Les capitales de la République du Congo et de la Namibie s’engagent dans une phase opérationnelle de leur coopération décentralisée. Ce vendredi 10 avril 2026, l’hôtel de ville de Brazzaville a servi de cadre à une séance de travail capitale entre le maire de la ville, Dieudonné Bantsimba, et le nouvel ambassadeur de la Namibie, Hopelong Ushona Ipinge.
Au centre des délibérations, la mise en œuvre effective du plan d’action 2023-2027, un document cadre qui vise à transformer les défis urbains des deux métropoles en opportunités de développement partagé. Cette rencontre marque la volonté des deux nations de passer des accords diplomatiques de principe à des réalisations concrètes touchant directement le quotidien des citadins.
Urbanisme et gestion des déchets : Le cœur de la coopération
Le plan d’action quinquennal se focalise sur deux piliers majeurs de la gestion municipale moderne : l’urbanisme et la gestion des déchets. Pour Brazzaville, en pleine expansion, l’expertise namibienne dans l’organisation spatiale et la salubrité urbaine représente un levier de croissance précieux. Les deux personnalités ont convenu de la mise en place immédiate d’équipes conjointes de techniciens. Ces experts auront pour mission de traduire les mémorandums d’entente en projets d’infrastructure et en protocoles de traitement des résidus urbains, favorisant ainsi un échange de savoir-faire technologique et administratif entre l’Afrique centrale et l’Afrique australe.
Une alliance historique gravée dans la pierre
Au-delà de l’aspect technique, cet échange a permis de réaffirmer la profondeur des liens qui unissent les deux peuples. Historiquement, le Congo a joué un rôle de premier plan en servant de base arrière et de soutien politique sur la route de l’indépendance namibienne. Cette solidité mémorielle trouve aujourd’hui un prolongement diplomatique fort avec la volonté exprimée par la Namibie d’acquérir une parcelle à Brazzaville pour y ériger sa propre chancellerie. Ce projet de construction symbolise l’ancrage définitif de la diplomatie namibienne au cœur de la capitale congolaise et témoigne d’une confiance mutuelle renouvelée entre Brazzaville et Windhoek.
« La Namibie est disposée à renforcer ces relations qui existent déjà et qui sont consignées dans les mémorandums d’entente. Des équipes conjointes de techniciens seront chargées d’exécuter les projets inscrits dans ces mémorandums. » — Hopelong Ushona Ipinge, ambassadeur de la Namibie au Congo-Brazzaville.
La coopération entre capitales africaines est-elle le moteur le plus efficace pour résoudre les problèmes de gestion des déchets dans nos métropoles ? Commentez votre avis sur ce partenariat et partagez cet article pour soutenir le développement de nos villes !