Pour le quinquennat 2026-2031, le mot d’ordre est clair : « Produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons ». Pour transformer cette ambition en réalité économique, le Président Denis Sassou N’Guesso a formé un binôme de choc.
D’un côté, Michel Djombo, figure de proue du secteur privé, prend les rênes du Développement industriel et des Zones Économiques Spéciales (ZES). De l’autre, Paul Valentin Ngobo est reconduit à l’Agriculture pour passer de la phase d’expérimentation à celle de la production de masse. C’est le cœur de la stratégie congolaise pour sortir de la dépendance pétrolière.
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Michel Djombo : L’homme du secteur privé au service de l’État
La nomination de Michel Djombo est sans doute l’un des signaux les plus forts envoyés au monde des affaires. Ancien président d’Unicongo (le principal syndicat patronal) et entrepreneur à succès dans l’agro-industrie, il connaît par cœur les réalités, les obstacles et les attentes des investisseurs. Son arrivée au ministère du Développement industriel, des ZES et de la Promotion du secteur privé marque la fin de l’approche purement administrative de l’industrie.
Sa mission est de rendre les Zones Économiques Spéciales de Pointe-Noire, d’Oyo-Ollombo, d’Ouesso et de Brazzaville opérationnelles et attractives. Michel Djombo doit transformer ces espaces en véritables aimants à capitaux, en simplifiant la bureaucratie et en garantissant un environnement « business friendly ». Son expertise est le pont qui manquait entre la volonté politique de l’État et l’exigence de rentabilité du secteur privé national et international.
Paul Valentin Ngobo : Transformer la terre en richesse industrielle
À l’autre bout de la chaîne, Paul Valentin Ngobo poursuit son œuvre à l’Agriculture, à l’Élevage et à la Pêche. Durant le précédent mandat, il a posé les jalons d’un renouveau agricole à travers les Zones Agricoles Protégées (ZAP). Ces clusters, qui regroupent producteurs et infrastructures, ont prouvé leur efficacité pour stimuler la production locale.
Désormais, le défi est de passer à l’échelle industrielle. L’agriculture ne doit plus seulement nourrir ; elle doit fournir la matière première aux usines que Michel Djombo s’efforce d’attirer. Qu’il s’agisse de la transformation du manioc, de la production d’huile de palme ou de l’élevage avicole, l’objectif est de substituer les importations coûteuses par une production locale compétitive. Sous l’impulsion de Paul Valentin Ngobo, la terre congolaise n’est plus un simple moyen de subsistance, mais le socle de la souveraineté alimentaire et économique du pays.
Le Congo, futur hub productif de l’Afrique centrale
En combinant l’agilité du secteur privé (Djombo) et la vision stratégique de l’aménagement agricole (Ngobo), le Congo se positionne comme le futur pôle industriel de la sous-région. La stabilité politique du pays et sa position géographique stratégique font de lui la « porte d’entrée » idéale pour transformer les ressources locales avant de les exporter vers les marchés voisins de la RDC, du Tchad ou de la Centrafrique.
L’industrialisation n’est plus un projet lointain, c’est une marche forcée entamée par une équipe qui parle le langage de la performance. Pour le peuple congolais, cette offensive est la promesse d’une économie plus résiliente, moins vulnérable aux fluctuations des cours du brut, et résolument tournée vers la création de valeur ajoutée sur le sol national.



