Réunies ce 19 août 2026 à la mairie de Moungali, des organisations panafricaines venues d’Afrique centrale, de l’Ouest, du Nord et de l’Est ont lancé une campagne continentale de soutien à l’ancien président sénégalais. Face à sept autres candidats internationaux pour la succession à la tête des Nations unies fin 2026, l’Afrique plaide pour un troisième mandat continental à la tête du Secrétariat général.
Ce jeudi 20 août 2026 (à la suite du lancement officiel survenu le 19 août), la diplomatie citoyenne et le panafricanisme se mobilisent depuis la capitale de la République du Congo. Les organisations de la société civile africaine ont ouvert à la mairie de Moungali (4e arrondissement de Brazzaville) la conférence de mobilisation et d’accompagnement de la candidature de l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, à l’élection du prochain Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), prévue à la fin de l’année 2026.
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Placée sous le thème « Pour un leadership africain au service de la paix, du multilatéralisme et de la communauté internationale », cette initiative continentale entend peser dans le choix du futur chef de l’exécutif de l’ONU, qui verra s’affronter huit candidats de rang mondial.
Expérience d’État, leadership à l’UA et gouvernance mondiale : Les arguments de la coalition africaine
Animée par le coordonnateur général de la société civile africaine, le Camerounais Cyrille Nguiegang Ntchassep, aux côtés de Victor Dossou et Mensah Edem, la coalition a détaillé les atouts majeurs de l’ancien chef d’État sénégalais (2012-2024) :
- Un parcours d’État et une stature internationale : Son expérience à la tête d’un pays reconnu pour sa stabilité démocratique et ses réformes économiques.
- Le dividende de la présidence de l’Union africaine : Son mandat à la tête de l’UA en 2022, durant lequel il a porté au niveau mondial des dossiers stratégiques tels que la sécurité alimentaire, la réforme de la gouvernance financière internationale, la représentation permanente de l’Afrique au G20 et la transition énergétique.
- Une diplomatie de médiation : Sa capacité démontrée à nouer le dialogue entre les grands blocs géopolitiques lors des crises internationales récentes.
Représentativité du continent : Un troisième Secrétaire général africain pour renouveler le multilatéralisme
Pour les leaders de la société civile, appuyer la candidature de Macky Sall dépasse la simple promotion d’un homme d’État : c’est un plaidoyer pour la juste place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Après les mandats de l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1992-1996) et du Ghanéen Kofi Annan (1997-2006), le continent ambitionne d’apporter à l’ONU un troisième Secrétaire général capable de faire entendre une voix équilibrée, constructive et tournée vers la résolution des conflits et le financement du développement.
Après l’étape de Brazzaville et la dynamique initiée au Bénin, la coordination panafricaine poursuivra son périple diplomatique au Burundi, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Maroc afin de fédérer les opinions publiques et les gouvernements autour d’une candidature continentale unifiée.
POURQUOI C’EST IMPORTANT
En ce mois d’août 2026, la mobilisation de la société civile africaine depuis Brazzaville en faveur de Macky Sall est fondamentale car elle remet la question de la réforme du multilatéralisme au centre du jeu international. Analyser cet événement comme un simple meeting de soutien serait une erreur de perspective : imposer une candidature africaine de premier plan à la tête de l’ONU constitue le meilleur levier pour exiger une meilleure représentation du continent au Conseil de sécurité et réorienter l’agenda mondial vers le développement durable.
Promouvoir une diplomatie africaine d’initiative, renforcer la représentation du continent dans les instances décisionnelles mondiales et fédérer les sociétés civiles d’Afrique centrale, de l’Ouest, du Nord et de l’Est sont des enjeux de souveraineté, d’influence géopolitique et d’intégration continentale absolus pour la période 2026-2030.
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L’Afrique comme acteur central de la paix et du droit international
L’échéance électorale de la fin d’année 2026 aux Nations unies constituera un test majeur pour l’unité diplomatique des 54 États membres africains. L’émergence d’un leadership africain à la tête du Secrétariat général permettrait d’accélérer les réformes de la gouvernance financière mondiale et de renforcer la prise en compte des spécificités du continent face au changement climatique.
Pour la période 2026-2030, la synergie entre les gouvernements africains et la société civile organisée offrira la capacité d’influencer durablement les grandes décisions de la diplomatie multilatérale.
La dynamique panafricaine lancée à Brazzaville en ce milieu d’année 2026 atteste que le continent entend désormais être un acteur de proposition et de décision sur la scène internationale.



