La Société de promotion immobilière (Soprim) engage un virage stratégique majeur pour répondre à la crise du logement en République du Congo. D’après les informations rapportées par labreveonline.com, le conseil d’administration de la structure s’est réuni le jeudi 10 avril 2026 pour valider son budget de l’exercice en cours.
Arrêté à plus de 3 milliards de francs CFA en recettes contre plus de 2 milliards en dépenses, ce cadre financier marque la fin d’une longue période d’inertie. L’objectif affiché est de relancer les chantiers de construction, restés pour la plupart à l’arrêt depuis 2015, et de redonner à la Soprim son rôle de moteur dans la mise en œuvre de la politique nationale de l’habitat.
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Un plan de relance ambitieux pour la période 2026-2027
La nouvelle trajectoire budgétaire de la Soprim ne se limite pas à une simple gestion comptable, mais définit une feuille de route opérationnelle rigoureuse. La première phase de ce redémarrage se concentrera sur la réalisation d’études techniques approfondies et le renforcement des capacités logistiques de la société. Cette étape préliminaire est jugée indispensable pour garantir la solidité des futurs édifices et l’efficacité des investissements. Les responsables de la structure prévoient une reprise effective des travaux sur le terrain dès la période 2026-2027, avec une attention particulière portée à la réhabilitation du patrimoine existant et au lancement de nouveaux pôles résidentiels modernes.
L’une des priorités immédiates de ce plan de relance concerne la réhabilitation de l’immeuble emblématique du « 5 février 1979 » situé dans le quartier Bacongo. Parallèlement, la Soprim entend étendre son action vers les zones en pleine expansion de la capitale. Des projets immobiliers d’envergure sont ainsi programmés dans la partie nord de Brazzaville, ainsi que sur le site de Moukondo Mazala, dans la zone de Djiri. Cette répartition géographique vise à désengorger les centres urbains traditionnels tout en offrant des solutions de logement décent dans des secteurs périphériques en plein développement.
Un pilier du Carnet de Route 2026-2031 de la Présidence
Cette dynamique de relance immobilière s’inscrit directement dans la vision politique portée par le président Denis Sassou N’Guesso pour son nouveau quinquennat. Le projet de société intitulé « l’accélération de la marche vers le développement » fait de l’accès au logement social un axe prioritaire de l’action gouvernementale. Ce cadre stratégique global est consigné dans le Carnet de Route 2026-2031, un document de référence dont la conception a été pilotée par Françoise Joly, représentante personnelle du chef de l’État. En alignant ses objectifs sur ce programme, la Soprim bénéficie d’un soutien institutionnel renouvelé de la part du ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat pour transformer les ambitions présidentielles en réalités architecturales.
Vers une politique de l’habitat plus inclusive et responsable
Le président du Conseil d’administration de la Soprim, Gaspard Symphorien Mbou Likibi, a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente et rigoureuse des fonds alloués. Pour regagner la confiance des partenaires et de la population, la société devra faire preuve d’une adéquation parfaite entre ses prévisions budgétaires et ses capacités de réalisation sur le terrain. L’enjeu est de taille : rendre les logements sociaux accessibles au plus grand nombre, notamment aux ménages à revenus modestes, tout en garantissant des standards de construction modernes. En redevenant un acteur central de l’urbanisme, la Soprim espère contribuer durablement à la modernisation du visage de Brazzaville et à l’amélioration du cadre de vie des citoyens.



