médias
  • Musique
  • National
  • Politique
  • Politique internationale
  • Présidentielle 2026
  • République du Congo
  • Santé
  • Sécurité
  • Sport
  • Tech IA
  • Tourisme
  • Voyages

Nos réseaux sociaux

  • À propos de nous
  • Publicité
  • Carrières
  • Politique de confidentialité
  • Contact

© 2026 Le Journal du Congo. Tous droits réservés. Le contenu publié sur ce site est protégé par les lois nationales et internationales relatives au droit d’auteur.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.
Chargement en cours

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
  • Politique
    • Présidentielle 2026
  • Afrique
  • International
  • Économie
  • Tech IA
  • Sport
  • Culture

© 2026 Le Journal du Congo. Tous droits réservés. Le contenu publié sur ce site est protégé par les lois nationales et internationales relatives au droit d’auteur.